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[End] Shado Yuki, Hériter de l'Hyôton

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MessageAuteur
MessageSujet: [End] Shado Yuki, Hériter de l'Hyôton Ven 15 Aoû - 14:54



« Shado Yuki - Lame de Glace »



Carte d'identité


× Nom(s) :Yuki
× Prénom(s) : Shado
× Surnom(s) : Ombre Vagabonde - Lame de Glace

× Âge : 17 ans
× Sexe : Masculin

× Situation (marié/célibataire/etc): Célibataire

× Pays d'origine : Pays de l'Eau
× Grade : Burakumin
× Rang : Rang B

× Spécialité(s) : Taijutsu (Spécialité Dominante) - Kenjutsu (Sous - Spécialité du Taijutsu) - Ninjutsu (Spécialité Secondaire) -  Godai Seishitsu Henka (Sous - Spécialité du Ninjutsu) -
× Affinité(s) : Suiton - Futon - Hyoton (Non Utilisable pour le moment)
× Nom de l'avatar - manga de provenance :  Ryunosuke Ibuki - Hakuouki


Description physique



« Le corps que j’ai et le sang qui coule dans mes veines sont tout ce que mes parents m’ont laissés avant de trépasser ».

Shado Yuki est âgé de dix-sept ans. Né trois ans après le début de la Brume Sanglante de Kiri, Shado eut la chance d’être nourri suffisamment  pour survivre durant ses deux premières années. Néanmoins, le jeune garçon n’échappa pas à la Grande Famine qui ravagea le Pays pendant longtemps. Cette malnutrition commune à la majorité des enfants nés à cette époque empêcha le développement correct de son corps, l’amenant à garder une taille très inférieure à la normale jusqu'à ces quatorze ans, et un poids vraiment ridicule s’il est comparé aux individus biens portants de Kumo. Sa taille actuelle – 1m71 –  est donc un vrai miracle et sa masse corporelle reste néanmoins insuffisante à la normale. Longtemps, ces deux caractéristiques furent un complexe pour lui, notamment du à son absence de force musculaire et à son inexistante imposance. Ce manque de confiance disparut à mesure qu’il se rendit compte de ses réelles capacités et de son gigantesque potentiel.

Ainsi, à première vue, et si on le regarde d’un peu trop loin, il peu paraitre faible et peu effrayant. Cet aperçu change radicalement lorsque l’on voit bien ses yeux d’un bleu saphir pur. Croiser son regard glacial vous fait comprendre qu’il n’est pas quelqu’un que l’on doit prendre à la légère. Et même s’il est possible de penser qu’il ne fait qu’avoir un air effrayant pour mieux sauver les apparences, sa voix achève toutes les mauvaises suppositions, et ce, définitivement : à la fois grave, basse, douce et clairement audible, les paroles qui à travers elles s’expriment sonnent comme la plus froide des sentences possibles, à l’image de son affinité clanique.

Bien sûr, il ne faut surtout pas penser qu’il ne fait que toiser froidement du regard ses interlocuteurs. Son regard peut ainsi passer de cet état courant à celui de l’impassibilité, de la lassitude,  de la curiosité, de la détermination ou encore de la satisfaction, voir même (mais bien plus rarement) de l’amusement. Ses sourcils sont très fins, et peuvent marquer son étonnement lorsqu’un des deux s’arque (en général celui de droite) tandis que l’autre reste à la même position. C’est l’une des seules manières existantes à ce jour de découvrir l’état actuel de Shado compte tenu de son impassibilité.

De même que ce tic hérité de sa mère, le jeune garçon possèdent des cheveux lisses qui retombent sur son front en mèches de longueur moyenne – sans pour autant cacher ses yeux – qui encadrent son visage jusqu’à son menton pour s’éloigner de son cou vers l’extérieur. Au dessus de la tête, ses cheveux forment une coupe traditionnelle complexe que l’on retrouve chez les Samouraï errants, et qu’il adopta en souvenir de son sensei. Elle atteint une longueur stupéfiante que l'on ne retrouve que chez les voyageurs. Sa couleur de cheveux, très rare dans tous le monde shinobi et commune à ses sourcils, lui est hérité de son père. Sacré paternel d’ailleurs : en lui, rien n’était banal. Sa peau claire accentue la couleur si spéciale des cheveux et des yeux ambrés, comme les pupilles d'un félin.

Son visage, bien que presque adulte, ne présentait aucune pilosité faciale, et ce, en accord avec les gènes de son clan qui gardait un visage juvénile et imberbe assez longtemps. Mis à part ce qui fut cité plus tôt, rien ne sortait de l’ordinaire chez lui,  à l’exception peut être de son sourire qui peut se compter sur les doigts de la main. On disait souvent de ce sourire qu’il était magnifique ; mais ce n’était pas parce qu’il était plus beau que la norme, oh non, c’était parce qu’il était tellement rare qu’il pourrait être comparé à une pierre précieuse.

Etre shinobi – ou burakumin comme il se nomme – nécessite d’entretenir son corps de la meilleure façon possible. Comprenant que rester à jamais maigre ne l’aiderai pas à sa battre, il entreprit de se nourrir énormément et de réaliser des exercices musculaires quotidiens. Si la seconde manière fonctionna quelque peu – on pouvait en effet distinguait un début d’élargissement d’épaule et du torse – la quantité de nourriture qu’il ingurgita ne changea presque rien à son physique auparavant maigre et maintenant svelte. Ce n’était pas bien grave après tout, car sa maigreur faisait d’une certaine façon partit de lui. Ne s’intéressant pas à l’amour ou à quoique ce soit d’autre qui s’en rapproche, il ignore les regards parfois charmés de celles qu’il rencontre. S’il leur demandait le pourquoi de ceci, il saurait que le charisme sauvage qu’il dégage ne peut qu’impressionner.

Il porte un kimono – ou haori – bleu léger et souple, parfaitement adapté au combat. Traditionnel habit des samouraïs errants, c’est un excellent moyen de passer assez inaperçu tout en effrayant assez pour ne pas être attaqué par de simples brigands (la plupart du temps). Le kimono s’ouvrait au col en triangle étroit qui laisser dévoiler son torse. Une ceinture de tissu lui serrait le bas du ventre et maintenait le kimono à sa place, permettant par la même occasion d’y glisser le fourreau de son katana et une petite pochette contenant kunaï et autres utilitaires ninjas. Enfin, il porte des sandales samouraï classique à ses pieds qui sont recouverts de chaussettes.

Le Yuki est très agile, rapide et endurant, capacités développés durant son enfance lorsqu’il devait fuir après un vol et se trouvait une cachette de préférence inaccessible pour de simples commerçants. Outre cela, le shinobi travailla longtemps habileté et précision chirurgicale, toutes deux nécessaires au maniement de son katana. Ce – denier, héritage de sa mère, est par ailleurs pourvu d’une lame noire fine et légère, ainsi que d’une poigne finement ouvragée. Il se bat à l'aide de techniques kenjutsu shinobi, mais réagit en combat comme un samouraï, ce qui fait de lui un adversaire imprévisible.

« Ryuketsuu est l’extension même de mon bras. Extension longue à contrôler, mais qui devient art lorsqu’elle est bien maitrisée. »




Description psychologique



« Kiri me traitait de monstre, d’être abjecte, d’abomination ; ce que je suis peut être. Tant mieux : je me sens incroyablement humain lorsque j’affronte de véritables monstres. »

Le milieu dans lequel évolue un enfant fait en grande partie de lui ce qu’il sera adulte. Certains naissent dans des palais et deviennent pourri gâtés à en mourir. Shado, lui, n’a jamais connu la gâterie ou quoique ce soit qui s’en rapproche. Mal nourri, vivant dans une masure insalubre, il apprit très tôt à voler – de préférence ceux qui n’étaient pas aussi mal loti que lui, et à fuir très vite, très loin et très longtemps. Appelez ça de la lâcheté si vous le voulez, mais sachez que Shado était bien obligé de survivre, s’il voulait un jour devenir fort et arrêter la fuite.

Développant discrétion et agilité, le shinobi alors jeune garçon apprit à fuir lorsqu’il était face à des personnes plus menaçantes qu’un commerçant lambda. Cette capacité lui sert aujourd’hui à fuir lorsqu’il est face à un adversaire trop puissant pour être vaincu, en attendant de devenir assez fort pour revenir par la suite l’affronter. Il n’est pas du genre à se lancer à corps perdu dans une bataille s’il est certain de se faire tuer pour conclusion. Etudiant souvent tous les tenants et aboutissants d’une situation, ce que va lui apporter et lui retirer un combat, Shado ne sera capable de se lancer dans un combat mortel que lorsque cela vaut vraiment le coup. Parfois, néanmoins, la fuite n’est pas possible et l’adversaire plus puissant que lui. Cela lui est déjà arrivé plusieurs fois, et il retrouvait toujours la même sensation d’être véritablement humain.

Subir durant toute son enfance la haine de Kiri l’amena à croire qu’il était lui-même un monstre, ou plutôt une erreur de la nature, car il semblait penser différemment des autres êtres humains. Après tout, beaucoup ne se posaient pas le genre de questions philosophiques qui lui venaient à l’esprit, d’autant plus que ses réponses différaient souvent de celles du «  commun des mortels ». Ironiquement, Shado conclut que la Brume Sanglante lui avait permis de forger une mentalité aussi forte que la pierre et très différente de la norme. En tentant de tuer ceux qu’ils appelaient des monstres, ils en avaient créés de véritables.

Parfois – mais assez rarement – Shado va vous partager ses pensées. Pas n’importe lesquels évidemment : des pensées sarcastiques se moquant souvent de vous ou d’autre choses.

En parallèle de ses « talents » de voleur, Shado apprit à mentir pour cacher sa véritable identité. Le mensonge faisait partie intégrante de sa vie. Sa vie était elle-même un mensonge pour son entourage. Ainsi devait il mentir à cet adulte d’apparence sympathique qui lui avait offert ce petit bout de pain croustillant, ou encore à cette vielle dame malade à qui il rendait visite de temps en temps, ou même à cet oiseau si beau qui aurait pu être un ninja sous métamorphose. Alors que de nombreuses personnes trouvaient facilité et plaisir à mentir, lui détestait cela. Il s’était juré d’arrêter le mensonge si la situation changeait, mis à part en cas d’extrême importance.  

Développant une grande méfiance et une presque paranoïa à cause de sa sombre histoire, le jeune homme était asocial et s’en portait bien. Malgré tout, la solitude lui pesait quelque fois, notamment lorsqu’il repensait à sa famille. Parmi tant d’autres objectifs, son « voyage » était l’occasion pour lui de rencontrer des personnes pour qu’il accorderait son respect, et pourquoi pas son amitié. Il voulait découvrir de nouveaux paysages, des gens atypiques, de nouvelles manières de combattre, et tant d’autre.

Car Shado était très curieux de nature. Avide d’apprendre, ses parents lui enseignèrent lecture et écriture, notamment  lorsqu’ils découvrirent son incroyable capacité d’analyse et de débrouillardise, associé à son statut d’autodidacte ; puis sa mère lui enseigna la base de la maitrise du chakra et sa théorie de malaxage : le shinobi comprit instantanément la fusion des énergies Yin et Yang et élabora de nombreuses théories et expériences concernant le chakra. On pourrait dire de lui que c’est un esprit scientifique.

Le Yuki est également « philosophe ». Lorsqu’il apprit de ses parents que certaines personnes vivaient dans de véritables palais, il se mit pour la première fois en colère. Comment quelqu’un peut vivre aussi bien en constatant tous ce désespoir alentour et surtout ne faisant rien pour le faire disparaître ? Ils lui répondirent que c’étaient parce que eux, pauvres, étaient des monstres, et que les riches, eux, étaient des êtres humains.

Depuis ce jour Shado se posait de nombreuses questions sur le fonctionnement du monde, de la vie, des humains. Qu’est ce que l’Humanité ? Les monstres étaient ils ce qui était bons ? Est-ce qu’il était possible de croire en cette notion abstraite qu’est l’espoir ? De nombreuses réponses, incomplètes, avaient fusées, et aujourd’hui, il en savait bien plus qu’avant concernant la véritable marche du monde.

Seul les lâches et les forts survivent. Qu’à cela ne tienne, il sera fort dans le plus de domaines possibles et permettra à ceux qui le méritent d’être forts d’âmes et d’esprits. Le monde est cruel, et pour survivre, il faut aussi être cruel aussi. Qu’à cela ne tienne, mais il ne sera cruel qu’avec ceux qui le méritent. C’était la base de ses futures réponses. Et toutes semblaient mener à la même conclusion : l’Humanité était diabolique.

La 4e Grande Guerre Shinobi avait à son tour apporté un flot de questions qui fissurèrent quelque peu sa mentalité de pierre. La paix, la vraie ? Était-ce seulement possible ? Lui qui avait été témoin de la pire des barbaries humaines au Pays de l’Eau et durant son voyage doutait sérieusement de cela. Mais après tout, il ne connaissait pas tous les êtres humains sur Terre, et il était bien possible qu’il en existe des foncièrement bonnes. Le doute s’était installé en lui, et maintenant, il ignorait s’il ne devait pas changer sa base de réponses. Son attitude froide, qui correspondait alors parfaitement à sa mentalité, lui permet encore de ne pas défaillir sous le poids de ses questions existentielles. Il ne veut pas qu’on puisse lire en lui sa défaillance, il ne veut pas qu’on puisse le convaincre avec de simples paroles. Pour être sûr d’une chose, il veut la voir de ses propres yeux, et surtout, l’étudier sous toutes les coutures pour être certain qu’il n’y a pas anguille sous roche.

Pour finir, Shado cherche maintenant une raison à son existence. Est – il né pour être haït, ou encore pour le combat ? Il l’ignorait, mais était certain que son éternel voyage lui permettrait de découvrir ce qu’il était vraiment, et pourquoi était il présent ici. Peut être était – ce pour découvrir d’autres monstres comme lui, et les aider à survivre ? Ou peut – être même était – ce pour changer ce monde ?

« Se battre pour soi au mépris de ceux qui méritent qu’on se battent pour eux est foncièrement mauvais. Se battre sans aucune raison est néanmoins pire que tout. »




Histoire



Le soleil déclinait lentement dans le ciel à mesure que Shado Yuki s’avançait dans les bois. Le grondement d’une sanglante bataille se rapprochait petit à petit alors qu’il sortait progressivement du couver des arbres. Il s’aperçut très vite qu’il se trouvait sur une falaise, ce qui lui permettrait d’observer les shinobi sans être vu, car ceux-ci étaient concentrés sur le combat qu’ils avaient à mener. Depuis le début de la 4e Grande Guerre Shinobi, Shado avait contourné de nombreux champs de batailles, et vit les Ninjas de l’Alliance affronter des espèces d’humanoïdes blancs et des légendes du passé sorties de leur tombe forcés à combattre pour une cause qui n’était pas la leur. Faire revenir ainsi les morts de l’Autre Monde semblait tenir du divin ; cependant l’esprit scientifique de Shado n’accepterai pas une réponse aussi simpliste. L’utilisation de l’énergie naturelle semblait être obligatoire pour nourrir tous ses guerriers d’antan.

Alors que le burakumin promenait son regard sur la plaine située en contrebas, il aperçut un shinobi caché derrière l’ombre d’un grand rocher qui semblait observer les combats. Loin de la bataille, tout semblait dire que c’était un lâche fuyant l’affrontement. Se concentrant un peu plus, il distingua la tenue traditionnelle shinobi de Kiri. Cela lui rappela des souvenirs qu’il avait depuis bien longtemps oublié …


« - Shado … Nous t’avons appelé ainsi car tu es né dans l’ombre et le secret. Tu descends des Yuki, le Clan Paria de Kiri.

Le visage auparavant si familier de sa mère apparut devant lui, brouillé par sa mémoire mais toujours aussi magnifique. Ses longs cheveux noirs retombaient en cascade sur son dos, et ses yeux noirs brillaient d’une tristesse et d’une lassitude à peine dissimulée.

- Alors je suis descendant de traitres ? dit-il d’une voix aigue, déçut. Enfin c’est pas grave non ? J’ai qu’à être mieux que mes ancêtres !

- Malheureusement, ce n’est pas si simple. Nous vivons dans un monde où les vivants paient les fautes que leurs parents ont commises. Même si les dites fautes n’ont jamais été commises. C’est notre cas.

Shado ne comprenait pas bien. Il devait assumer les fautes de ses ancêtres, mais ce n’était pas eux qui l’avaient commise ? Quelle justice était – ce là ? Voyant son air confus, Sanae Yuki lui raconta son histoire …  »

Yagura avait été le troisième ninja le plus fort de Kirigakure No Sato. Le ninja n’avait alors que 12 ans et était déjà le héros de la 3e Grande Guerre Shinobi, gagnant à être aimé au Pays de l’Eau et haït au-delà pour ses prouesses. Conscient de son influence grandissante auprès du peuple, le Sandaime Mizukage l’avait invitait à son palais, lui et ses deux coéquipières, pour le conseil d’après guerre chargé de livrer le compte rendu de ces dix dernières années.

Seulement voilà, le pire arriva : l’assassina du Mizukage et de ses Conseillers les plus fidèles par les deux coéquipières du Héros, à savoir Keirei Terumi et Sanae Yuki ! Elles tentèrent de faire de même avec leur ancien ami. Mais Yagura pouvait compter sur son plus fidèle compagnon : Sanbi No Yokho. Tous deux parvinrent à blesser gravement les deux traitresses qui fuirent incapable de combattre plus longtemps !

Evidemment, ce n’était pas ce qui c’était réellement passé ce soir  là. Yagura était celui qui avait éliminé le Mizukage d’alors, avant de diriger ses techniques et son Bijuu, Sanbi no Yokho, vers Keirei et sa mère. Bien qu’étant toutes deux des prodiges de leurs Clans respectifs, elles ne purent rien faire face au Jinchuriki. Elle m’avait alors fait promettre de ne jamais raconter cette version des faits à personne.


« - Mais ce Yagura, c’est le même Yagura chef du village ? Et il a toujours été méchant comme ça ? Et vous ne vous êtes aperçut de rien ? Et qu’est devenu Rerei ?

Sanae ne sembla pas dépassée par ces nombreuses questions. Son fils avait toujours été avide d’apprendre et de comprendre tout ce qu’il voyait. Ainsi répondit elle à chaque interrogation, une par une.

- Suite à cette terrible nuit, Yagura est devenu le Yondaime Mizukage de Kiri. Et je peux te dire que durant toutes les missions que nous avions faites ensemble, jamais Yagura n’avait été aussi cruel que ce jour du conseil. Toujours prêt à aider et à rire malgré les horreurs de la guerre. Mais après tout, c’est un Jinchuriki. Les Bijuu, au nombre de neuf, sont les êtres les plus dangereux à avoir foulé de leurs pattes cette Terre. Chacun d’eux incarne une émotion malsaine différente ; cependant leur but reste toujours le même : rendre fou leur hôte. Et ce combat et permanent.

- Peut être qu’il a succombé aux assauts continuels du monstre … Quant à Keirei, c’est elle qui m’a sauvé la vie, m’amenant à l’ancien domaine du Clan Yuki. Alors que les médecins du Clan me soignaient, plusieurs dizaines de ninja du village s’amassèrent aux portes du domaine. C’était me récupérer, ou mourir … »

Sa mère lui avait alors conté la première « bataille » qu’avait connue Kiri à l’intérieur même de ses murailles. Meurtrière, elle amena la mort de nombreux Yuki et celles plus nombreuses encore des shinobi du village. Cette nuit là, le Clan fut pratiquement décimé, et les survivants, la mort dans l’âme, s’éloignèrent de Kiri, ne prenant uniquement avec eux leurs biens les plus précieux. Quant à Sanae … Elle parvint à fuir malgré sa blessure, escortée par les meilleurs membres du Clan. Après tout, elle restait le dernier moyen pour eux de comprendre ce massacre.

Keirei était en effet devenu muette. Le choc de la trahison de Yagura l’avait amené à taire ce qui avait été une si belle voix, et pour toujours. Escortée par le messager Yuki le plus rapide vers le domaine Terumi, ils furent prévenu à temps et leurs membres dissuadèrent Kiri de tenter quoique ce soit, surtout au vue de la cuisante défait qu’ils avaient subis précédemment.

« - Nous ne voulions pas causer de problème aux Terumi, ainsi ne sommes nous pas rendu chez eux. Leur Clan et celui des Yuki n’avait jamais été très amis, et cela pourrait s’expliquer quant à l’opposition totale de la Glace avec la Lave.

- Nous nous doutions que Yagura n’en resterait pas là et enverrai très vite de nouveaux shinobi à nos trousses. Mais jamais nous n’aurions pensé qu’il enverrait ceux – là …

L’histoire fascinait Shado à un tel point qu’il pria sa mère de poursuivre. Celle, souriante sans aucune joue présente sur le visage, s’attela à la tache.

- Il s’agissait de trois des Sept Épéistes de Kiri : Shinobi réputés pour être les plus dangereux après le Mizukage. Et nous étions huit, l’élite du Clan comme je te l’ai dis. Malgré cela … ce fut un massacre.

Son visage ne fut plus brouillé par la mémoire de Shado pendant quelques instants. Et pour cause : Il avait à jamais gravé dans ses souvenirs cette peur intense qui était visible dans ses yeux … »

Ironiquement, le burakumin avait pu voir ces monstres du combat en action, durant cette 4e Grande Guerre. Monstrueux et impitoyables, ils avaient fait un véritable massacre de ninja. Dire que les amis de sa mère avait subit la même envie de sang qu’eux lui donnait envie de vomir, lui qui avait déjà vu des choses bien sombres en ce monde.

Malgré la défaite que subirent les Yuki, Sanae parvint à se cacher dans une ruelle et à camoufler son chakra. Elle rencontra d’ailleurs, grâce au destin, le père de Shado, individu au teint halé, aux cheveux bleus, au corps musclé et à la grande générosité.

Chassant les souvenirs de sa tête, Shado redirigea son regard vers le « ninja » caché derrière le rocher. Certes – il lui arrivait lui aussi de fuir le combat – mais la situation était complètement différente. C’était une guerre, pas un 1 contre 1, et il considérait que voir ses frères de combats mourir sans rien faire était un des pires crimes qui soit. Détaillant des yeux ce lâche, Yuki déduisit qu’il l’avait déjà vu quelque part … Un individu qui avait son âge et qui venait du Pays de l’Eau, soit quelqu’un qu’il avait rencontré durant son enfance et suffisamment proche de lui pour qu’il le reconnaisse dix ans plus tard.

Soudain, Shado se souvint. Il s’agissait de …


« - Omaeda Sosuke ? C’est comme ça que tu t’appelles ? demanda t’il, un tantinet excité, dix ans plutôt.

Le visage d’Omaeda apparut devant lui, incroyablement clair alors qu’il aurait voulu l’oublier pour toujours.

- Ouais, enfin ce n’est pas incroyable hein, bougonna t’il. Et toi ?

C’était une grande colle qu’il lui posait là. Qu’était-il censé lui répondre ? Cela ne faisait que quelques semaines que sa mère lui avait parlé de la fin des Yuki. Et elle lui avait clairement défendu d’en parler à qui que ce soit, ce qui incluait évidemment son nom de famille. Il n’avait pas pensé à s’inventer un nom de famille et Dieu sait que c’était dans ce genre de situation que l’inspiration venait le moins …

- Shado. Juste Shado.

Il ne vit pas l’air soupçonnant qu’avait pris Omaeda, ou plutôt en fit abstraction. C’était son premier ami après tout. Sosuke avait tenté de voler une tomate et était passé très près de se faire attraper – aussi Shado l’avait il aidé à s’en sortir en le guidant vers une de ses cachettes. Et puis, c’était un jour ensoleillé, non ? Si rare au Pays de l’Eau où la brume est omniprésente …»

Maintenant qu’il y pensait, il avait toujours trouvé Omaeda un tantinet lâche. Toujours à se cacher lorsqu’un petit problème survenait. Une histoire de « surveillance des arrières » comme il aimait appeler les moments où il l’abandonnait. Cela aurait pu finir très mal dans certains cas, mais Shado parvenait toujours à se débrouiller pour s’en sortir, notamment grâce à ses mensonges parfaits.

Parfait. Il avait toujours voulu le rencontrer un jour, pour voir s’il avait changé – s’il s’était repenti pour tout ce qu’il avait fait. A première vue non. Mais le contraire l’aurait étonné. Tiens donc, il avait une idée : il lui poserait la question directement. Cela pourrait paraitre stupide, mais n’oubliez pas qu’il avait ce sixième sens de savoir quand quelqu’un lui mentait ou lui disait la vérité.

Glissant de la falaise sur la paroi rocheuse, utilisant le chakra pour se maintenir debout, le Shinobi se ressassa la pire trahison qu’il avait subie de sa part, trahison qui changea à jamais sa vie et son attitude.


« -  Qu’est ce que vous nous voulez ? Qu’est ce que vous faites là ? Tonna la voix de son père, menaçante.

- Tu sais très bien pourquoi je suis là ! Ragea l’homme, une torche à la main gauche et un poignard à la main droite. Mon fils m’a appris que le tien avait un don inné pour la maitrise du chakra. C’était le truc en trop, tu vois ? Entre ta femme, prétendue morte, mais que l’on voit parfois à la fenêtre, ton fils et toi qui avaient cette couleur de cheveux anormale ou encore le fait que tu sois un étranger, ou encore le fait que tu n’as pas de nom de famille et que tu ne participes pas aux massacres des démons des clans … Tu vas mourir cette nuit, sale chien !

Sortant de l’ombre, un katana dégainé à la main, Sanae Yuki, monstruosité aux yeux du Démon Tyrannique Yagura, pourfendit le villageois en plein torse.

- Tu es bien un monstre, femme. Comme tous ceux qui possèdent un Kekkei Genkai !

L’ancien prodige arqua le sourcil droit : - [color=#00009kKekkei Genkai, hein ? J’ignorais qu’un barbare comme toi peut connaitre un terme si recherché ![/color] Elle lui cracha dessus, avant de retirer le katana ensanglanté et de jeter le corps sans vie aux portes de la vielle bicoque.

De son côté, Shado était dans un état second. Voir des gens mourir étaient monnaie courante à Kiri, mais voir quelqu’un mourir de la main de sa propre mère était assurément plus choquant. Mais surtout, qui avait pu le trahir ainsi ? Serait-ce Chojuro, son second camarade ? Il avait l’air un peu effrayé lorsqu’il leur avait montré sa maitrise du chakra, ou plutôt inquiet. Sauf que Chojuro et Suigetsu se ressemblait beaucoup alors qu’ils étaient cousins éloigné. Or, ce gars là était brun et avait les yeux en amande, comme … Omaeda ?! Son meilleur ami l’avait trahi ! Impossible … Il n’aurait jamais du lui montrer cette boule de suiton …

- Comme je le pensais, j’ai été découverte, dit la Yuki, sortant le burakumin alors jeune garçon de ses pensées. Je vois déjà des dizaines de villageois, des torches à la main, s’approcher lentement, mais surement d’ici. Je vais les retenir et vous …

-Sûrement pas ! Coupa son père de cette voix si douce qu’il avait donné à son fils. Ce serait rompre la promesse que je me suis faite de protéger ma famille jusqu’au bout.

- En restant avec lui, tu le protégeras mieux qu’en étant mort, non ? Dit-elle, sarcastique.

- Bien au contraire ! Ma peau halée et mes cheveux bleu, sans oublier ma grande taille ne passeront pas inaperçus. Il a plus de chance de quitter le Pays seul qu’accompagner, répliqua t’il comme s’il énonçait la plus terrible des sentences …  »

Ainsi, Sanae lui avait confié son katana, qu’elle avait elle-même hérité de son père – en tant que simple artéfact familial, n’ayant jamais présenté un quelconque don en kenjutsu – et son père lui avait  donné sa grande cape noire qui lui aura servit à se dissimuler durant sa longue fuite à travers le Pays de l’Eau, « voyageant » de nuit et se reposant le jour. Il ignorait toujours si ses parents étaient mort exécutés ou brulés vifs, et si le fils avait été déclaré mort, mais il était parti sur le principe que des ninjas, peut être, le poursuivait pour lui faire la peau.

Ainsi, prenant les faibles économies de ses parents, il avait suivi leurs instructions et s’était rendu à l’ouest du pays pour embarquer dans un de ces petits bateaux de passeurs. Les passeurs étaient de véritables escrocs profitant de la faiblesse de leurs clients pour exiger des sommes souvent astronomiques pour un simple passage. Certes, en effectuant cette traversée, ils risquaient gros – les frontières étant fermées – mais cela n’empêchait pas la générosité, non ?

La petite silhouette de Shado poussa le passeur chez qui il était allé à tenter l’arnaque. La simple vue du chakra lui avait néanmoins permis de passer gratuitement et ainsi d’économiser son argent pour s’acheter à manger et peut être même quelques vêtements. Une fois de l’autre côté de la mer et un peu éloigné de la ville portuaire, Shado s’était senti monté en lui un sentiment qu’il avait toujours ignoré : la liberté.

L’adrénaline passé maintenant qu’il était apparemment sorti de cet enfer l’avait fait pensé à ses parents, et la tristesse était venue : comment avaient ils pu ignorer cette émotion si belle qu’était la liberté ? C’était tout bonnement invraisemblable, notamment pour sa mère qui avait vécu six ans de sa vie en pleine guerre et sept autres années en cachette dans une vielle mausolée. Il repensa alors à la dernière phrase prononcé par son père : « C’est ici que nous sommes né, ici qu’est notre demeure, ici que l’on va crever. »

Maintenant sur la plaine, Shado s’approcha discrètement du rocher derrière lequel s’était caché Omaeda, utilisant lui aussi les différents rochers pour masquer sa venue. Lorsqu’il arriva tout proche du ninja de Kiri – qui était trop concentré sur la bataille pour s’assurer que personne ne remarque son absence –,  le regard glacial comme à son habitude, il ne dit que quatre mots :

- Ça faisait longtemps … Omaeda !

- Qu ... Qui est tu toi ! S’exclama t’il, inquiet à l’idée d’être face à l’un de ses supérieurs. Cependant, il sembla se rassurer lorsqu’il vit la tenue de son interlocuteur.

- Un Samouraï ? Tu devrais être sous la direction de Mifune, loin au nord d’ici !?


« - Tu cherches un sensei pour t’enseigner le kenjutsu, gamin ? Est – ce que j’ai l’air d’être celui que tu veux !? Dit le barman au ventre bedonnant d’une voix sarcastique.

- Soyez rassuré, je ne vous ai pas du tout pris pour un maître du kenjutsu, loin de là. Vous êtes barman, non ? Vous devriez savoir un peu tout ce qui se passe dans cette ville, répondit calmement le burakumin qui avait maintenant onze ans.

- Eh gamin, l’apostropha alors le client accoudé au comptoir, un verre d’alcool à la main. J’ai les renseignements qu’il te faut.

D’ordinaire, Shado ignorait les soûls – il avait une sainte horreur de l’alcool et ne leur faisait pas confiance – mais celui – ci semblait encore alerte. Aussi lui fit il signe qu’il écoutait ce qu’il avait à dire.

- Je sais où je peux t’en trouver un … mais c’est un samouraï et comment dire … il n’a plus vraiment toute sa tête, annonça t’il de but en blanc. Il est passé récemment dans cette taverne, et les villageois l’ont aperçut au sud d’ici, entrain de méditer. Certains ont même dit qu’il était sous une cascade ! Tu comprends bien le flot de rumeurs qui ont envahi notre petit bourg tranquille, n’est – ce  pas ?

Shado acquiesça simplement. Ce samouraï, il le poursuivait depuis pas mal de temps, de villages en villages. Selon certains témoins, il porterait une armure complète avec un masque de démon. Selon d’autres, c’était un vieillard habillé tel un moine qui crachait du feu au lieu de parler comme le commun des mortels. C’était bien sûr possible, mais très peu probable. Aussi le shinobi attendait il simplement de le voir pour confirmer ou infirmer les rumeurs – et surtout pour apprendre le kenjutsu.

- Evidemment, un renseignement se paie ! S’exclama-t-il, l’air sournois. Allez, aboule les ryô !

Le type qu’il avait en face avait l’air assez fier de son coup, le sourire large, les yeux rieurs. Il n’avait pas l’air de craindre son interlocuteur. Peut être pensait il qu’il ne pouvait pas se défendre car ne connaissait pas le kenjutsu ?

- Un simple renseignement se paie de nos jours, hein ? Énonça le calmement le shinobi. L’humanité est vraiment avare, mais soit, je paierai. Vieux fou ou non, je veux son enseignement, dit il sous le regard d’un barman apparemment déconcerté.

L’homme ouvra grands les yeux. On pouvait sembler y lire : « Qu’est ce que ce gamin là ? Un petit qui ne devait même pas avoir dix piges ! A moins que … »

-  A moins que tu n’as déserté … fit il semblant de s’indigner, lui ramenant les pieds sur terre. Tu ferais mieux de rejoindre le champ de bataille si tu ne veux pas que je te …

- Déserter, moi ? Shado s’était juré de ne plus jamais mentir, sauf en cas d’extrême importance. Aussi lui répondit – il franchement : Oh non, on ne peut pas vraiment dire que j’ai déserté. Je n’étais pas shinobi de Kiri après tout, mais un simple enfant. Ou plutôt, une monstruosité.

Omaeda avait l’air très confus. Une monstruosité ? Qui vient de Kiri ? Cela ne pouvait être qu’un déserteur, et probablement possesseur de Kekei Genkai ! Sauf qu’il dit qu’il a déserté avant d’entrer à l’académie. Comment se fait il qu’il ai pu arriver jusqu’à lui sans même qu’il ne s’en aperçoive ?

- J’en ai ma claque ! Dis – moi qui tu es, et si je te connais ! Tu n’es nulle part dans le Bingo Book après tout !

- On a la mémoire courte Sosuke ? Mes cheveux ne te rappellent rien ?


« - T’as des cheveux grave bizarre toi ? D’où tu viens exactement ? Questionna l'informateur.

- Du Pays de l’Eau, répondit simplement le garçon.

- Ah ouais, le Pays de l’Eau hein … J’ai entendu dire que c’est la mouise là – bas. La « guerre civile » politique que se livre les larbins du Démon Tyrannique – soit la quasi-totalité des shinobi de Kiri – et les Keirei, des rebelles dirigés par une certaine Mei Terumi, déchire le pays.

- Vous parlez beaucoup vous savez ? En plus d’être un de ces types qui croient tout savoir, dit Shado, las. Certes ce renseignement était intéressant, car rien ne sortait de Kiri en ce moment … Oï oï, attends une minute, l’ivrogne. Comment tu sais ça, toi ? Dit – il, arquant le sourcil droit.

L’informateur se renfrogna, et prit une expression particulière, comme s’il était pris en faute : - Je voyage beaucoup, voila tout, répliqua t’il.

Soudain, le voyageur – comment n’avait il pas pu le remarquer plutôt, lorsqu’il voyait le kimono traditionnel qu’il portait et le chapeau de paille si commun aux vagabonds – s’arrêta et annonça qu’ils étaient arrivés à destination.

C’était une petite clairière située assez loin derrière le village. Une petite rivière serpentait à travers l’herbe verte. Elle trouvait sa source dans une cascade bruyante. Ce petit coin de paradis différait tellement de Kiri ! Seulement voilà, il n’y avait PAS de samouraï, ni qui que ce soit d’autre ici à vrai dire.

Le bruit d’une lame que l’on sort de son fourreau le fit se retourner vers son interlocuteur. Mais d’où il la sortait, cette épée ? De son chapeau ? Shado arqua une seconde fois le sourcil droit.

- Où est le samouraï ? Dit – il froidement.

- Officiellement, on va dire que vu que t’as refusé de payer (ce qui n’était pas tout à fait vrai, l’ivrogne ne lui ayant pas demandé quelle somme d’argent il voulait exactement, il ne lui avait rien donné), je t’ai pas emmené le voir. Officieusement, je veux juste voir … si tu es assez fort pour subir l’entrainement d’un samouraï ! S’exclama-t-il, tout excité à l’idée de combattre.

- Et c’est un simple voyageur qui veut me tester ? A moins que

L’informateur posa son index sur ses lèvres, pour lui intimer le silence : - J’aimerai juste savoir le nom de celui contre qui je vais utiliser ma lame ! … »

- Je suis Shado Yuki, celui qui était – enfin qui n’a jamais réellement été – ton meilleur ami.

Les yeux du ninja de Kiri s’agrandir alors qu’il découvrait son identité. Son regard étonné semblait vouloir dire que c’était impossible, qu’il n’aurait jamais pu survivre après autant d’années, et surtout pas à sept ans, en dehors du Pays de l’Eau …

Sortant un kunaï de sa pochette ninja, Omaeda serra le poing, son regard se voulant sombre.

- C’est parce que t’es un monstre que tu as pu vivre aussi longtemps hein !? Cracha Sosuke.

- En partie.


« - T’es un véritable monstre toi. J’avais encore jamais affronté de shinobi, et le fait que t’ai beaucoup appris tout seul fait pratiquement de toi un génie !

- C’est beaucoup dire que tout ça. Malgré mes efforts, je n’ai jamais pu contrôler mon affinité clanique, ni inventé un quelconque style de combat au sabre. D’ailleurs … vous êtes vachement fort vous aussi ... sensei.

- C’est bien normal ! Répliqua le samouraï – accessoirement celui que Shado recherchait depuis des mois. J’ai été l’élève d’Okita – san, lui-même disciple de Mifune – sama ! ajouta t’il amusé, tout en tentant d’essorer son chapeau qui avait été aspergée d’eau par une technique Suiton.

- Mais pourquoi tout ce cinéma, demanda le burakumin, curieux et clairement épuisé, assis contre un arbre.

- Tout simplement parce que c’est la tradition des Samouraï que de tester son potentiel disciple d’une façon loufoque ! S’écria-t-il, comme si c’était la chose la plus amusante qui soit au monde.

Aussitôt qu’il entendit cela, le Yuki sût qu’il respectait définitivement cet ivrogne à la barbe mal rasée

Bref : Je vais t'enseigner le Kenjutsu Shinobi, la base de tout apprentissage. Je ne te juge pas assez fort pour t'enseigner le noble art Samouraï... »

De retour dans les bois qu’avaient précédemment quittés Shado, les deux shinobi se toisaient, près à se battre. Le burakumin préférait en effet se battre à l’abri des regards indiscrets, et cela arrangeait tout autant le ninja de Kiri. Le vent souleva le feuillage des arbres et les mèches de cheveux bleus du jeune homme.

- Tu es prêts à te prendre une déraillé, pauvre taré ? S’affronter à un ninja confirmé – un chuunin en plus – c’est plus que de la stupidité !

- Hn.

- Merde ! Je vais t’exploser saleté, et je t’en ferai bouffé, des hn, surtout que je n’utiliserai aucune de mes techniques de ninjutsu ! Je vais te montrer l’écart de puissance qu’il y a entre nous deux, s’excita t’il, haineux.

- Ce combat sera l’occasion pour moi de connaître mon niveau, mais et surtout, de débarrasser le monde d’une pourriture comme toi ! On va dire que ce sera ma bonne action durant cette 4e Grande Guerre Ninja, conclut – il d’une voix sentencieuse.

En entendant cette voix froide et basse, Omaeda pensa au Kazekage. Puis il songea à son père qui était mort durant cette fatidique nuit où les parents de Shado avaient périt.

Le combat commença.

Sosuke chargea avec son kunaï, et Yuki dégaina son katana, contrant l’attaque avec une facilité déconcertante. Se servant de l’allonge que lui provoquait son arme, il tenta de blesser le poignet de son adversaire en changeant la direction et l’inclinaison de sa lame. Il était très dur de désarmer quelqu’un qui se battait au poignard – et le seul moyen existant était de blesser, voir de couper la main de son adversaire.

Omaeda sembla étonné de voir autant de dextérité dans la maîtrise du katana. Ou peut être était-ce le kenjutsu samouraï qu’il utilisait ? Toujours est – qu’il se sembla vite se sentir dépassé par cette danse mortelle qu’effectuait Shado. Agacé, il s’exclama :

- Mais où as-tu appris ces mouvements de sabres !?

- J’ai eu un bon sensei.


« - Voici donc le lieu de notre nouvel entrainement, maître ? dit le Yuki d’une voix calme.

Le  visage si enjoué de son enseignant apparut, brouillé par sa mémoire. Il avait acheté le même haori que le sien à son disciple, à l’exception que ce – dernier était bleu, comme ses cheveux.

- T’aurais du prendre le kimono rose que je t’ai montré. Cela aurait fait de toi un lover solitaire maître du sabre ! Comme ce bon vieux Kyôraku …, conclut-il, ressassant de vieux souvenirs qui échappaient encore à Shado, malgré trois ans de cohabitation et d’entraînement avec celui qu’il considérait maintenant comme un (très) grand frère.

- Aujourd’hui, notre objectif est simple : Se débarrasser de ce camp de brigands, prendre l’argent qu’ils doivent cacher dans la tante du « grand chef », et s’en aller ni vu ni connu !

- Comme d’habitude quoi. Par contre si vous mourrez aujourd’hui, ce ne sera pas mon problème. Je sens à peine mon dos à cause de vos échauffements physiques et musculaires inhumains ! se plaignit t’il, chose assez rare pour être noté.

Son sensei lui lança un regard du type : « Tu veux devenir Maître du Kenjutsu ou quoi, surtout lorsqu'on voit ta maigreur maladive ! » puis les deux frères de combat sortirent du couvers du rocher derrière lequel ils s’étaient cachés pour s’occuper chacun d’un des  deux gardes. Tandis que Shado utilisait son chakra pour grimper aux arbres, Kirito – car c’était le nom du samouraï errant – utilisait les buissons pour se cacher tout en avançant furtivement. Arrivé à destination, Shado sauta sur la dernière branche disponible avant de se préparer à tomber la tête en bas, accroché au bois grâce au chakra.

- C’est bien calme aujourd’hui. J’espère qu’on va pas se faire attaquer par l’un de ses groupes de « justiciers » qui se multiplient comme des petits pains au Pays du Feu !

- Genre comme les Ombres Vagabondes ? T’inquiète, c’est pas demain la veille que je vais crever et rater l’occasion de me taper une autre de ces villageoises à qui on a tué le mari !

- J’ai quand même entendu dire qu’il y avait Jiraya des Sannin et son nouveau disciple quelque part dans le coin !

- Impossible enfin ! Qu’est ce qu’un shinobi de rang S viendrait faire dans le coin ? Il est sûrement pas là pour nous, en tout cas.

- Sacré toi : Toujours aussi dégelasse, hein ! conclut le premier brigand, rassuré.

Une telle barbarie répugna le disciple de Kirito qui n’attendit pas une seconde pour passer à l’acte – notamment  parce qu’elle lui rappela les shinobi de Kiri violentant certains civils. Tombant en arrière, il passa à la vitesse de l’éclair ses bras autour du cou de sa future victime et les serra, l’étranglant silencieusement. Malheureusement, le second garde se tourna vers lui pendant la strangulation, et s’étonna à jusqu’en lâcher son arme

- Yo.

Le brigand n’eut pas le temps de prévenir ses compères, qu’il fut éliminé, égorgé.

- Tu as vu comment il nous a appelés ? Les Ombres Vagabondes. C’est classe comme surnom, non ?

- En tout cas, ils n’ont pas besoin du Gamma - Sennin pour être éliminé en quelques secondes. De toute manière, un gars pareil aurait probablement rasé le camp en quelques secondes, d’après les rumeurs … »

Sosuke s’énerva de plus belle, perdant le contrôle de ses mouvements. Comment un déserteur avait il pu avoir un meilleur sensei que lui qui vivait au village de Kiri ! Ce fut sa seconde erreur.

Le burakumin profita de sa faiblesse momentanée pour blesser gravement le poignet de son adversaire, avant d’enchainer avec une grave blessure à l’épaule infligée verticalement. La douleur sembla réveiller le ninja de Kiri qui recula de quelques pas.

- Comme ça, tu seras sûr de ne pas utiliser de ninjutsu durant ce combat, non ? Questionna t’il, sarcastique.

- Enf … Enfoiré ! Ma main, qu’est ce que t’a fais à ma main et mon épaule ! Tu vas payer…

Joignant six doigts pour former des murdra, Omaeda lança cette technique si souvent utilisé par les ninjas de Kiri : Suiton – Canon d’Eau. Ce fut sa troisième erreur.

Sortant de sa bouche grand ouverte, de l’eau à forte pression se dirigea droit vers Shado. Néanmoins, à cause de sa colère, Sosuke parvint avec peine à former sa technique, qui jaillit lentement et ne fut pas maintenu bien longtemps. Peut – être était – ce en partie due à sa douleur ? Peut être même les deux. Le Yuki analysa rapidement la technique qui semblait être une utilisation simple du suiton qui était concentré en un jet d’eau destructeur. Simple et théoriquement efficace, il ne manquerait pas de l’apprendre dès que possible.
Shado évita simplement l’attaque d’un pas sur le côté, avant de former à son tour des murdra : Suiton – Bombe Aqueuse

Omaeda, encore concentré sur son canon d’eau, n’esquiva pas complètement l’attaque qu’il reçut en plein visage. Profitant de son aveuglement momentané, il s’élança vers lui et lui enfonça son épée dans le ventre.

- J’ai été déçu de ce combat, Sosuke. J’aurai pensé qu’en tant que chuunin confirmé, tu m’aurais donné du fil à retordre, mais j’ai mené l’intégralité du combat, et ce, sans difficulté.

Le ninja de Kiri cracha son propre sang.

-  Finalement, je n’ai pas pu évaluer mon véritable niveau. Enfin je sais tout de même, grâce à ta première erreur que tu as fais de me sous-estimer, que je pourrai vaincre en quelques minutes et sans blessures un rang C qui me sous – estime. Ce sera probablement un peu plus compliqué contre un rang C sérieux, mais bon …

- Com … Comment as – tu pu survivre aussi longtemps, Yuki ? Pourquoi n’es tu pas mort alors que tu n’avais que sept ans, lorsque tu as fuis la Brume ?

- Grâce à mon katana. Marqué du kanji Yuki, il désignait à la fois une célèbre contrée de samouraïs et un légendaire clan aujourd’hui disparu qui participa aux toutes premières guerres ninja. La plupart des brigands et des personnes lambda en général craignent les shinobi dont ils ignorent tout. La simple vue du chakra les fait fuir à des kilomètres.

« Quant au reste, cela est dû à ce qu’appeler ma mère la débrouillardise, aux techniques shinobi que j’avais appris et à ma rencontre avec Kirito – sensei. Sans oublier que les shinobi n’avait pas de raison d’attaquer un simple voyageur s’il ne portait sur lui aucun signe d’une appartenance à un village : c’est une perte de temps et de chakra. »

Lorsque Sosuke rendit l’âme, Shado songea à cet énième fragment de son passé aujourd’hui disparu. Retirant son katana du corps du défunt, il repensa à Kiri : Elle qui se targuait d’en avoir fini avec la Brume Sanglante, elle ne semblait pas s’être débarrassée des vielles mentalités et des criminels génocidaires. Son adversaire en avait été la preuve vivante.

Portant Omaeda sur son dos, il retourna sur la plaine et le déposa près du rocher. Il faisait maintenant nuit, et le combat s’était conclu, à la faveur de l’Alliance semblait – il, qui avait dressé un camp provisoire. Il espérait qu’elle conclurait à l’action d’un de ces mystérieux soldats humanoïdes, même si les coups de katana auraient du mal à passer inaperçu. Cela lui rappela le timide Chojuro et le violent Suigetsu. Comment s’en sortaient – ils de leur côté ?

Cette guerre avait été le moyen pour lui d’observer de magnifiques combats, et à voir la différence qui le séparait, lui, dit monstre par la Brume Sanglante, de véritable machines de guerre. Il avait confiance en ses capacités et son potentiel, aussi était – il sûr qu’il parviendrait un jour à atteindre leur puissance, voir peut être même à les surpasser. Néanmoins, cette guerre fut aussi pour lui une grande remise en question : L’Alliance était tout de même le fruit d’une coalition de Pays qui s’étaient fait la guerre durant longtemps. Serait – ce le début d’une paix durable ? Il l’ignorait, mais la vue du ninja de Kiri lui rappela que malgré les apparences, des humains seraient toujours là pour exprimer la barbarie qui sommeillait en eux.

A travers la forêt, un individu aux cheveux bleus s’éloignait de ce champ de bataille pour dormir dans les bois, avant de changer de zone de combat. Burakumin de son état, maître du suiton, aspirant en futon, héritier de l’hyoton et maître de kenjutsu samouraï, celui qu’on appelait l’Ombre Vagabonde, ou encore la Lame de Glace, apparaitrait bientôt au devant de la scène dans le monde Shinobi, aux côtés de ninja aussi célèbres que puissants …





En Résumé



- Shado Yuki est originaire du Pays de l’Eau, et a vécu l'horreur de la Brume Sanglante.

- Héritier de l'ancienne prodige du Clan Yuki, il est très intelligent, débrouillard et autodidacte.

- Orphelin, il développe une méfiance et une presque paranoïa. Il est associal.

- Burakumin, il voyagera pour découvrir un sens à sa vie et au monde.

- A onze ans, Shado apprend l'art du kenjutsu shinobi auprès de Kirito, Bretteur hors pair. Il espère le retrouver pour apprendre le Kenjutsu Samouraï.

- La 4e Grande Guerre apporta son flot de doutes : la paix est - elle possible ? Il y rencontra Omaeda, celui qui livra sa famille, et le tua.

- Ses signes distinctifs sont ses cheveux et ses yeux bleus, son kimono traditionnel et son katana.

- Il compte se rendre à Suna pour apprendre des techniques futon et pour s'informer sur ces personnes qui semblent refuser la paix ...





Vous ?


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× Pseudo: Elef'
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× Comment avez-vous connu le forum ?: Naruto vs Sasuke (Root - Top)
× Comment trouvez-vous le forum ?: Très beau, que ce soit au niveau du design ou des RPs/Textes écrits.
× Pourquoi t'es-tu inscrit(e) ?: Je veux renouer avec le RP et l'écriture - Naruto ayant un univers que j'adore -, j'ai pensé que ce forum était l'occasion de réaliser cet objectif tout en me faisant plaisir.
× Autres : - Je suis un garçon xD

- Mis à part en cours, je n'écrivais plus du tout. Cette présentation est donc réalisée après une énorme rupture du rôle play et autres.

- Je n'ai rien à dire sur la partie physique; je suis assez dubitatif quant à la partie psychologique : c'est en effet la première fois que je travaille autant cette partie du personnage, n'étant pas aller sur un forum rp depuis voilà deux ans.

- Je suis assez fier de la partie histoire qui représente plutôt bien ma façon de RP, si ce n'est des dialogues moins nombreux et plus de descriptions. Les différentes zones d'ombres (Chojuro et Suigetsu, les quatre ans que passent Shado avant de rencontrer Kirito, son entrainement avec lui, etc ...) qui sont présentes sont voulues : j'en parlerai par exemple dans mes futurs RPs (si je suis accepté x)). Et puis ça risquait de faire beaucoup trop long.

- Merci d'avance, j'espère que vous aurez passé un bon moment à me lire (dans la mesure du possible lorsqu'on doit juger par la suite :p)




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Shado Yuki
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MessageSujet: Re: [End] Shado Yuki, Hériter de l'Hyôton Jeu 28 Aoû - 2:20

Bien le bonsoir Shado Yuki ! Je serais l'avis tout-puissant qui décidera de ton sort. Auras-tu ? N'auras-tu pas le rang que tu demandes ? Bonne lecture et à plus en bas pour la réponse ;D


J'ai cru au début que tu m'avais copié l'histoire dans la partie physique avec cette histoire de famine pendant la brûme sanglante. Et puis finalement, je découvre quelque chose de sympathique ! : la description de la voix. C'est assez rare, encore plus dans cette partie -la personnalité se reflète aussi dans la voix, donc on aurait tendance à ... Et celle du kimono est une initiative qui donne des points : tu sais qu'il y a des choses sur lesquels s'attarder.
Il a dix-sept et tu prends en compte le fait qu'il n'est pas encore terminé (un homme grandit et change physiquement jusqu'à 25 ans ! [quand même !]). Regarde Justin Bieber ... (O.K Mauvais exemple !) Il a des lacunes physiques, vit avec et peut-être même s'en vante.
Il a un tic que tu ne néglige pas. Il est fait des gens qui ont compté (sourcil de maman, cheveux de papa, coiffure de senseï). Avant de lire son caractère, j'ai déjà un avant-goût de qui il est : son absence de sourire (bon, sa rareté), un bien précieux. Le baiser coincé au coin des lèvres de la mère de Wendy. The Hidden Kiss ! Et son charisme, une manière bien tourné de dire qu'on est beau et qu'on plait au femme -Bien qu'il s'en foute (xD). Classique, mais passe crème.
« Sa peau claire accentue la couleur si spéciale des cheveux et des yeux ambrés, comme les pupilles d'un félin »

Début de psychologie, tu nous ressers un verre de Haku à la mode Zaraki. Inutile car on imagine déjà que tu vas nous en parler encore dans l'histoire ... Et surprise, non ! À la lecture, c'est un peu génant, mais on se retracte quand tu nous contes d'autres évènements.

- Quelques remarques pendant la lecture : reculer pour mieux bondir.
« Il n’est pas du genre à se lancer à corps perdu » : qu'est-ce qui pourrait lui faire faire ça ? « que lorsque cela vaut vraiment le coup »
Mentir, on se demande si il a bien arrêté de mentir. S'il se l'était juré, la formulation me fait dire que non. Alors pourquoi ? Réponse dans l'histoire ? Réponse dans le brouillard. Il a vraiment arrêté ?

Quand tu nous annonces qu'il est philosophe, on connait déjà cet aspect, son expérience de la population de la brume sanglante. Surtout que tu parles à nouveau de monstre. Une impression de répétition ...
D'ailleurs, pourquoi aujourd'hui en sait-il plus ? ce n'est pas à cause de la guerre, puisqu'elle n'intervient que plus bas.
J'apprécie la vision que tu nous présentes des "monstres" qui sont les laissés pour compte et des "gens biens" qui habitent dans des palais. Correspond à son vécu et l'a forgé, bien que cela soit légèrement du déjà-vu. En tant que ninja, il a surement entendu parlé des jinchuurikis et des démons. Naruto lui-même a été traité de monstre. A-t-il pu le savoir ou attendrais-tu de le rencontrer pour de vrai ? :)

« Il veut la voir de ses propres yeux. » Que veux-t-il voir ? que veux-t-il étudier ? Si c'est la paix, ce n'est pas clair x)
Au final : j'ai plus trouvé que cela ressemblait à une esquisse des grandes inspirations et aspirations de ton personnage. Un esprit affuté et critique, mais qui du coup manque un peu de réalisme. Au-delà de l'énoncé de son parcours philosophique, j'aurais bien apprécié quelques futilités, pour alléger un discours d'un sérieux ! Qu'est-ce qu'il aime ? qu'est-ce qu'il déteste ? L'eau sur son crâne, les fraises, les gens qui se rongent les ongles, j'chais po ! A-t-il une couleur favorite ? Est-ce qu'il préfère le chaud ou le froid ?


Tu as un vocabulaire assez varié, avec l'emploi, de temps à autre, d'un mot un peu plus relevé. De la bonne sauce aigre-douce. Attention pourtant, j'ai remarqué certaines répétition. « Qu'à cela ne tienne », mal placée car coupée d'autres phrases. Initiative de figure de style qui tombe à l'eau. "mais" tu l'emploies énormement. Penses aux synonymes : pourtant, or, bien que, sauf que, ... Ou encore "cacher" : masquer, dissimuler, etc ...
J'croyais bien au début que tu n'allais me faire aucune phrase trop longue. Et bim, en voilà une bien sucrée :
« Entre ta femme, prétendue morte, mais que l’on voit parfois à la fenêtre, ton fils et toi qui avaient cette couleur de cheveux anormale ou encore le fait que tu sois un étranger, ou encore le fait que tu n’as pas de nom de famille et que tu ne participes pas aux massacres des démons des clans …  »
En plus c'est un dialogue, il est à bout de souffle comme moi ce mec !

Je ne suis pas un fin observateur des fautes. Cependant, tu en fais certaines qui me sautent aux yeux. Je ne te cache pas qu'elles ont penchée lourd dans la balance.
- De conjugaison : « on pouvait distinguait ,qui laisser dévoiler, cela est dû à ce qu’appeler  »
- D'accords sujet - verbe - complément. Féminin et pluriel : « la dernière phrase prononcé nous sommes né, tous les êtres humains sur Terre [...] qu’il en existe  » Il manque beaucoup de S, surtout.

Es-tu en colère contre le tiret simple ? « - » Quand il faut en mettre un, tu t'empresses de le remplacer par autre chose, ou tout simplement de ne pas le mettre. T'a-t-il traumisé d'une manière ou d'une autre ? A-t-il jamais essayé de t'étrangler pour faire des erreurs inacceptable comme « Qui est tu toi ! » ? Quand on demande le Rang B, c'est tout bonnement choquant.


Les quatre paroles encadrent les descriptions. Pour le premier c'est pas mal et, même si la forme reste cohérente, on perd l'importance des propos que tu nous dis. Et qui en rajoute sur le personnage ! qui se sacrifierait pour une bonne cause.
Un texte bleu sur fond bleu ? Mes yeux en brûlent encore ...
J'aime beaucoup la manière dont tu as choisi d'enchainer les évènements de ton histoire. Ce n'est pas toujours linéaire, on fait des aller-retours. Par contre, je me suis perdu. « À force d'aller, venir, je commence à me sentir comme Sisyphe ! » C'est l'utilisation de l'italique qui a sauvé ma lecture. Je sentais bien qu'on passait à quelque chose d'autres, sauf que tu finis par alterné sur Trois évènements. L'italique y trouve sa limite et j'ai dû remonter un peu à plusieurs reprise pour voir de quoi il était question

Je continue sur cette troisième partie :

  • « Elle m’avait alors fait promettre de ne jamais raconter cette version des faits à personne. » Qui a promis à qui ? La dernière phrase intervient dans un autre temps et on retrouve une première personne du singulier qu'auparavant nous n'avions guère. Hum.
  • « Cette nuit là, le Clan fut pratiquement décimé, et les survivants, la mort dans l’âme, s’éloignèrent de Kiri, ne prenant uniquement avec eux leurs biens les plus précieux » J'aurais pensé que lorsque l'on est décimé à ce point et que l'on est obligé de fuir, on n'emporte avec soi non pas ce qui compte pour le coeur et l'esprit, mais ce qui nous permettra au corps de survivre : tels des vêtements, de la nourriture ... À quoi me servirait une sculpture de la vierge Marie dans le désert ?
    Et c'est l'élite qui a survécu ? On laisse les faibles se faire massacrer pendant que les meilleurs reste en vie. Quelle philosophie xd En même temps avec ce qu'on a lu de lui, ça correspondrait ...
  • « n’oubliez pas qu’il avait ce sixième sens de savoir quand quelqu’un lui mentait ou lui disait la vérité.  » Un sixième ? Je ne t'autoriserais à avoir que sous couvert d'en faire un jutsu -même passif- de senseur -à la rigueur tu peux présumer qu'un tel ment, mais en être capable de dire ... ça me plait moyen. Déceler le vrai mensonge, je trouve ça plus cool quand on l'observe dans la fluctuation du chakra. Tu vois ce que je veux dire ?
  • Je n'ai pas aimé la manière dont tu t'enfuis. Parce que tu montres ton chakra, tu peux passer gratis ? Je crois que tu n'étais pas en mesure de l'intimider quand on voit à quel point tu es pressé de partir. J'aurais été à la place du passeur, j'aurais doublé la somme demandé, t'aurais ruiné juste pour avoir essayer de m'intimider.
  • Le stéréotype du grand maître kenjutsu ivrogne et mal zappé qui te fait passer un test ... c'est pas glorieux.  Et vous parlez de sujets grâve dans un ... dans un bar ? Êtes-vous fou ? xD Et à haute voix quoi ... C'est moyen quand on se croit recherché.



À propos des fameux caméo. Tu me les avais tellement bien vendu que je les pensais plus subtile. Peut-être ne les ai-je pas tout trouvé, quoi que j'en doute quand on voit que tu as tendance à nous dire directement le nom ... Concernant ça ... Kyôraku, vraiment ? x) Quel drôle d'idée d'investir Bleach là-dedans, mais du coup j'ai bien saisi l'image ;)
Pervers : « prendre l’argent qu’ils doivent cacher dans la tante du « grand chef » » ... Merci pour l'image dégueulasse d'une vieille passeuse de drogue ! Une tante dans une tente se met des ryos dans le fion ...


Conseil de Tonton Nato' : renseigne-toi sur les signes de ponctuations : leur emploi à des règles, qu'il te faudrait mieux maitriser avant de t'en écarter. Râfraichis-toi la mémoire pour la conjugaison des verbes, les homonymes et les accords.
Relis-toi et n'hésite pas à passer tes textes sous bonpatron (les fautes les plus cruelles y sont aisément détectées).
Vérifie bien tes codes couleurs, tu en as foiré quelques uns, cela nuit la lecture ;)


Nous sommes plus bas, je vais te donner mon verdict.
J'ai énormement hésité. Je fluctuais entre te donner le rang B d'office pour la construction de ta présentation et l'écriture appréciable (offrant un moment de lecture pas dégueulasse) et réduire ta puissance au rang C, pour les erreurs inacceptables qui ont bien failli m'aveugler. Et je comptais bien choisir cette solution à la fin de la lecture. C'est à la prise en compte de mes notes que j'ai retrouvé les différents sentiments positifs que j'avais eu ici. Tu as quand même travaillé sur cette présentation. Tu pars avec, je pense, quelques handicapes plumiques, qui ralentiront sans doute ta progression si tu ne fais pas plus attention, si tu ne les corriges pas. Mais nous sommes ici pour nous améliorer, n'est-ce pas ?
Alors maintenant, prouve-moi que je n'ai pas eu tord de te valider Burakumin Rang B ! Oui tu as tout compris, tu peux désormais Rp sur Naruto New Era et même combattre (dès ta FT validée) !



Note : Concernant le kenjutsu Samouraï. Ne t'avais-je pas dit de te considérer comme un simple possésseur de Katana ? Le staff ne t'autorise pas à la présentation cette sous-spécialité. « Il espère le retrouver pour apprendre le Kenjutsu Samouraï. » Par ailleurs, étant validé comme Yuki et génétiquement lié au Hyoton, nous te la refuseront même plus tard. Autant te le dire d'entrée de jeu.
Note 2 : la taille du katana (offert) ? information à fournir pour ta ft. (si jamais tu fais du zèle en donnant le poids ... ;3)

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[End] Shado Yuki, Hériter de l'Hyôton

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