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Des affiches, une aveugle, une frustrée sexuelle [PV Meï][Terminé]

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MessageSujet: Des affiches, une aveugle, une frustrée sexuelle [PV Meï][Terminé] Lun 14 Juil - 14:43






Engagez-vous qui disaient... rengagez vous !




Aaah, Kirigakure no Sato. Quel magnifique que village que celui-ci ! En effet, il y avait de tout ici et l’atmosphère était bien différente de Suna. D'ailleurs, je me les caillais un peu beaucoup, faut dire que la différence de températures entre les deux villages. Si à Suna, les températures étaient très chaudes, il en était autrement à Kiri. Bien sur, il ne faisait pas aussi froid qu'au Pays du Fer, mais tout de même ! Enfin bref, ça on s'en foutait !

La principale question étant : qu'est-ce que je foutais ici ? J'étais en mission, une mission assez... bizarre. Je devais aller jusqu'à Kiri pour m'occuper de poster des affiches prônant l'amour, la camaraderie et tout ce qui va avec après la dernière guerre. Disent que c'est pour renforcer les liens entre villages ou je ne sait quoi, et que pour gagner en crédibilité, il était mieux de faire appel à un ninja extérieur. Maintenant que le contexte est posé, je vous ferais remarquer une chose, une simple chose... Pourquoi ce devait-être moi nom d'un Biju ! Je veux dire, ce n'est pas comme si j'étais aveugle hein . Non, pas du tout. Sérieusement, vous avez déjà vu une aveugle coller des affiches . Eh bien, moi non ! Scrogneugneu. Il était débile ou quoi Gaara . Pourquoi il n'avait pas envoyé quelqu'un d'autre de plus apte ? Moi, je n'étais bonne qu'à distribuer des pains, pas à m'occuper de l'administratif. Enfin, restons optimistes ! Il pourrait pleuvoir....
 



- Et merde.


Bah oui ! Parce que sinon, ce n'était pas drôle ! Fallait que cette saleté de pluie vienne m'embêter ! Sérieusement, le destin était-il une sale pute avec moi pour me faire ce genre de coup ? Déjà que je savais même pas si je collais les affiches dans le bon sens - il devait y en avoir une pléthore de coller face verso- maintenant la pluie ! Manquerait plus que je me vautre sur une peau de banane et j'avais le combo. Alors que je continuais de coller mes affiches comme une demeurée, j'entendais les bruits tonitruants de la ville, signe qu'elle était pleine de vie.

Bon, au moins, j'avais pas à être ici sous le règne de feu Yondaïme. J'aurais littéralement pété un câble et gueuler sur notre cher Kazekage.


 
- Me demande si Shiina est dans le coin tient.



Deamon Shina. Une très grande amie. Je l'avais rencontrée la veille de la guerre et nous avions eu une petite joute amicale. C'était amusant ! Je la considérais comme une véritable amie, car étant donné les épreuves que nous avions traversées face à ses saletés d'Édo et ses connards de Zetsu, on en avait bavé. Enfin, retournons à nos affiches. Alors qu'il devait bien m'en rester une bonne cinquantaine dans les bras, j'entendis des marmots rigoler :


- Regardez, regardez ! Elle colle ses affiches à l'envers ! Elle est trop bête !


- Raaah ! J'vais te les carrer ou je pense tes affiches Gaara !


Ayant gueulé de toutes mes forces, je ne savais pas à ce moment-là qu'une certaine personne très haut placée à Kiri m'entendrait. Je serais sans doute dans une belle merde quand nous parlerons ensemble.

© Lilany


Dernière édition par Hikaru Nanahara le Jeu 24 Juil - 21:50, édité 1 fois


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MessageSujet: Re: Des affiches, une aveugle, une frustrée sexuelle [PV Meï][Terminé] Mar 15 Juil - 12:17

Cessez vos railleries.


« Although many craved a future of peace and prosperity for Kirigakure in silence, I can hear what you say and I keep your words in my heart. »



Meï & Hikaru




Coller des affiches ? Cela rappelait tant les missions des jeunes Genin qui devaient s’occuper de retrouver l’animal domestique des personnes âgées. Il y a beau temps, lorsque la Mizukage était encore une jeune pousse, les affiches à but non lucratif jonchaient les tableaux d’affichage. On y accrochait des invitations à des associations, des avis de recherche, ou encore des demandes de recrutement. L’ère sanglante n’avait pas encore frappé, et ces tableaux étaient un des symboles de la démocratie.

Les choses avaient cependant changé, lorsque  Yagura avait instauré un régime de terreur, totalement mièvre. Les associations avaient mystérieusement disparu sous le phénomène de la censure, et toutes les affiches étaient précautionneusement triées puis sélectionnées par les hautes autorité. Il n’y avait nul doute quant au fait qu’à partir de cette période, le panneau d’affichage servait simplement de support à la propagande politique, et aux décrets menaçants. Aujourd’hui, il était un peu vide, mais régulièrement, chacun était libre d’y coller des petites annonces.
Récemment encore, on avait imparti au Godaime Kazekage le droit de mettre en œuvre sa dernière suggestion. L’idée avait assez bien amusé les autres Kage, mais elle avait été approuvée. Des affiches prônant la nouvelle ère pouvaient être collées au sein des différents villages, comme une commémoration ou bien une pensée à l’égard des vaillants Shinobi de guerre.

La commémoration était quelque chose qui pouvait susciter un certain scepticisme de ceux qui pensaient que c’était une action trop sentencieuse. Il était vrai que trop d’événements cérémonieux et pompeux avaient parfois le don d’apparaître comme lourds, mais quelques affiches en petit nombre ne devraient normalement pas alarmer la population. Cela n’empêche qu’affiche ou pas, la Mizukage ne doutait pas de la volonté immarcescible de son peuple à vouloir continuer sur cette voie sage et sereine.

Cela faisait un petit moment que la trentenaire venait de sortir du bureau de la brigade de Kiri. Un Nukenin de Suna avait été repéré, puis capturé sur l’archipel sud du pays de l’eau. Classé d’une dangerosité de rang B, il avait été enfermé dans une cellule sécurisée et provisoire, le temps de le livrer aux forces de l’ordre du sable. Cet individu adepte de la rapine avait commis quelques soucis à un petit village à proximité. Quoi qu’il en soit, il ne serait pas vraiment nécessaire de charger une équipe jusqu’à Suna : la messagère était déjà présente.

Subissant les quolibets et le sarcasme des villageois aux alentours, la jeune étrangère semblait agacée. Mais mystérieusement, elle parvenait pour le moment à rasséréner un peu son état…. Ou pas. Usant de toutes ses cordes vocales pour persifler contre le dénommé Gaara, elle laissa son irritation la submerger. Et d’un mouvement impétueux, elle venait de coller une affiche sans vraiment se soucier du parallélisme de celle-ci avec les autres. Pour abréger, elle n’avait usé d’aucun art pour planter tout ce tas de papiers. Et comme si ce n’était pas suffisant, elle les avait collé contre les murs au lieu d’utiliser le tableau d’affichage juste à côté. C’était sans doute cela qui fortifia la flamme de moqueries des Kirijin.

«  Du calme, cessez vos railleries. » lança-t-elle, un air autoritaire se dessinant sur son doux visage.

Malheureusement pour l’inconnue, Meï venait juste d’arriver au moment où elle poussa haut et fort son joli petit blâme à l’égard de son chef. Il n’y avait nul doute au fait que cette protestation impudente et audacieuse ne soit que le fruit que de son amour pour la mission qui lui avait été confiée. Mais cela n’alla pas jusqu’à énerver l’humeur de l’auburn. Durant quelques secondes, elle laissa la Sunajin poursuivre son œuvre, tout en jetant des regards de reproche aux Shinobi qui continuaient encore de se moquer d’elle dédaigneusement. Non, elle n’aimait clairement pas cet accueil cocasse qu’on réservait à cette étrangère.
Ce fut donc très rapidement que le calme se fit, lorsque la jeune femme s’avança vers les murs tapissés de propagande à la paix.

« C’est une coutume de Suna que de coller les affiches à l’envers ? » demanda-t-elle poliment, en souriant.

Il ne fallait pas être gradé Jônin pour comprendre que la question était stupide. Meï était suffisamment cultivée pour en connaître la réponse, mais elle désirait subtilement connaître la raison pour laquelle l’inconnue faisait les choses de manière étrange. En se tournant vers elle, positionnée à deux mètres de sa gauche, elle put apercevoir une caractéristique physique de la Sunajin qui lui rappela drôlement un clan célèbre. Ao avait eu même le même œil, de son vivant. Etait-ce possible qu’elle soit une Hyûga, échouée à Suna ? Rien n’était impossible dans ce monde, mais cela l’intriguait. Suna, bien qu’en situation d’impécuniosité, regorgeait indubitablement de bons atouts.

«  Autrement, je vous remercie de vos efforts, et j’espère que cette mission ne vous a pas trop importunée, ajouta-t-elle en ayant toutefois un bon doute sur l’appréciation de cette tâche. L’imprimerie a remarquablement bien choisi les tons de couleurs, ainsi que les images à assembler. »

Elle fit abstraction du fait que les affiches n’étaient pas collées au lieu idoine, ne souhaitant pas froisser la Sunajin et réduire ses efforts à néant. Tant pis, ils trouveraient sûrement un moyen de mieux paralléliser les feuillets quand elle serait partie.

Néanmoins, en posant derechef son regard sur les pupilles blanches de son interlocutrice, son esprit analytique la renvoya à d'autres conclusions : elle se rendit compte qu'elle venait sans doute de commettre des erreurs.



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MessageSujet: Re: Des affiches, une aveugle, une frustrée sexuelle [PV Meï][Terminé] Mer 16 Juil - 10:42






Le nez dans la boue




Sérieusement. Les hautes instances de Suna étaient tellement têtes de bois pour m’avoir collés une mission pareil . Fallait pas être instructeur pour comprendre que c'était fumeux comme choix de Shinobi. Si j'avais accepté cette mission pourrie, c'était simplement par espoir de revoir Shina, que je n'avais pas eu le temps de croiser depuis la fin de la guerre. Et donc voilà, je me retrouvais à coller des affiches comme une parfaite idiote. Bon, au moins, cette saleté de Sakura n'était pas les parages. Elle se serait foutue de moi, mais d'une force....

Bien que je pensais avoir assez rouspété pour que l'on me lâche la grappe, il n'en était rien. Des bruits de moqueries, encore et toujours. C'était blasant... si seulement je pouvais leur en mettre une bonne ! Mais bon, je me doute que la Mizukage râlerait un poil. D'ailleurs elle a une réputation de frustrée apparemment. Sérieusement, en elle-même, le gamin roux, le vieux qui tient plus sur ses jambes, la limace alcoolique et l'espèce de catcheur, on avait une belle brochette de bras cassés. À croire que pour être Kage, il fallait passer par la case cas sociaux. Et c'est moi qui dis ça... franchement, c'est l'hôpital qui se fout de la charité.

Alors que je continuais mon travail, sous les rires des gamins, j'entendis quelqu'un approcher. C'était une démarche souple et assurée, et son chakra était bizarre aussi. Non pas que j'avais des techniques pour repérer le chakra, mais tout le monde pouvait le faire, à plus ou moins haute échelle. Et étant aveugle, j'avais un peu plus de facilité que les autres de ce point de vue.
 

« C’est une coutume de Suna que de coller les affiches à l’envers ? »

Cela ne se voyait peut-être pas encore à mon visage mais je fulminais. Encore quelqu'un qui venait pour se moquer de moi ? Non mais franchement, c'était quoi ce village . Si ça continuait, j'allais être obligée d'aller pousser une gueulante dans le bureau de la Terumi. Elle allait m'entendre elle ! Au moins à Suna, les gens eux, étaient polis :


- Vous êtes pas contente ? Faites-le vous-même.


Le ton avait été sec, cassant. Déjà que d'habitude, je n'aimais que l'on me charrie comme ça. Si en plus ça venait d'une parfaite inconnue, on allait vraiment pas être copine elle et moi. C'était dingue comment les gens ici étaient lourds.  

«  Autrement, je vous remercie de vos efforts, et j’espère que cette mission ne vous a pas trop importunée. L’imprimerie a remarquablement bien choisi les tons de couleurs, ainsi que les images à assembler. »
Non, cette fois c'était trop. Stop, j'avais eu ma dose ! J'étais tellement énervée que cela devait se voir sur ma tronche à des kilomètres. Franchement, ce n'était vraiment pas possible, fallait lui mettre les points sur les i à celle-là !


 
- Putain ! Entre Chao et toi, ce n'est pas possible. À croire que c'est un de vos trips dans ce village de vous foutre des aveugles. Pourquoi j'ai accepté cette mission de merde....



Bah oui, allons-y ! Tain' ! Excepté Shina, tous les Kiri-Jins que j'avais rencontrés jusque-là étaient pareils. Toujours à parler à demi-mot, maniant l'ironie comme je manie le Dôton. C'que j'en savais des couleurs des affiches ! Non mais franchement. Comme si je n'avais pas autre chose à faire, franchement.

En toute autre circonstance, je me serais rendu compte qu'il y avait quelque chose qui me ferait glisser en marchant.

En toute autre circonstance.

Mais l’énervement m'ayant gagné, je sentis mon pied glisser et je perdis ainsi l'équilibre. Non, quand même pas ? Pas ce vieux gag tout pourri de la peau de banane sur le trajet ? Bah faut croire que si ! Mais allons-y ! C'est la fête ! Résultat ? J'étais toute boueuse, de la tête aux pieds, et mes affiches devaient être ruinées, elles aussi. Je n'en pouvais plus, j’abandonnais.
[/i]

- J'en ai eu assez ! J'vais aller voir la Mizukage pour qu'elle me donne autre chose à faire, j'en peux plus !  



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Dernière édition par Hikaru Nanahara le Jeu 24 Juil - 21:54, édité 1 fois


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MessageSujet: Re: Des affiches, une aveugle, une frustrée sexuelle [PV Meï][Terminé] Mer 16 Juil - 15:31

Intolérable


« La sensibilité d'une femme n'est pas une vulnérabilité »



Meï & Hikaru




Cette injure, cette invective, cette incartade, nulle personne ne l’aurait toléré. La jeune étrangère avait laissé son courroux se dessiner sur son visage au fil des paroles de la Mizukage. Cette dernière l’avait clairement aperçu, mais elle n’avait pas réellement compris la raison pour laquelle elle fulminait autant qu’un torrent enflammé. Elle avait certes fait une petite gausserie en lui posant sa toute première question, mais le sarcasme n’avait pas été tant cela son objectif. Peut-être qu’elle n’avait pas été si subtile, cependant, elle ne voyait pas en quoi le reste aurait pu agacer l’inconnue. Cela dit, bien que la culpabilité ne la ronge de l’avoir un peu tacler verbalement, ce sentiment se dissipa très vite lorsque le comportement, empli d’ignominie, de la Sunajin vint frapper Meï de plein fouet.

Les fins sourcils de la Mizukage se froncèrent. Sa tempe droite palpita légèrement sous l’effet de l’exaspération.  Le coin de ses lèvres tremblèrent nerveusement. Ses doigts se crispèrent discrètement d’une manière incoercible.  Son œil smaragdin visible perdit de sa nitescence chaleureuse, et vint s’obscurcir avec fureur. Tout le monde savait à quel point, cette femme ne supportait pas la moindre offense à son égard ou quelle autre effronterie de ce genre.

L’inconnue venait de toucher un point sensible de la belle, qui dut lutter contre ses pulsions violentes pour conserver sa grâce ainsi que sa pondération. On savait parfaitement de quoi elle était capable, lorsqu’elle était offusquée par une quelconque remarque à propos d’elle. Or, il lui était impossible de toucher à cette Sunajin pour deux raisons. La première était que sa position en tant que Mizukage, la conduisait forcément à devoir montrer l’exemple auprès des siens. La seconde était simplement le fait qu’elle ne pouvait se permettre de lever la main sur un Ninja venu de l’étranger. Il ne lui restait plus que les piques verbales pour lui faire comprendre qu’elle n’avait pas à prendre autant d’aise. Cela dit, mieux valait faire preuve de tact pour ne pas que cela ne se termine enfantillages futiles.

Les villageois observèrent la scène avec une certaine appréhension de la suite. Certains observaient successivement les deux jeunes femmes, se demandant quel châtiment la bécasse aux affiches subirait. D’autres comptaient sur la sagesse de leur cheffe, tout en considérant la Sunajin avec un certain dédain.  S’ils avaient pu entamer la circulation de billets dans un pari de combat autour de ces deux-là, ils l’auraient fait. Néanmoins, n’étant pas suicidaires, ils se contentèrent de rester muets comme une tombe.

« Et dire que je dois garder mon calme face à tant d’insolence… mmh. » pensa-t-elle.

Si elle n’avait été qu’une simple Jônin, la question aurait déjà été réglée. Ses mains se seraient mis à faire bouillir une quantité de chakra suffisante pour faire fondre cette sotte. Cependant, elle dut bien avouer qu’elle était responsable d’une partie de ce comportement. Il n’y avait plus aucun doute au fait que ses pupilles blanches ne signaient pas son appartenance au clan Hyûga. Elle était aveugle, et Meï l’avait jugée trop rapidement. Ce n’était absolument pas son genre, ordinairement, mais les Shinobi possédant cet handicap n’étaient pas très courants. La décision la plus sage serait de s’excuser, tout en remettant tout de même cette fille en place.

« Tu devrais tenir ta langue, imbécile ! Tu ne sais pas à qui tu t’adresses ! » lança finalement un des ninja accompagnateurs de la trentenaire.

« Ne t’avise même plus de la tutoyer. » ajouta un pêcheur.

Mais alors que l’étrangère s’avança vers une autre direction, le hasard en décida autrement. Le primeur avait négligé une peau de banane sur le sol, qui s’écrasa davantage sous le poids de l’aveugle. Cette dernière glissa malencontreusement dessus, ne manquant pas ainsi de faire écarquiller les yeux de la Mizukage, visiblement surprise. Elle n’eut malheureusement guère le temps de secourir cette fille, qui s’écrasa sur le sol boueux. Meï s’était légèrement écartée pour éviter les résidus de terre, et les habitants riaient de nouveau aux éclats.

Les affiches qui n’avaient pas encore été collées s’envolèrent, avant de se reposer doucement aux côtés de l’inconnue. Elles étaient toutes aussi fichues que les vêtements de leur détentrice. Celle-ci fut plus enragée que jamais, pestant une nouvelle fois en déclarant clairement son intention d’aller voir la Mizukage. C’était une situation assez cocasse, et Meï jeta un léger coup d’œil au couvre-chef qui recouvrait son crâne. Il était évident que la cécité de cette fille ne lui permettait pas d’identifier les individus, donc c’était pour cette raison qu’elle lui avait manqué de respect. Laissant le temps à son interlocutrice de se relever toute seule, la belle aux yeux d’émeraude fit taire une bonne fois pour toutes les dernières railleries. Puis, elle finit par se présenter.

« Je n’en ai peut-être pas l’air, mais je suis la Godaime Mizukage de ce village. » dit-elle sérieusement.

Son sourire n’était pas revenu depuis les grossièretés qu’elle avait entendues, alors il était certain qu’elle conserverait une expression faciale autoritaire. Toutefois, elle finit par soupirer discrètement. Il en était tellement ridicule d’en être arrivé jusque-là.

« J’avoue m’être trompée à votre propos et je tiens à m’excuser de cette erreur. »

Les yeux des villageois se tournèrent vers leur gouvernante, surpris de sa réponse et soulagés qu’elle n’ait pas utilisé ses Kekkei Genkaï pour faire un petit ravage.  Pourtant, ils savaient bien que quelque chose devait bien se cacher derrière ces jolies excuses. Une femme, aussi fière et audacieuse qu’elle soit, ne se laisserait jamais marcher sur les pieds. Et ce n’était pas l’ardeur qui manquait dans le caractère de l’auburn.

« Néanmoins, je ne peux absolument pas tolérer vos propos. Je conçois que certains comportements ont pu être désagréables à vos yeux et j'en suis navrée, mais vous n’étiez pas obligée d’aller aussi loin avec de telles expressions. »

La traduction de ce message était qu’elle attendait réciproquement des excuses de sa part. Ainsi, ils pourraient peut-être repartir sur de bonnes bases, et c'était ce qu'elle souhaitait. Ramassant une des affiches qui lui était tombée sur le pied, elle l'inspecta minutieusement. Elle était encore assez intacte pour pouvoir en reproduire une petite centaine.


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MessageSujet: Re: Des affiches, une aveugle, une frustrée sexuelle [PV Meï][Terminé] Jeu 17 Juil - 20:48






C'est la Mizukage elle ?





« Tu devrais tenir ta langue, imbécile ! Tu ne sais pas à qui tu t’adresses ! »

« Ne t’avise même plus de la tutoyer. »

Mais sérieux, ils allaient la fermer ceux-là . Pas possible d'être tranquille trente seconde dans ce village de merde. Elle était quoi pour eux . La catin du coin ? La Mizukage ? Non, franchement, je ne comprenais pas, et surtout, j'en avais pas envie ! Y en avait bien un dans le lot qui devait être ninja, mais l'autre... sérieusement, j'allais pas me laisser marcher sur les pieds ! Je leur répondis donc avec un aimable crachat, qui je suis sur, allait les calmer. Au pire, je pourrais toujours leur donner une leçon d'humilité plus tard. Enfin, fallait d'abord s'occuper de ses foutues affiches.

C'est ce que j'aurais aimé faire si malheureusement je me retrouvais pas le nez dans la boue, crade comme ce n'est pas permis. Cette journée était vraiment pourrie. Je n'aurais jamais dû venir dans ce village de clampin sérieusement. Enfin, heureusement ce n'était que de la boue. Je pourrais m'en débarrasser rapidement avec le Doton. Là où ça m'emmerdait déjà un peu plus, c'est au niveau des affiches. Tout en me relevant, j'entendis les rires de la foule. Inutile de dire que je commençais à en avoir gros sur la patate là ! Même l'autre idiote aux cheveux roses de Sakura n'avait pas été jusque-là.

« Je n’en ai peut-être pas l’air, mais je suis la Godaime Mizukage de ce village. »[/color]

Ah ? C'était vraiment la Mizukage finalement ? Du coup, les réactions des villageois étaient un poil plus compréhensible. Enfin, je m'en foutais un peu à la limite. Après tout, si Gaara avait été insulté et que j'avais été présente, je m'en serais lavée les mains, très honnêtement. Sérieux, y'avait que les cons pour avoir du respect pour un mec de son genre. Il avait beau s'être adoucis, c'est pas pour autant que les personnes qu'il avait tué avaient ressuscités. Tient, ce serait marrant d'utiliser l'Edo Tenseï sur eux et de les faire rencontrer leur tueur.


- Ah... d'accord.


Cela montrait bien le peu de cas que je faisais de son grade. Genin, Jonin, Anbu ou Kage, c'était du pareil au même pour moi. Aucune différence. Le respect, ça se gagnait, et je ne courberais certainement pas l'échine devant elle. Devant personne. Je déniais à quiconque un hypothétique droit de supériorité face à moi.  

«  « J’avoue m’être trompée à votre propos et je tiens à m’excuser de cette erreur. » »

Bon, au moins elle n'était pas totalement pourrie. Elle s'excusait, c'était bien la première fois. Remarque, Shina était assez spéciale, et pas difficile de faire mieux que Ringshen dans un sens. Toujours est-il qu'elle marquait des points, certes. Peut-être allions-nous nous entendre. Enfin, restons aimables, je n'avais pas envie de me faire cramer les fesses moi. Après tout, j'étais parfaitement consciente qu'elle serait capable de me botter le derrière tellement fort que mes arrière-petits-enfants le sentiraient encore.


- Ma faute. J'suis assez excédé que cet idiot de Gaara est eut la merveilleuse idée de me coller cette mission. Ah oui, et excuse moi par avance, mais je ne compte pas te vouvoyer. La seule personne en qui je l'ai fait, c'est mon ancien Sensei. Ne le prend pas personnellement.



Retenue ? Non. Respect ? Encore moins. J'avais carrément insulté le Kazekage devant la Mizukage. Pou la finesse, on repassera hein, ce n'est pas mon domaine. Circulez, y'a rien à voir ! Et après ? J'avais carrément mis les points sur les I en disant que peu importe la situation, elle aurait droit au tu familier. La seule personne que je vouvoyais était en effet mon défunt maître. De toute ma vie, ce serait uniquement lui. paix à son âme d'ailleurs, je me ferais bien un petit Konoha-juin tient. [/i]

« Néanmoins, je ne peux absolument pas tolérer vos propos. Je conçois que certains comportements ont pu être désagréables à vos yeux et j'en suis navrée, mais vous n’étiez pas obligée d’aller aussi loin avec de telles expressions. »

Bah écoute. Si ça te fais plaisir. Ce n'est pas pour autant que j'allais changer. Je ne lui répondis néanmoins pas tout de suite, concentrée sur ce que je faisais. Je ne pouvais pas encore utiliser le Doton sans signe incantatoire, mais pour simplement enlever de la boue, ce serait possible je pense. D'une simple jonction de la main, je sentis la saleté que j'avais disparu. Nickel. Je souriais. Cela ne pouvait dire qu'une chose : j'avais progressé.


- Désolées pour les affiches, elles doivent toutes êtres foutues maintenant. Mais comme je dois rester ici quelques jours, tu pourrais me trouver un autre truc à faire, histoire que je ne me transforme pas en légume.  


Eh non. Toujours pas plus de respect que ça. Bon, ok j'avais tout de même pris une voix plus douce et aimable. D'ailleurs, en parlant de ça, je devrais peut-être lui parler de Chao. Ce n'est pas comme si le ninja avait failli tuer des pauvres paysans. Si elle venait vraiment de Kiri, il vaudrait mieux lui en parler, puisque c'est elle la boss ici.

- Avant que j'oublie, j'aimerais te parler de l'un de tes ninjas, que j'ai croisée lors d'une mission au Pays des Vagues. En privé, ce serait mieux...


J'étais après toute la meilleure placée ici pour savoir que les murs ont des oreilles et que ce genre de conversation devait se faire en privé. Les fuites étaient si vites arrivées....

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Dernière édition par Hikaru Nanahara le Jeu 24 Juil - 22:00, édité 1 fois


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MessageSujet: Re: Des affiches, une aveugle, une frustrée sexuelle [PV Meï][Terminé] Ven 18 Juil - 15:43

Poisson fétide


« La sensibilité d'une femme n'est pas une vulnérabilité »



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La Mizukage, tout comme les villageois, s’attendait réellement à un comportement un peu plus serein de l’étrangère, quand elle connaîtrait enfin l’identité de la personne à qui elle parlait. Cependant, c’était sans doute une conclusion trop prématurée. Cette personne aveugle paraissait d’un coup bien insaisissable, et presque imprévisible. Suna regorgeait décidément des personnes étonnantes, quoi qu’un peu trop lestes et impudentes. Les mentalités n’étaient vraiment pas similaires d’un village à l’autre, et si on pouvait apprécier les différences culturelles et morales dans certains cas, il y avait des limites à d’autres. Meï se savait beaucoup trop pondérée et tolérante naturellement pour ne pas agir comme le Hokage et le Raikage dans ces situations-ci. Il était clair que ces derniers n’auraient pas attendu pour mettre une petite trifouillée à cette insolente, en s’assurant bien évidemment qu’elle ne devienne plus docile.

Le pêcheur qui venait de gronder la Sunajin ne semblait pas vouloir pardonner l’outrage que celle-ci avait fait, mais il se contenta simplement de grincer les dents. On ne pouvait pas vraiment lui en vouloir ; du haut d ses soixante-cinq ans, il était atrabilaire, acariâtre et peu convivial à l’égard des jeunes générations. A Kiri, certaines personnes étaient encore attachées à d’anciennes habitudes, où l’on traitait les jeunes comme de simples moineaux en apprentissage de vol. Il fallait croire qu’il était nécessaire de traverser les pires tribulations, pour pouvoir monter dans leur estime. Finalement, ce même pêcheur fut calmé par son épouse, vingt années plus jeune que lui. Elle venait de sortir un mouchoir de sa poche,  et elle essuya soigneusement le front luisant de son homme. Il faisait de l’hypertension par moments, donc elle ne désirait pas qu’il se surmène inutilement. Mais pour combien de temps allait-il rester dans le flegmatisme de sa femme ?

Du côté de la Mizukage, c’était plutôt l’indifférence de la Sunajin vis-à-vis de sa présentation, qui la rendit perplexe. Elle avait l’air d’être une véritable dure à cuire, sûrement capable d’une bonne opiniâtreté pour accomplir ses objectifs. Elle osait même parler de son dirigeant d’une manière bien trop détendue, et presque insultante. Gaara serait idiot ? On pouvait bien se demander comment le Kazekage pouvait supporter ce genre d’atteinte. Il avait, de plus, bien mérité le respect qu’on lui devait et ce, depuis bien avant la déclaration de guerre à Madara. Le fait qu’il soit monté sur le trône en étant si jeune, forçait déjà de la déférence pure et simple. Oh, il était formel que Meï n’aurait pas du tout aimé ce genre de remarque, elle qui était une femme assez susceptible. Vous pouviez déjà la voir, ici, en train de contrôler ses émotions pour ne pas faire comprendre à la sotte qu’elle devait tourner sa langue sept fois avant de parler.

La paix et son cortège de bienséance l’empêchait de pouvoir de nourrir ses poings de la peau de l’aveugle. Elle avait beau s’être excusée, elle ne l’avait pas fait pour la cause attendue. Elle ne comptait pas la vouvoyer, par un principe qu’elle avait dû s’imposer. Apparemment, seul son ancien Senseï semblait digne de cette appellation.

« Cela n’empêche pas une marque de respect, vouvoiement ou pas. D’ailleurs, je ne comprends pas comment vous pouvez parler ainsi de votre Kage, alors qu’il  tient impeccablement votre village entre ses mains... » dit-elle doucement, souhaitant lui faire prendre conscience de certaines choses.

C’était peut-être peine perdue, mais elle lui déclara tout de même son incompréhension quant à tant de familiarités.

« Pour cette mission… sachez qu’elle a été approuvée par tous les villages, et je vous assure qu’elle n’a pas pour but de… »

SPLASH !

Un projectile dirigé vers la Sunajin fendit l’air pour venir frapper sa cible en plein visage. Cette même fusée n’était ni plus ni moins une bonne dorade fraîchement sortie de la mer. Le pêcheur fronça les sourcils d’agacement ; il trouvait la Mizukage beaucoup trop tendre avec cette petite imbécile. Il n’avait pas pu s’empêcher d’agir, lui qui n’aimait pas que la jeunesse soit si nigaude. Aussitôt, Meï prédit que le pire n’arrive, alors elle fit rapidement signe à ses quatre Shinobi accompagnateurs. Ces derniers agirent aussitôt, saisissant deux à deux les individus en plein conflit. Complètement stupéfaite, les yeux de notre héroïne s'écarquillèrent, et elle eut un léger mouvement de recul.

« Mr Nagawa, je vous prie de bien vouloir cesser vos actes irréfléchis. Nous avons ici une envoyée de Suna, et il n’est absolument pas admissible de froisser nos liens avec eux. N’oubliez pas que nous faisons tous partie d’une même Alliance.

- Mes excuses, Mizukage-Sama. Mais cette petiote ne connait aucune bonne manière. Alors, IL EST PAS FRAIS MON POISSON ?!» grogna le pêcheur, lorgnant  l’aveugle du regard.

Sa femme accourut vers les Shinobi pour les supplier de bien vouloir le relâcher.  Les hommes prirent donc la décision de reconduire le couple jusqu’à leur demeure. Du côté de Meï, elle dut retenir un peu sa respiration pour ne pas supporter l’odeur fétide de l’aveugle. La pestilence du poisson allait lui rester dessus pour de bonnes heures…

Soupirant une nouvelle fois par ces événements fâcheux, elle poursuivit dans le calme, faisant mine que rien ne s’était passé : inutile de rabâcher sur cela, et autant avancer les choses. Elle laissa l’impudente s’exprimer une dernière fois dans son langage familier, avant de reprendre la parole. Visiblement, l’envoyée avait quelque chose à lui dévoiler à propos de l’un de ses Ninja. La curiosité de l’auburn était donc à son paroxysme, elle qui était très attentive et à l’écoute des autres.

« Ne vous en faites pas pour les affiches. Celle que je tiens est intacte, et on devrait pouvoir la dupliquer avec du Ninjutsu. Votre tâche n’est donc pas terminée, mais avant cela, j’accepte d’entendre ce que vous avez à me dire. »

Prête à partir de cet endroit, elle se retourna aussitôt pour reprendre son chemin, en direction de la plus haute tour du village. Les Shinobi présents retenaient toujours la Sunajin, prêts à la relâcher si seulement elle daignait reprendre sa placidité. Les nerfs de Meï n’étaient plus tant cela mises à l’épreuve, et peut-être qu’inconsciemment, le pêcheur l’avait un peu vengée. Il n’y avait plus qu’à espérer que l’étrangère ne commette plus d’impasses. Pour l’heure, elle s’avança avec grâce et droiture, empruntant les passages les moins fréquentés.



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MessageSujet: Re: Des affiches, une aveugle, une frustrée sexuelle [PV Meï][Terminé] Ven 18 Juil - 16:40






Salopard de pêcheur





« Cela n’empêche pas une marque de respect, vouvoiement ou pas. D’ailleurs, je ne comprends pas comment vous pouvez parler ainsi de votre Kage, alors qu’il  tient impeccablement votre village entre ses mains... » »


Ahahahah ! Là, elle venait de toucher un point vraiment sensible la Mizukage. Gaara, bien gérer le village . Je ne savais pas qu'ils avaient le sens de l'humour tient. Gaara le Démon, Gaara le monstre. Mon opinion n'avait point changé depuis toutes ses années sur ce type. Et ça ne changerait probablement jamais. Il était un assassin de la pire espèce, point. Je n'étais pas comme ces planqués de Konoha qui libéraient leurs Nukenin. Il y avait tout de même un minimum. Enfin, passons.

- Peut-être parce que ce type à tué des dizaines de personnes du village, ninjas comme civils ? Je dis ça, je dis rien...



SPLASH !


Odeur nauséabonde. Poisson qui volait. Énervement. Grand énervement. Ce n'était pas possible. Cet enfoiré m'avait vraiment balancé son poiscaille au visage . S'il n'y avait pas la Godaime présente, je lui aurais volontiers carré dans l'arrière-train son poisson ! Non mais sérieusement, il était taré ce mec. jeter un poisson à la tête des gens. On lui avait jamais appris qu'il ne fallait pas jouer avec la nourriture . Même moi, je ne me permettais pas ce genre de frasque. Franchement, il abusait là !

Encore sous le choc, je ne pris la peine que d'écouter la conversation à moitié. On pouvait le ressentir dans l'air même si mon visage était impassible : une soif de sang. Si seulement je pouvais lui faire cracher sa cervelle par le nez à cet incapable. Je n'allais pas me laisser dicter ma conduite par qui que ce soit. Surtout par un pauvre pêcheur ignare. Je sentis soudain des prises sur mes bras. Craignaient-ils vraiment que je le tue ? J'étais peut-être fonceuse, mais pas idiote. Le tuer ne m'apporterait rien. Non, strictement. Je pouvais néanmoins faire quelque chose de bien plus amusant. Et tout ça, sans éveiller les soupçons vers moi. Oh, peut-être qu'ils en auraient, mais aucune preuve tangible ne pourrait m'accuser. Après tout, ce ne serait qu'un caillou n'est-ce pas ?


« Ne vous en faites pas pour les affiches. Celle que je tiens est intacte, et on devrait pouvoir la dupliquer avec du Ninjutsu. Votre tâche n’est donc pas terminée, mais avant cela, j’accepte d’entendre ce que vous avez à me dire. »

- J'te suis. Hey, les gorilles, pas la peine de m'enserrer, j'suis pas assez débile pour commettre un meurtre devant vot' chef. Pas envie de crever.


Bah oui, je n'avais pas des tendances suicidaires non plus. Tuer ce pauvre type signerait aussi mon arrêt de mort. Ou la prison à perpétuité, ce qui n'était pas forcément mieux. Après tout, j'avais encore trop de projets à réaliser comme mettre une branlée à môsieur Sasuke Uchiha, devenir ermite des taupes, rencontrer Naruto ou même maîtriser cette limaille de fer. En tout cas, ils semblaient avoir compris et relâchèrent leurs prises. Un dixième de seconde. C'était le temps que ma démarche ralentit. Trop infime pour que quelqu'un s'en rende compte, mais assez pour que ce que je veux se fasse. On entendait au loin la voix du vieux pêcheur qui râlait. Selon ses propos, il semblait avoir buté contre un caillou, ou quelque chose de ce genre.

Moi ? Impliquée ? Maiiis non, jamais de la vie voyons; Je n'oserais, au grand Dieu jamais pourrir ainsi la vie d'un honnête citoyen. Et puis, ce n'était qu'un caillou. On ne pouvait pas m'incriminer parce que cette tanche avait trébuché pas vrai.    


Plus on avançait, plus le nombre de chakra augmentait. On devait sans doute se diriger vers le bureau de Mei. Logique en même temps. J'avais entendu parler de cette fameuse tour, où nombres d'innocents avaient perdu la vie, torturés par Yagura. Certes, il n'y avait plus aucune odeur de sang, mais on pouvait le ressentir.  


- Très touristique l'endroit en tout cas. Je n'ai jamais eu l'occasion de venir ici, sous le règne du Yondaime, après tout ma... particularité, ne lui aurait pas vraiment plu je pense.  



Ou comment signaler plus ou moins subtilement que j'avais un Kekkei Genkai. Bah oui, mon Jiton ne servait pas qu'à faire joli. Il pouvait s'avérer très utile parfois. Et il est vrai qu'il n'aurait pas été des plus intelligent que de se rendre au village de la brume pendant la période sanglante. Cela aurait signé tout bonnement mon arrêt de mort. Et je n'étais pas assez sotte pour tenter le coup. Enfin, de toute façon, m'semble qu'à l'époque, toutes les entrées et sorties du village étaient minutieusement surveillées. Logique en fin de compte. Par contre, je ne comprenais pas pourquoi les autres villages n'avaient jamais agi. En se réunissant, ils auraient balayé le régime de Yagura en seulement deux jours à tout casser. Comme quoi, il y avait des hypocrites partout....[/i]

Saloperies d'escalier. Ce n'était pas la joie ce genre de truc. Les escaliers étaient après toute la pire chose possible pour moi. Chaque fois que j'en gravissais, c'était toujours sportif. En plus elle était méga-haute cette tour. Sérieusement, c’était totalement débile. Ok, ça permettait d'avoir une vue globale du village, mais plus c'était haut, plus les fondations étaient fragiles. Dire qu'avec un bête jutsu de rang S. Doton je pourrais tout détruire en un instant et tuer toutes les personnes présentes avec les décombres. Vraiment, la sécurité était déplorable ici. Enfin, pas vraiment le choix.

J'entendis finalement un cliquetis au bout de plusieurs minutes. Ce devait être la porte du bureau. Alors que nous entrions, je sentis tout de suite une atmosphère semblable à celle de chez Gaara. À croire que tous les Kage avaient le même sens la déco. Enfin, j'dis ça mais en fait, j'en sais fichtrement rien.


- Vous avez si peu de confiance en la force de votre Kage que vous restez ? Sérieusement les mecs, comme si j'étais capable de lui faire le moindre mal. Elle pourrait me butter dans les cinq secondes qui suivaient si elle voulait... 


De l’exagération ? Peut-être un petit peu en fait. Mais il y avait une part de vérité. Je n'avais strictement aucune chance face à Mei pour l'instant. Tout comme face à Gaara où n'importe quel autre Kage. Tout du moins, pour l'instant. Après tout, ils étaient déjà au sommet de leur art. Progresser était infiniment plus dur pour eux que pour moi. Un jour, je les surpasserais tous.

- Enfin bref... tu as bien une Jonin du nom de Ringshen Chao sous tes ordres non ? C'est comme ça qu'elle s'est présentée à moi en tout cas.  


Chao avait-elle été honnête ? Je n'en savais rien. C'est bien pour ça que je demandais confirmation. Et si c'était bien le cas, il n'était pas à exclure que j'ouvre la boîte de Pandore avec mes prochains mots. Mais attendons d'abord la réaction de la vieille.

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MessageSujet: Re: Des affiches, une aveugle, une frustrée sexuelle [PV Meï][Terminé] Sam 19 Juil - 17:55

Une information à délivrer ?


« La sensibilité d'une femme n'est pas une vulnérabilité »



Meï & Hikaru




Soupirs… certains ne pouvaient vraiment pas s’empêcher d’en faire trop, en présence des personnes qu’ils ne supportaient pas du tout. Meï n’avait habituellement pas à les rappeler autant de fois à l’ordre pour qu’ils se calment, mais aujourd’hui, l’aveugle avait dû dégager une sacrée aura d’acerbité et d’amertume pour les rendre aussi hargneux.
A présent qu’ils traversaient des ruelles plus désertiques et plus froides que les autres, seuls leurs pas furent source de bruit. Les deux Ninja continuaient encore de bien tenir la Sunajin un instant, avant que celle-ci ne sorte une réplique toujours aussi insolente. La Mizukage compatissait intérieurement avec Gaara : cela ne devait pas être facile d’avoir une Kunoïchi à son service, dotée d’un caractère aussi âcre, et mordant.   Elle avait même osé lui dire que son Kazekage n’était pas tout blanc, du haut de ses multiples meurtres passés. Il était vrai que le passé de ce jeune homme n’avait rien de rose, ni de lumineux, mais notre jeune auburn possédait aussi quelques souvenirs, qu’elle désirait tant pouvoir effacer. Ce n’était pas simple d’arrêter de repenser aux visages que l’on mutilait, que l’on faisait fondre à coup de lave, et que l’on éteignait à tout jamais.  Elle ne faisait pas partie des personnes inconséquentes, déraisonnables et assez démentes pour pouvoir aisément tourner la page sur des meurtres.

La brume était toujours présente dans les alentours à proximité de la tour administrative du village. Cette zone froide située au nord faisait légèrement frissonner la peau de la trentenaire. Pourtant, elle appréciait bien ce climat dans lequel elle avait été bercée depuis sa naissance. Cela faisait déjà des années que cette même brume paraissait moins sanglante, et plus propice à y engendrer la vie. La Mizukage ne cessait jamais de prendre du plaisir à contempler les infrastructures du village, et les autres éléments de décor qui rendaient le lieu si aquatique et surnaturel.

C’était un spectacle que l’on ne pouvait apercevoir qu’ici, ou encore à Yuki no kuni. Mais ce pays en question s’était mielleusement inspiré des idées paysagistes Kirijin. Des statues de dauphin et de requins faisaient le tour des petites places, et les fontaines ne se comptaient plus. L’eau fraîche et potable s’y écoulait, et il n’était pas rare que des jeunes Genin, revenus de missions, viennent s’y poser pour boire une gorgée. Les amoureux, quant à eux, jetaient leurs petits colifichets d’amour dans l’eau. Ils espéraient ainsi que leur couple puisse tenir pour toute une éternité.

Meï sourit nerveusement à cette pensée. Elle chassa cette image de couples en pleine flamme d’ardeur et de salacité. Pourtant, elle en avait cruellement envie de mordiller à son tour les lèvres d’un homme, et de pouvoir laisser sa fougue intérieure l’aider à atteindre l’apothéose du plaisir. Ce fantasme ne dura pas plus de trois secondes, avant que sa frustration ne revienne lui rappeler que son lit, contenant pourtant deux places, n’accueillait qu’elle-même chaque soir. La belle se couchait avec deux oreillers, mais elle n’en utilisait qu’un.

Alors qu’ils approchaient vivement de leur destination, l’aveugle fit une petite remarque quant au tourisme de Kiri, en profitant de sa lancée pour y ajouter un sous-entendu à propos de Yagura. Une particularité ? Tout ce qu’on savait à son propos, c’était qu’elle ne pouvait pas utiliser ses yeux. Restait à voir si cela était congénital, ou bien issu d’un combat qui aurait mal tourné. L’auburn supposa donc que la particularité devait soit provenir de ses yeux, ou soit être simplement un autre don qui n’avait rien à voir avec sa cécité.

«  Une particularité ? Si c’est quelque chose qui vous rend vraiment unique et puissante, alors je peux vous comprendre. »

Ses deux Kekkei Genkai ne lui avaient pas forcément rendue la vie facile, depuis sa tendre jeunesse. C’était pourtant exceptionnel de pouvoir sortir de l’ordinaire, en possédant des dons aussi admirables et salutaires. Mais l’ancienne ère avait tourné cela autrement, comme une sorte de poison délétère, ou d’un impitoyable fléau. La persécution ne l’avait donc pas épargné, et elle était sans doute vivante par chance. Sa famille avait tout fait pour la protéger, et le clan Terumi même avait beaucoup donner pour faire croire aux hautes autorités qu’ils étaient encore utiles. Dans un tel régime de terreur, un des moyens de survivre était de souligner une certaine importance, et de ne jamais régresser dans son utilité.

Une fois que l’on était considéré comme un déchet à jeter par-dessus l’épaule, on avait plus que ses jambes pour fuir.

Atteindre le bureau après l’incommensurable montée d’escalier suscita un petit soupir de soulagement pour les Shinobi accompagnateurs. Cela faisait des heures qu’ils ne faisaient que bouger à cause du Nukenin de Suna, et désormais, ils allaient enfin se poser un tant soit peu dans le bureau de leur cheffe. Mais la réplique de l’étrangère les rendit encore plus aigris que d’habitude, alors ils ne manquèrent pas de persifler contre elle, dans leur tête.  Ils ne voyaient clairement pas comment la Mizukage avait pu s’intéresser à cette jeune adulte pleine de verdeur, et de désinvolture.  Finalement, la Terumi prit la décision de rendre la discussion privée.

« Postez-vous à l’entrée, je vous prie. Tout ira bien. » déclara-t-elle avec sûreté.

Tout ira bien… du moins, si la Sunajin était capable d’être sérieuse, et polie devant elle. Autrement, il était clair qu’elle n’hésiterait plus à la remettre à sa place. La porte d’entrée étant maintenant fermée, il n’y avait plus personne qui puisse la contraindre à donner le « bon exemple ». Dorénavant, les choses  importantes allaient commencer, mais cela ne se ferait certainement pas sans un thé délectable. Son bras-droit lui avait ponctuellement apporté sa théière encore chaude, et elle n’allait pas attendre plus longtemps pour faire plaisir à ses papilles.

«  Voulez-vous une infusion de thé au jardin fruité ? »

C’était un principe chez elle que de proposer sa boisson préféré à ceux qui pénétraient dans son bureau. Le thé avait de très bonnes vertus, capables de soigner des petites maladies, et de détendre les gens. Peut-être que ça calmerait la graine de folie de cette Sunajin ? En tout cas, il n’y avait rien de mieux qu’un bon thé pour poursuivre le travail dans l’allégresse et la motivation.

«  Chao ? Ringshen Chao ? En effet, c’est une des Kunoïchi les plus fortes de  Kiri. Quelque chose s'est produit avec elle ? » demanda-t-elle, cachant un peu sa petite inquiétude.

C’était curieux qu’on ait un mot à lui toucher à propos de cette fille. Il était clair que son passé n’avait rien de blanc, et à côté de cela, le Kazekage était sûrement un ange. On lui avait dit bien des choses étranges à propos de Ringshen, et des meurtres qu’elle avait commis. Mais tout ceci datait de la brume sanglante et depuis, sa conduite ne lui avait pas encore portée préjudice. Evidemment, elle restait « grise » dans tous les dossiers la concernant. Arquant d’un sourcil, elle prêta entièrement son attention à l’aveugle dont elle ignorait encore le nom.  





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MessageSujet: Re: Des affiches, une aveugle, une frustrée sexuelle [PV Meï][Terminé] Sam 19 Juil - 18:49






Faites de l'espace, René est dans la place !




Enfin seules dans le bureau. Enfin, pas tout à fait, les deux gardes du corps de la Mizukage étaient toujours présents. Sérieusement les mecs, vous n'aviez pas autre chose à faire . Comme, je sais pas moi, vous occupez des petits vieux qui marchent sur des cailloux ? Et puis bonjour la confiance quoi. Comme si votre chef n'était pas fichue de s'occuper d'une banale Jonin aveugle . Bon ok, j'avais le Jiton, mais faut pas abuser non plus. Enfin, la chef du village semblait être déjà plus compréhensible que les fourmis qu'elle avait en guise de subalterne, leur disant que tout allait bien et qu'ils pouvaient disposer.

Bien, nous pourrons ainsi parler seuls à seuls. Eh non, toujours pas ! V'là qu'il y avait une personne, près de la Terumi. Ça devait être son conseiller administratif ou quelque chose de ce genre. Soupçon qui se confirma quand j'entendis couler quelque chose, ce devait être une boisson.

«  Voulez-vous une infusion de thé au jardin fruité ? »

Du thé ? Bof bof. J'aimais pas ce genre de boissons chaudes. On crevait déjà suffisamment de chaud dans le désert, prendre en plus ce genre de liquide était juste masochiste. Non, décidément, non.  


-Non merci. Ah oui, et pour répondre à la question que tu n'a pas posé, j'ai le Jiton, comme feu Sandaïme.


Il ne fallait pas être devin pour savoir, au vu de ses anciennes paroles qu'elle était intriguée. Et puis, ça cassait pas trois pattes à un canard à dire ça. De toute façon, qu'est-ce que ça changeait pour moi ? Strictement rien, alors autant anticiper une hypothétique question à ce sujet. Je n'aimais pas trop parler de mon passé et faisais toujours en sorte d'être aussi brève que concise. Comme ça au moins, on ne me posait pas de questions à ce sujet-là.

Alors que j'attendais patiemment à ce qu'elle prenne la parole, après que je lui ai fait mention de la Jonin de son village, je la sentis légèrement se crisper. Inquiète ? Sans doute. Comme quoi, être aveugle avait son lot davantage, on était bien plus perceptifs à ce genre de détails qu'une personne normale. Finalement, la chef de la brume prit de nouveau la parole, cette fois-ci, pour me poser en bonne et due forme la question qui devait lui brûler les lèvres.


«  Chao ? Ringshen Chao ? En effet, c’est une des Kunoïchi les plus fortes de  Kiri. Quelque chose s'est produit avec elle ? »

S'il s'était passé quelque chose . Bien sur que oui, sinon je ne prendrais pas la peine de t'en parler, bécasse ! Sérieusement, ça me gonflait cette manière qu'avaient les gens de lancer des questions rhétoriques, pour le simple amour de dissimuler leur ignorance. Si tu sais pas quelque chose, tu attends qu'on te donne les explications, ce n'était pas compliqué pourtant !

 
- Et bien en fait...


Un poids sur mon épaule. Une odeur de terre et des grosses moustaches qui me chatouillaient la joue. Nan, ce n'était pas possible. Pas lui. Bon, d'accord, il avait l'habitude de se ramener quand on ne lui demandait pas, mais de là à venir à ce moment précis. Franchement, à croire que Big Brother regardait par-dessus mon épaule pour me pourrir la vie. Il n'y avait que ça, comme explication à ce genre d'enchaînement....  [/i]

- Salut Boss ! Comment tu vas depuis l 'temps ? Fait longtemps que tu n'as pas appelé, du coup on se posait des questions... hey mais, c'est que tu es mignonne ma jolie, c'est quoi ton nom ? Pourquoi tu m'as caché que tu connaissais une beauté pareille Hikaru ?


Rappelez-moi pourquoi j'avais accepté cette mission déjà ? Ah oui, je n'avais pas le choix. Bon sang, pourquoi cette scrogneugneu de taupe était venue ramener sa sale gueule. Enfin, je n'en sais rien, je ai jamais vue.  

- Putain René... t'y vois aussi bien que moi, j'te signale. Et c'est la Mizukage, merde.

L'odorat demoiselle ! Cette femme porte sur elle un parfum plus subtil que toi, elle ne peut être que jolie. Dis-moi, poupée, ça te dirais un verre et qu'on laisse cette gamine ici ? Enfin, après votre discussion qui m'a l'air fort passionnante, je me tais jusqu'à ce que tu sois disponible, beauté....


Merde ! Merde ! Putain de bordel de scrogneugneu de mille sabords de pétard de merde ! Il ne pouvait pas la fermer lui . Franchement, c'était à couper le souffle. Même moi je savais qu'il ne fallait pas parler d'amour avec la vieille. Et voilà que cette saleté de taupe, en deux paroles avait réussi à faire plus de rentre-dedans qu''il n'en était nécessaire pour qu'elle soit en pétard. On allait tous crevés, mayday !  

- Pardon... René est... très particulier. Me demande encore ce qui m'a pris d'accepter ce pacte de sang. Enfin, retournons à nos moutons....


Et voilà ! Bravo René ! À cause de toi, j'avais perdu totalement le sens de ma pensée. De quoi on parlait déjà . Sérieusement, elle était chiante cette taupe ! Ah oui ! C'est bon, je m'en souviens maintenant. Chao, oui, il s'agissait d'elle !  

- Je l'est rencontrée il y a quelques semaines, au Pays des vagues, lors d'une mission. Elle avait été la proie de quelques travailleurs qui avaient forcés sur la bouteille, je suis intervenue à temps heureusement. Pas pour la sauver elle, comme tu t'en doutes mais....


Une seconde de silence et une forte insistance sur l'elle". Avec ça, elle devrait comprendre de quoi je parlais. C'était évident, mais bon, histoire de faire bonne mesure, je devais lui dire jusqu'au bout les choses.  

- Enfin bref, si je n'étais pas intervenue, elle les auraient tués sans l'ombre d'une hésitation. J'pense que je devais t'en parler, vu qu'avoir une assassin de cette espèce sous tes ordres pouvait s'avérer très dangereux. Elle me l'a dit de vive-voix, qu'elle les auraient tués sans l'ombre d'une hésitation.


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MessageSujet: Re: Des affiches, une aveugle, une frustrée sexuelle [PV Meï][Terminé] Dim 20 Juil - 23:11

Mots interdits


« La sensibilité d'une femme n'est pas une vulnérabilité »



Meï & Hikaru




Suite au refus de la Sunajin de partager le thé de la Mizukage, cette dernière referma sa théière.  Aujourd’hui n’y faisait pas exception et comme d’habitude, elle trouvait cela très impoli que l’on refuse son invitation, même si on aimait pas vraiment sa boisson. Les individus avenants et distingués n’osaient jamais refuser de se revigorer un peu avec ces infusions chaudes et vivifiantes. Il faisait pourtant assez froid à Kiri, pour que l’on ait l’envie de se réchauffer un peu la gorge.  

S'étant déjà versée le thé dans sa tasse aux motifs vermeils, la jeune femme prit deux premières gorgées, tout en écoutant les dires de sa conviée, dénudée de toute pétulance exacerbée.   Elle possédait apparemment le Jiton, qui était une des plus rares capacités connues de ce monde. En d’autres termes, il s’agissait du magnétisme. Comme elle le disait si bien, le Sandaïme Kazekage possédait autrefois ce pouvoir.  On pouvait donc se demander comment elle avait elle aussi obtenir  ce talent.

«  Oh, intéressant, vous êtes donc la première à posséder ce ninjutsu que je vois. »

Le magnétisme était tout de même un excellent  outil de combat, quand il s’agissait de faire léviter du métal, ou autre ferraille. Et puis, on pouvait tout aussi bien se servir du magnétisme du noyau de la planète pour s’en faire une réserve d’énergie illimitée. Du moins, quand on maîtrisait parfaitement bien cet élément, mais cela devait nécessiter bien de la concentration, et induire des risques. Les risques, Meï les connaissait parfaitement bien. Maîtriser le Yôton ne s’était pas toujours avéré simple. Si on entrait pas en symbiose totale avec la chaleur de cette lave, on avait de bonnes chances de se brûler les doigts. Il n’y avait même pas eu de tutoriels écrits ou oraux pour l’aider ; on ne devait pas apprendre grâce aux cours plein de superfluité, mais seulement par sa propre expérience.

La Mizukage n’avait jamais évoqué ses petites difficultés d’enfant à contrôler ses deux dons. Il lui était arrivée de ne jamais pouvoir cesser le flux de lave lui coulant de la bouche, et elle avait parfois fortement craint que cette même substance ne bouche entièrement sa zone buccale. La trentenaire pouvait donc se permettre de subodorer que l’aveugle avait dû en baver un tout petit peu elle aussi.

Cela dit, il lui arrivait de rire de ses propres erreurs, et c’était ce qui la rendait humaine, de toute évidence. Rares sont les personnes qui n’en commettaient pas : en fait, ces mêmes individus ne devaient sûrement pas exister.
Ses oreilles attentives aux cordes vocales de l’étrangère, l’auburn était prête à entendre son récit. Elle espérait bien que tout ceci n’irait pas en défaveur de Ringshen Chao. Que cette dernière soit une amie très proche de Naoko n’y changerait rien ; en cas de bévue, elle devrait s’expliquer et assumer ses responsabilités. Cependant, elle n’eut pas immédiatement la réponse à ses questions. Une odeur remugle vint faire frémir les narines de la Kage, qui redoubla de scepticisme.  

« Qu'est-ce que... ? » se demanda-t-elle.

L’énigme n’en demeura pas plus inextricable, puisqu’une taupe surgit sur l’épaule de la Sunajin. Est-ce que tout était vraiment sérieux ? L’aveugle avait osé invoqué un animal dans son bureau ? Elle manquait décidément pas d’aise, et  elle avait intérêt à fournir une bonne explication.  Mais, la belle n’allait pas tarder à oublier cette intrusion et cette odeur bien terreuse, puisque la suite allait bien l’offusquer. La créature, apparemment nommée René, venait de commettre l’interdit. Hikaru risquait bien d’y passer.

« Depuis le temps… longtemps… Mon retard ?! » pensa-t-elle, alors que ses yeux furent traversés d’une lueur rouge flamboyante.

La colère. Oh oui, elle submergeait la Mizukage, qui se sentait outrée de ce sous-entendu, en plus de la suite bien plus stupéfiante. Elle était tout de même en train de se faire draguer par une affreuse bête souterraine… il n’y avait rien de bien laudatif dans ses paroles pas du tout courtoises. Ils ne se connaissaient même pas, et il osait s’adresser à elle d’une manière éhontée… Cela ne se passerait pas comme ça,  que Hikaru tance sa bête ou pas. Le regard courroucé de la cheffe croisa les yeux libidineux du cher René. Elle était prête à en faire de la pâté, et ce n’était pas une simple image de comparaison.
Ordinairement, Meï appréciait énormément les compliments à son propos ; qu’on lui dise qu’elle était très jolie, attirante et ravissante la faisait sourire. Mais venant d’un animal, et dicté de cette façon impudique, elle ne pouvait que le prendre de travers.

« Taisez-vous. Je ne vous ai pas autorisé à venir ici. » dit-elle, glacialement.

Un mystérieux froid vint traverser la pièce. La demoiselle était en colère, de la même manière que lorsque Ao la provoquait sans désirer la froisser. Sans attendre, elle se leva promptement de sa chaise et ne quitta pas le coupable de ses yeux foudroyants. Quand elle le voulait, elle pouvait revêtir le masque de la femme effrayante, et bien plus dangereuse qu’une mère protectrice.  Elle fit le tour du bureau, jusqu’à venir saisir la stupide taupe dans une de ses mains. Elle resserra l’étreinte, quasiment prête à étrangler la chose ou bien à la projeter en l’air. Seulement, au moment où elle compta agir, un ploc sonore se fit entendre. Entre les mains de la jeune femme, il n’y avait que de la vacuité…

L’élément perturbateur venait de se dissiper de lui-même, mais le regard accusateur de la Mizukage se tourna désormais vers la Sunajin. Dans un sens, tout cela était de sa faute, et elle aurait du mal à ne pas vouloir l’attaquer. Comment cette petite chose avait-elle osé lui parler avec si d’inconvenance ?  Quoi qu’il en soit, l’aveugle avait certainement dû juger qu’il valait mieux s’excuser avant que tout ne tourne mal. Meï eut du mal à concevoir l’idée d’oublier cet incident, mais c’était sans doute la meilleure chose à faire. Son sourire ne comptait pas revenir avant un bon bout de temps, ce fut donc avec un sérieux inflexible qu’elle fut attentive au récit tant attendu.

Ringshen aurait vraiment prétendu qu’elle aurait tué les personnes qui se seraient mis en travers de son chemin ? Si l’on se fiait à son dossier, sa révélation n’était pas si surprenante, mais depuis le temps, les instances avaient cru qu’elle aurait pris un autre tournant dans son mode de pensée. La trentenaire soupira, et s’octroya le plaisir d’une énième gorgée de thé. Cela allait calmer un peu ses nerfs perturbées, et lui permettre de mieux se concentrer. La chaleur était vraiment agréable à ressentir, dans un environnement aussi froid. Baissant les yeux sur la table de son bureau, comme si elle cherchait à résoudre une affaire, elle finit par répondre :

« Si elle a été en danger de mort, cela aurait pu expliquer sa décision de vouloir en aller jusque-là. Bien évidemment, aujourd’hui le meurtre n’est plus dans nos mœurs. Les hommes en question… ce n’était que des travailleurs, pas des shinobi des vagues ? »

Ringshen était une Kunoïchi très forte : pour qu’elle soit en danger de mort, il aurait fallu que ses ennemis soient des Ninja de haut rang. S’il s’agissait que de simples civils,  elle aurait simplement pu les assommer ou utiliser un jutsu de faible rang pour les neutraliser.


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MessageSujet: Re: Des affiches, une aveugle, une frustrée sexuelle [PV Meï][Terminé] Mar 22 Juil - 18:17





J'ai survécu !





Au moins, ce que l'on pouvait dire, c'est que je l'avais échappé belle. Il s'en était fallu de très peu pour que j'y laisse ma peau. La prochaine fois que René se ramène sans y être invité, je l'égorge. Franchement, si j'avais su, je n'aurais jamais pris la peine de signer le pacte de sang avec les taupes. Cet abruti avait dragué la Mizukage. Mais merde, même moi je savais qu'il ne fallait pas plaisanter avec ça.

Heureusement que cet abruti s'était taillé en vitesse quand elle voulut l'étrangler. Personnellement, j n'avais pas bougé, tout simplement car je savais que monsieur allait se tirer et retourner chez lui avant même que j'ai le loisir d'intervenir. Bref, je m'inquiétais pas trop pour lui, c'était surtout pour ma peau que j'avais des doutes. Enfin bref, fort heureusement, la colère de la vieille semblait s'estomper. En même temps, si elle tuait un ninja d'un village allié de ses propres mains sans autres raisons que celle-ci, je ne pense pas que Suna apprécie. Au moins, j'avais l'assurance que ma vie était sauve, tout du moins, pour l'instant. Il ne fallait plus que je commette d'impair.

Retournant à son bureau, j'entendis la Terumi reprendre du thé, sans doute pour se calmer les nerfs. Franchement, je comprenais pas en quoi boire une boisson chaude pouvait calmer quelqu'un. Enfin, je devais être trop idiote pour comprendre, sans doute. Ou alors c'est juste les autres qui étaient débiles, au choix.

Bon, elle ne pouvait pas se bouger un peu. Ok, elle buvait, mais en attendant moi je glandais comme une idiote le temps qu'elle reprenne la conversation où on en était. Ce n'était pas comme si j'avais autre chose à faire qu'un croche-pied à quelqu'un que j'avais vue une seule fois. Sérieusement, si elle m'avait pas autant agacée avec ses manières hypocrites, je n'aurais rien dit. Enfin, tant pis.

« Si elle a été en danger de mort, cela aurait pu expliquer sa décision de vouloir en aller jusque-là. Bien évidemment, aujourd’hui le meurtre n’est plus dans nos mœurs. Les hommes en question… ce n’était que des travailleurs, pas des shinobi des vagues ? »

C'est fou comme les gens ici étaient méfiants. Comme si je n'avais rien de mieux à faire qu'inventer un tissu de mensonges. Bien sur que ce n'était que des travailleurs. Certes, ils avaient un peu forcé sur la bouteille, mais de là à les tuer. Elle abusait clairement la Chao.

Au départ, je ne savais pas si j'avais eu raison d'intervenir, pour sauver la peau des quatre débiles, mais maintenant, je savais que oui. Après tout, si elle les avaient tuées, ça aurait provoqué un chaos pas possible en ville et j'aurais été coincée dedans pendant un bon moment. Après tout, les villageois auraient forcément voulu que j'intervienne pour traquer l'assassin. Et j'avais autres choses à faire.

- Je suis aveugle depuis ma naissance. Je suis bien meilleure que la plupart des ninjas pour déterminer si telle ou telle personne dispose de chakra. Ces types, bien que quatre n'auraient même pas tenu contre un Genin. C'est dire...

Oui. C'était la stricte vérité. Même un ninja de rang inférieur, un gugusse sortit des bancs de l'Académie auraient réussi à les vaincre. Alors un des plus forts ninjas du village, ça aurait été l'affaire de quelques secondes pour les neutraliser. Et encore, elle aurait dû prendre son temps pour ça.

- Bref, tu as encore besoin de moi où je peux retourner à Suna, pour dire que j'ai terminé ma mission.

Sans aucune impudence, je continuais de la tutoyer. Il était hors de question que je change ms habitudes, même s'il s'agissait de l'une des 5 ombres. Déjà que Gaara n'y avait pas le droit, alors un Kage étranger, ça me passait par-dessus la tête, franchement.

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Dernière édition par Hikaru Nanahara le Jeu 24 Juil - 22:16, édité 1 fois


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MessageSujet: Re: Des affiches, une aveugle, une frustrée sexuelle [PV Meï][Terminé] Jeu 24 Juil - 18:16

Un peu d'air...


« La sensibilité d'une femme n'est pas une vulnérabilité »



Meï & Hikaru




Toujours un peu sur les nerfs, la Mizukage prit le temps de bien déguster son thé. L’odeur sucrée du breuvage lui permettait peu à peu de respirer un parfum plus attirant que celui de la terre. La taupe avait beau s’être dissipée, les narines de la jeune femme percevait toujours cette odeur remugle, mêlée à la pestilence de la Sunajin. Le poisson lancé sur son faciès avait encore laissé des marques, et elle ne fut pas mécontente de se lever pour aller ouvrir les fenêtres. Un petit courant d’air pénétra dans la salle, libérant ces lieux de la fétidité présente.

 Meï aimait être à l’aise dans son bureau, que tout soit rangé, que les sols soient nettoyés, et qu’une bonne ambiance y règne. Or, cela n’était plus possible de pouvoir laisser son odorat se plonger dans la fragrance de son thé, dans l’unique but d’échapper à l’abominable émanation de ces animaux. Elle reprit place sur sa chaise, une fois que l’aération totale de la pièce s’entama. L’aveugle devait certainement sentir toutes ces mauvaises effluences, elle, qui devaient avoir développé tous ses autres sens à cause de sa cécité. Elle disait même être capable de déterminer avec précision si tel ou tel individu possédait du chakra.

En y pensant, elle aurait pu être un parfait ninja sensoriel, et peut-être qu’elle avait des compétences grandioses dans ce domaine ? Mis à part le Jiton, on ne savait pas rien de ses aptitudes. Soit, chacun avait droit à ses secrets et de toute manière, elle n’avait pas tellement envie  d’en connaître davantage sur cette invocatrice informelle, et inapte à contrôler les venues inopinées d’une de ses taupes. Pour un petit instant, cela lui était encore resté en travers de la gorge. Quelle susceptibilité…

D’un signe bref de main, la belle célibataire indiqua à son bras-droit de prendre note des explications d’Hikaru. Avec la charge de travail qui l’attendait pour cette journée, mieux valait qu’elle note le moindre détail de cette matinée. Ainsi, elle n’oublierait pas de faire convoquer Ringshen Chao le plus rapidement possible. Elle était une Kunoïchi très talentueuse, et apte à accomplir bien des missions difficiles et secrètes. Il était vrai qu’elle éprouvait des difficultés à laisser ses adversaires en vie, et qu’il était toujours nécessaire de la faire accompagner pour la brider dans ses envies. Mais aller jusqu’à éliminer de simples gêneurs qui étaient incapables d’effleurer un Genin ? C’était sans doute beaucoup trop pour qu’on laisse cette affaire couler. La Mizukage se devait d’agir conformément aux nouveaux décrets politiques mis en vigueur, et elle savait que le pays des vagues était en paix. Laisser Ringshen troubler cette contrée plus faible que le pays de l’eau ne serait pas de bonne augure, pour la suite.  

« Merci pour les informations, et de votre coopération. J’aurais simplement besoin de votre nom et de votre prénom, pour le registre ninja des entrées et des sorties du village. » dit-elle, ayant repris son calme.

Il demeurait aujourd’hui que très peu de conflits. Les tendances sereines des plus grandes nations avaient permis d’adoucir les tensions les plus dangereuses, et les plus importantes. Même certaines petites nations s’étaient ralliées à cette nouvelle cause, et on ne pouvait qu’encourager le restant de la planète à venir prendre part à cela. Bien qu’une guerre ne change pas forcément les mœurs de tout le monde, il fallait savoir prendre ses responsabilités. Comme venait de l’avancer la Sunajin, neutraliser ces imbéciles ivres aurait été la meilleure solution.

Après que la Jônin ait prononcé sa dernière phrase, Meï lui tendit un petit paquet que venait de lui confier son bras-droit. Apparemment, dupliquer les affiches de propagande avait été du gâtaeau. Cela devrait l’occuper pour une dizaine de minutes, avant qu’elle ne rentre au pays du vent. D’ailleurs, elle devait également remettre aux autorités Sunajin, le Nukenin que l’ANBU de Kiri venait de capturer : on ferait d’une pierre, deux coups.

« Votre mission n’est pas encore terminée, vous devez en coller une petite vingtaine dans le centre-ville. Ensuite, un de mes gardes vous escortera jusqu’à l’entrée du village, après vous avoir remis un des Nukenin de Suna. Un certain illusionniste assez doué, et qui a déserté votre village depuis maintenant trois ans. Nous le détenons dans nos cellules depuis quelques heures, parce qu’il pratiquait la rapine dans les villages alentours. »

L’air paraissait maintenant beaucoup plus respirable, et elle le serait encore plus lorsque l’aveugle quitterait ce bureau. Evidemment, elle n’avait aucunement l’intention de la presser à quitter cet endroit. Cependant, étant donné qu’elle devait poursuivre sa mission, l’étrangère n’avait aucune raison de s’attarder ici.

« Si vous n’avez pas de questions ou autres, je vous souhaite donc une bonne journée ! »

Elle avait finalement souri lorsqu’elle avait prononcé cette dernière phrase, mais elle avait négligé que cette même expression joviale ne serait pas vue par son interlocutrice. Elle souriait toujours quand elle saluait quelqu'un. Ce n'était pas de l'hypocrisie. Mais en sachant que l'autre femme ne pouvait pas la voir, ses lèvres cessèrent donc de s’étirer, et elle demande à son subordonné de bien vouloir ouvrir la porte d’entrée.

Sur le côté gauche de sa table, de nouveaux ordres de missions venaient d'arriver, et ils n'attendaient qu'à être accomplis en envoyant des Shinobi à l'aventure. A la lecture de ces bouts de papier, elle fronça légèrement les sourcils. La majorité des tâches se constituaient de choses ingrates et l'une d'entre elles, classée de rang C, quémandait la motivation d'une personne pour aller coller des affiches dans les petits villages situés sur l'archipel Ouest du pays. Quelle étrange impression de déjà-vu...

[RP TERMINÉ POUR MOI]



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MessageSujet: Re: Des affiches, une aveugle, une frustrée sexuelle [PV Meï][Terminé] Jeu 24 Juil - 21:46





Vieille connaissance et départ !





Des bruits de frottement sur du papier. C'était sans doute le larbin de la Terumi qui prenait note de ce que je disais. Logique en même temps, il ne fallait négliger aucune information. J'étais bien placée pour le savoir, après tout, c'était moi qui avais été aux premières loges de l'action. Je ne tins donc pas rigueur de la lenteur avec laquelle le laquais écrivait ses informations. C'était un travail important, et, si ça foirait, ça allait me retomber dessus à tous les coups. Et j'en avais déjà suffisamment soupé aujourd'hui. Je n'avais qu'une hâte, partir. Finalement, la chef de la Brume reprit la parole, s'étant visiblement calmée entièrement depuis l’intrusion de René. C'était déjà ça.

« Merci pour les informations, et de votre coopération. J’aurais simplement besoin de votre nom et de votre prénom, pour le registre ninja des entrées et des sorties du village. »

Merde. C'est vrai qu'elle connaissait toujours par mon nom la trentenaire. Bah, de toute façon, j'étais une anonyme sans éclat. Une idiote qui n'avait pour seule utilité que son Jiton et qui ne savait rien faire à part taper. Autant dire que je ne pouvais pas vraiment tenir la distance face à l'une des cinq ombres de l'Alliance. Remarque, ce n'était pas mon objectif, j'étais moi et seulement moi. Peu importaient la force des autres, je n'en tenais pas rigueur, me concentrant uniquement sur le développement de mes propres compétences. Ainsi, je n'avais de cesse de progresser pour devenir plus forte que ma propre personne. Autrement dit, je progresserais toujours et ne stagnerais jamais.

- Hikaru Nanahara. Et évite de dire à Chao que je l'ai caftée, elle est suffisamment lourde comme ça

Il n'y avait rien de plus à dire. Je sentis une fois de plus la plume grattée sur la feuille, sans doute pour pouvoir noter mon nom. Concernant ma dernière réplique, c'était simple : elle était forte. J'avais senti son chakra, et sans l'ombre d'un doute, elle en avait beaucoup plus que moi. Autant dire que la perspective de me faire traquer par un ninja qui devait facilement être de niveau A ou S n'était pas motif de réjouissance.

Alors que j'étais prête à m'en aller, quelque chose de parfaitement énervant se produisit. En effet, on m'avait mis dans les mains... des affiches. Encore. Ils étaient sérieux, là . Non mais franchement, elle abusait Mei. Elle ne pouvait pas demander à ses ninjas de s'en occuper. Non non, du tout. Fallait que ça soit à l'aveugle de service de s'en occuper. Mais je n'étais pas au bout de mes surprises, loin s'en fallait :

« Votre mission n’est pas encore terminée, vous devez en coller une petite vingtaine dans le centre-ville. Ensuite, un de mes gardes vous escortera jusqu’à l’entrée du village, après vous avoir remis un des Nukenin de Suna. Un certain illusionniste assez doué, et qui a déserté votre village depuis maintenant trois ans. Nous le détenons dans nos cellules depuis quelques heures, parce qu’il pratiquait la rapine dans les villages alentours. »

Hum. Un illusionniste doué pratiquant le vol . Qui plus est, dont la désertion était de trois ans . Repassant en vue les déserteurs alliant ses critères, un seul nom me vint en tête. Je ne réussit pas à m'empêcher d'avoir un petit rire sarcastique en comprenant de qui il s'agissait.

- Sérieusement ?! Il s'agit de Shin. On était dans la même classe à l'académie. C'est un expert en Genjustu visuel, il n'aura aucune chance de m'échapper.

Shin, ancien Jonin des Sables avait été mon adversaire lors de la Bataille Royale, pour l'examen de sélection des Chunnins. Il était plutôt fort, mais face à moi, ses illusions étaient comme fétus de paille face au vent. Elles n'avaient aucun poids. Il avait été condamné pour le vol d'un parchemin secret et vadrouillait depuis maintenant trois ans. Lors d'une précédente mission, les Anbus avaient récupéré le dit-parchemin. Il ne manquait plus que le voleur. C'était parfait ! Peut-être allais-je avoir une majoration sur ma récompense de mission en revenant au village ? Après tout, Gaara savait récompenser les ninjas, quand bien même je ne pouvais pas le voir en peinture.

« Si vous n’avez pas de questions ou autres, je vous souhaite donc une bonne journée ! »

Non, je n'avais pas grand-chose d'autre à dire en vérité. J'étais enfin prête à quitter ce pays, dès que j'aurais déposé ses affiches et récupérer le paquet. F'ra plaisir aux hautes instances du village ça, un Nukenin de moins.

- Non, c'est bon. J'me taille, à la prochaine Meï.

Désinvolte jusqu'au bout donc. Je n'avais pas envie de faire dans l'hypocrisie et la fausse politesse. J'avais bien d'autres chats à fouetter. M'avançant rapidement vers son bureau, je ne pris même pas la peine de prendre la porte pour sortir. les escaliers, ça va bien cinq minutes, mais c'était vite gonflant. Résultat ? J'avais sauté de la fenêtre ouverte afin de dévaler la grande tour en utilisant mon chakra. Le vent fouettait mon visage, ce qui était fortement agréable. J'aimais beaucoup cet élément et désirais m'en faire un ami. Mais, aux dernières nouvelles, je ne pouvais pas utiliser le Fûton. Appréciant le contact du vent fouettant mon visage et mes cheveux, j’atterris finalement sur le sol avec souplesse, les affiches bien en main.

Enfin bref, il fallait que je me dépêche de coller ses bouts de papier sur les murs de la ville pour me tirer. J'aurais bien sur pu m'en débarrasser en les jetant dans une poubelle, mais si on me prenait sur le fait, j'allais le sentir passer. Alors que je collais les affiches avec autant d'assurances et de délicatesses que la première fois, je sentis une odeur de... poisson. Et cette démarche... oui, c'était sans doute le pêcheur de tout à l'heure. Au début, je voulais simplement l'ignorer mais... c'était trop tentant ! Que fils-je ? C'est simple. Alors que j'avais la dernière affiche dans les mains, mes pas me guidèrent très rapidement aux côtés du vieux monsieur qui lâcha un cri de surprise et en tomba presque. Un sourire de véritable troll sur la face, je pris la dernière affiche... pour lui coller sur la tronche ! Oui, c'était bas, non, je n'avais aucune honte. Et, tandis que le vieil homme persiflait contre tous les dieux et les Bijûs pour cette journée, je pris rapidement mes jambes à mon cou avant de me diriger vers la sortie du village.

Arrivant finalement près des portes de l'enceinte du village, je sentis un chakra bien nostalgique. Shin. Il était accompagné par deux autres chakras, sans doute des gardes de la prison. Parfait ! Ces derniers me saluèrent rapidement avant de me confier la charge du prisonnier.

- Eh merde. C'est toi Hikaru ? T'es devenue Jonin il paraît ? J'crois que je suis baisé...

Sourire. Effectivement il était foutu. Ses techniques de Genjutsus étaient inutiles face à moi. Et puis de toute façon, les prisonniers étaient victimes d'un sceau qui les empêchaient de manipuler leur énergie spirituelle comme ils le souhaitaient. Résultat des courses, il était pris au piège.

- Allez l'magicien, j'ai d'autres chats à fouetter. Je suis sur que le Conseil de Suna va être ravi de t'entendre. Et puis, le climat est ps génial ici.

Oui. Je me moquais ouvertement de lui, tout comme il s'était moqué du village. Trahir sa patrie sans raison valable était d'une stupidité sans bornes. Lui bottant le popotin avec toute l'indélicatesse dont j'étais capable, nous prime la route ensemble. Bien sur, ce n'était pas facile vu comment il était amoindri et les pauses étaient fréquentes. j'avais beau le détester, il ne fallait pas qu'il crève avant d'être arrivé. c'était aux pontes de décider de son sort, pas moi. Un moment, il avait bien essayé de me fausser compagnie, prétextant un passage urgent aux toilettes, mais comme je repérais les plus petites fluctuations de la terre sur des mètres à la ronde... bref.

Même si je ne pouvais pas le voir, je sentais le paysage se transformer autour de nous. La température, les sons, les odeurs, tout ça m'indiquait que nous nous rapprochions de plus en plus de notre destination. Nous évitions les villages, car je ne voulais pas qu'il en profite pour tenter de prendre quelqu'un en otage. Ce serait bien son genre. Comprenant qu'il ne lui restait probablement que peu de temps à vivre, il s'ouvraient plus facilement qu'avant son départ. De mon côté, je faisais un effort pour ne pas le rembarrer. Après tout, il allait sans doute mourir. Même moi j'avais de la compassion.

Fort heureusement, ce n'était pas encore la saison des tempêtes, dans le désert de Suna et nous progressions vites. La chaleur accablante de ce lieu nous faisait du bien, nous rappelant avec nostalgie de l'époque où nous n'avions d’autres missions que de récupérer un animal perdu dans le désert, quand nous étions Génin. À l'aube du troisième jour dans le désert, nous étions enfin arrivés. Et, tandis que la porte du village s'ouvrait devants nous, je ne réussis qu'à lui murmurer que quelques mots, tandis qu'il était pris par les autorités du village :

- Bienvenue à la maison...

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MessageSujet: Re: Des affiches, une aveugle, une frustrée sexuelle [PV Meï][Terminé] Sam 2 Aoû - 11:43

CORRECTION


    Alors Hikaru, tout d’abord, je tiens à dire que cela a été un plaisir d’écrire avec toi, et de lire tes réponses. Les scènes étaient terriblement drôles, et sortaient du train quotidien de la pauvre Mizukage.
    Voyons cela plus en détails…
    Une fois de plus, Hikaru est chargée d’une mission pénible, et aurait certainement préféré passer du bon temps ailleurs qu’à Kiri. A peine arrivée, la malchance a décidé de tourner en sa faveur par les moqueries des Kirijin en quête d’une victime du matin. Elle nous montre encore son côté impulsive, en hurlant, en ne cachant pas sa colère et –surprise- Meï est là. Cela n’a pas été simple de calmer la Mizu, avec un tel caractère de cochon et Hikaru a bien eu de la chance finalement ! C’était bien joué, et même si on peut te reprocher que le tempérament de ton perso est justement trop désinvolte, cela a rendu le reste agréable à lire.  Et cette désinvolture, tu l’as fait ressortir du début à la fin dans ta narration, ce qui la rend vraiment détestable à certains moments, mais toute aussi attachante d’un autre côté.

    En fait, tout dépend du personnage sur lequel on se focalise en premier. Mais il est clair que quand on entre dans la peau d’Hikaru, tout ne prend pas la même couleur, et tout est ancré d’une touche de pep’s ! Tu as le don de retranscrire des émotions aux lecteurs, et c’est vraiment une qualité. On a envie de lui donner des  claques pour la calmer, et je ne pense pas être la seule à le penser (cf. correction de Temari à la suite :D ).

    Ensuite, je ne te cache pas que ton perso brise le principe du respect pour l’autorité supérieure, dans une époque assez féodale… Cela dépasse un peu trop les limites, quelques fois. Mais je ne vais pas t’en tenir rigueur pour cette fois, puisque c’était encore passable.

    Bref, quant au reste, l’intervention de René la Taupe était juste excellente, et à graver dans la mémoire de Meï ! ( : Continue les surprises comme ça.
    Sinon, le dénouement du topic s’est fait en douceur, sans trop être précipité. Tu as fait des efforts de ce côté-là, ainsi qu’au niveau des fautes (puisque tu t’es relue, et que tu t’es corrigée avant de poster dans les topics terminés). C’est bien, et je t’encourage à continuer !

    En vue de tes efforts, je ne peux pas te mettre B. Tes posts ont un peu plus de qualité que ce que ton rang n’exige. Tu seras notée rang B+ même si tes gains seront de l’ordre du rang B. Je ne peux pas te mettre le A, puisqu’il aurait fallu soigner encore plus ton style d’écriture (le rendre un peu plus recherché, par exemple), mais le B+ est franchement déjà pas mal, et est significatif de tes progrès.

    Juste une petite note : parfois, tu oublies les points d’interrogation quand tu poses des questions en narration.

    Tes gains : 170 Xp  + 10 Xp.
    On passe à la correction de mes propres posts RP. Temari a pris le temps (et je la remercie encore !) de juger mes écrits.

    En globalité c'est un bon rp, assez amusant à chaque post que tu nous proposes et notamment dans la vision que Meï a de Hikaru que dans ses efforts surhumains pour ne pas lui tomber dessus. Tu mets aussi assez bien en scène les différents PNJ présents, tu en parles suffisamment mais pas trop, ainsi nous ne perdons pas le fil du récit. Ton vocabulaire est également très varié dans l'ensemble, on sent que tu maitrises bien la langue française sans en arriver dans des termes trop compliqués.

    En fait le seul petit bémol que je te dirais se trouve dans les quelques -rares- fautes que j'ai pu trouvé. Évidemment elles ne sont pas nombreuses et je donnerais même des statistique de même pas 2 fautes par RP, ce qui est très minime.

    Tu es très agréable à lire du début à la fin, on ne descelle aucun relâchement au cours de tes réponses et cela fait plaisir à voir. Sur ce je pense que tes réponses RP sont à classer dans un bon rang A, j'estime que tu le mérite amplement, bien qu'il manquait un petit quelque chose de plus peut-être pour le rendre entièrement parfait. Sûrement d'avantage d'expression de pensée ou de sentiments ou peut-être avais-je trop envie que la Mizukge cogne sur la sunajin, qui sait !

    Mes gains : 260 Xp + 10 Xp.

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MessageSujet: Re: Des affiches, une aveugle, une frustrée sexuelle [PV Meï][Terminé]



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Des affiches, une aveugle, une frustrée sexuelle [PV Meï][Terminé]

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