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Spirited Away. • ft. Temari.

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MessageSujet: Spirited Away. • ft. Temari. Mar 24 Juin - 15:12

take a stand.
ft. Temari.


Je sais bien que dans des villages reculés, d’autres assurément doivent contempler cette lune. Qui jamais quel veilleur revendique la nuit… Au vent invisible de la montagne, très fort le cri d’un cerf frémit au fond du cœur, et quelque part un rameau laisse tomber une abondance de feuilles gelées.

Mes paupières étaient lourdes mais je n’avais pas envie de céder au sommeil. Levant les yeux, j’observais les branches du chêne qui se déployaient au dessus de moi et emblaient toucher le ciel. L’arbre était imprégné d’une majesté presque sacrée. En le contemplant, je sentis mon propre esprit s’élever vers les hauteurs.

Mon imagination envisagea un monde ignoré de moi, qui s’étendait autour de moi et que je n’avais jamais remarqué. Des toiles d’araignées tendues entre les brindilles brillaient grâce à la luminosité qui émanait de la lune. Des insectes bourdonnaient autour de l’arbre et des oiseaux voletaient en gazouillant parmi ses feuilles. Et la vie de l’été se détachait sur le fond immuable du chant des cigales. Pour ces créatures, le chêne était un monde complet où ils trouvaient de quoi se nourrir et s’abriter.

Je sombrai alors dans une sorte de rêve éveillé, bercé par le soir frais et de ses bruits innombrables. Quand je fermais les yeux, je voyais encore le dessin des feuilles noires sur un fond rouge.En entendant l’appel bruyant d’un oiseau insolite dans les branches, j’ouvris les yeux. Perché au dessus de moi, l’animal ne m’était pas tout à fait inconnu, mais j’ai pu l’identifier tout de suite : c’était le Houou, l’oiseau sacré qui n’apparaissait que pour prédire un présage quelconque. ’oiseau me regarda de ses yeux dorés et brillants, ouvrant son bec jaune et poussa un nouveau cri.

Tout se tut autour du moi, cloué sur place, je n’osais pas respire. Une brise légère fit onduler les feuilles mortes. Je me suis surpris à fermer les yeux, juste en l'espace d'un instant et quand je les ai rouvert... il avait disparu. Cela avait été si vif – et une apparition, même dans un songe, ne pouvait être négligée. Regardant au creux de ma main, reposait une unique plume blanche aux extrémités teintées de rouge, comme si elle avait été trempée dans du sang. Je me suis sentis légèrement honteux de ne pas avoir vu ce volatil quitter ces lieux enneigés.

Ma présence était due à une affaire politique avec le sommet du Pays du la Neige. Pour cette affaire, la présence de Temari et la mienne avait été demandée en vue de notre expérience aussi bien en tant qu'ambassadeurs que shinobi. Nous avions réglé le malentendu qui relevait de l'économie. Le seigneur du pays avait reçu d'importantes sommes ces derniers temps et cela inquiétait les autres seigneurs des grandes nations qui ne gagnaient pas autant. Cela pourrait dire qu'une sixième nation s'installe mais ce pays n'a pas de raisons de s'investir en tant que grande nation.

C'est pour cela que notre accord fut le suivant: la somme du gouvernement allait devoir être répartie au niveau du peuple pour installer une certaine égalité. S'il refusait, l'argent reviendrait aux 5 autres seigneurs. Les négociations se déroulèrent avec des personnes diplomates et aucun conflit n'eut lieu. Le seigneur féodal de ce pays avait bien entendu choisi la facilité afin qu'il ne lui arrive des problèmes avec les autres pays. Et c'est après les négociations que le crépuscule s'installa dans le ciel. Loin d'être fatigué, j'avais seulement désiré prendre du recul avec le travail.

De toute façon, nous allions séjourner en ce lieu alors je pouvais me permettre une pause. Mon corps commença à se plaindre de la position inconfortable que j'avais adopté, c'est pour cela que je me suis redressé. Réajustant mon haori cyan, ainsi que l'écharpe de soie qui enlaçait ma nuque, j'ai décidé de m'éloigner de l'arbre. La neige s'était estompée sur ma tenue, comme si je ne m'étais jamais installé contre cet arbre. L'air frais et la neige qui tombait en abondance malgré la saison qui apportait habituellement du soleil, mais le soir semblait tout aussi froid. Ma main reposait sur le pommeau d'un de mes deux fourreaux tandis que lors de ma marche, une silhouette vint à moi. Oh, ma jeune et chère collègue.


« Eh bien, je vous pensais à l'auberge ?  »


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MessageSujet: Re: Spirited Away. • ft. Temari. Mer 25 Juin - 9:01



Take a Break.
ft. A Hajime Saito



Yuki no Kuni, petit pays d'un désert blanc de neige et de froid. Tandis qu'a Suna les tempête de sable font fureur jusqu'à s'y perdre dans ce labyrinthe d'or, ici la neige ne cessait jamais de tomber. Du moins c'est ce qu'avait pu constater Temari depuis qu'elle était arrivée en début d'après midi. Changée complètement de température, elle avait même réussi à attraper un petit rhume, victime de chaleur du pays du vent mariée à la froideur du pays de la neige. Mais après mûre réflexion cet endroit ne la dépaysait pas vraiment. Si l'on enlève les couleurs chaudes et les rayons lourds du soleil pour les remplacer par un tapis blanc recouvrant autant la terre que le ciel, ces deux pays avaient la même particularité d'être infertiles, désertiques et difficiles d'accès. C'est pourquoi la jeune femme se sentait quelque peu à l'aise depuis qu'elle était arrivée à la capitale., elle en était peut être presque émerveillée de ce changement de décors semblable au sien dans la forme. Et puis à cette heure du soir où la lune avait repris son trône dans les cieux, tous les ciels étaient les mêmes.

Temari avait passé une dure journée et la fatigue se faisait sentir pendant qu'elle cherchait son logis pour la nuit. En effet, malgré son étonnante tranquillité, la blonde avait réussi à se perdre dans les rues après le conseil passé depuis deux petites heures déjà. Evidemment avec sa grande intelligence elle avait gentiment refusé l'aide d'un guide touristique, mais maintenant elle regrettait un peu son choix. Elle qui avait marché toute la journée précédente, qui avait bénéficié de l'inconfort du couché à la belle étoile -mais de sa superbe vue- et qui avait enchainé jusqu'aux coups de quatorze heure en ce jour pour immédiatement participer au conseil des hauts placés de Yuki no Kuni qui les avaient invités, elle et l'Ambassadeur de Kiri, à prendre place parmi eux. La kunoichi savait qu'il s'agissait de son devoir en tant que représentante de Suna auprès des affaires internationales mais elle ne comprenait pas pourquoi le pays de la neige n'avait-il pas le droit à sa reconnaissance jusqu'à en devenir une nation. Mais bon ces raisons revenaient aux daimyôs et aux Kage, il n'était pas de son ressort de décider à qui devaient revenir le bon nombre de ryos possédés par l'État de Yuki. On ne lui demandait que de transmettre la position des cinq grands Kagess et de leurs seigneurs.

Ainsi pour cette mission elle avait été accompagnée au sommet par un shinobi qu'elle connaissait et qu'elle avait appris à connaître il n'y a pas moins, ni plus de deux ou trois ans. Ashitaka Hajime Saito, ambassadeur de village caché de la brume. Temari l'appréciait sans plus ni moins, une relation très professionnelle et dans le respect le plus totale. D'ailleurs elle ne le disait pas mais la jeune femme avait beaucoup d'admiration pour la sagesse qu'il pouvait faire preuve. Mais il y avait aussi un semblant de limite puisque même avec la différence d'âge et de niveau au combat, la kunoichi ne se sentait ni inférieure, ni supérieure. Au final le seul critère auquel elle était amenée à se comparer était leur gente respective. Comme depuis toujours, Temari se surprenait de temps à autres de comparer ses capacités de femme aux capacités masculine de Hajime. Mais bon, il s'agissait de Temari, il ne pouvait en être autrement, surtout pour la seule fille d'une fraternité de trois enfants.

Mais trêve de promenade les pieds engouffrés dans la neige, il fallait qu'elle retrouve cette chambre d'hôte, il en allait de son repos et de son honneur. Repartie plus déterminée que jamais d'un pas sévère, la blonde refit un tour de ces lieux pour finalement se retrouver proches d'une sorte de petite forêt blanches disposée tel un parc publique. Un endroit probablement idéal pour se reposer et réfléchir un peu bien qu'extrêmement assombris par l'environnement et seulement éclairé par la lumière pure et enchanteresse de la sphère d'un blanc légèrement bleuté par le cosmos. Mais derrière les premiers arbres majestueux, elle entrevit une silhouette floue. Peut-être quelqu'un qui pourrait l'aider, ayant mis son orgueil de côté pour cette nuit. Temari s'approcha d'un pas léger mais non craintif pour ainsi mieux distinguer son sauveur. C'était son collègue Hajime. Dommage, elle qui pensait tomber sur un véritable Yukijin. Mais après une courte réflexion elle se souvint que son partenaire était manipulateur de la glace. Elle ne l'avait vu faire que quelques fois mais ce n'était pas une chose que l'on pouvait oublier aussi facilement. Un tel don était si rare. Et originaire de ces terres froides, il pourrait très certainement l'aider. C'est pourquoi à sa question son prestigieux honneur reprit le dessus jusqu'à ce qu'elle remette sa fatigue à plus tard.
➖ Non je.. Peu importe. Que faisiez-vous donc ici si ce n'est pas indiscret ? Il fait froid et la neige, bien que confortable, ne doit pas être la meilleure des couverture.

C'est alors qu'un oiseau finit par l'interrompre par son cri strident, il en donnerait presque la chaire de poule. Alors Temari chercha du regard le volatile qui les observait avant de reprendre tout aussi solennellement.
➖ Je propose que nous rejoignons l'auberge ensemble maintenant, demain nous devrons reprendre la route il me semble après avoir eu le traité du dirigeant.

Après ça, la Princesse de Suna tourna les talons pour reprendre sa marche aléatoire, priant pour que ce soit la bonne direction et qu'il le suive donc pour la guider. Elle se voyait déjà bien au chaud, une tasse de thé dans les mains, remède de son petit rhume, pour ensuite se plonger dans un lit aux draps doux. Car oui, Temari était peut-être kunoichi et Ambassadrice -donc voyageant beaucoup- mais elle aimait le douillet d'un bon lit et de ses couverture qui la maintiendrait au chaud dans ce pays si glacial.






HRPG : Réponse peu lucrative mais c'est bien tout ce qui l'est venu, je me rattraperais sur le prochain je pense. En espérant qu'il te convienne o/.





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Dernière édition par Sabaku no Temari le Ven 27 Juin - 13:53, édité 1 fois


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MessageSujet: Re: Spirited Away. • ft. Temari. Mer 25 Juin - 10:55

take a stand.
ft. Temari.


Le son des cloches  fait écho à l’impermanence de toute chose. La couleur des fleurs sala montre bien il est vrai que la prospérité est promise au déclin. Les orgueilleux ne durent pas, ils sont comme un rêve dans une nuit de printemps ; Les puissants finissent par tomber, ils ne sont que de la poussière avant le vent. Je me souviens encore que mon esprit se nourrissait de la  enneigées.  

Au loin j'avais  pu voir un ruisseau qui s’écoulait d’une source et je la voyais serpenter entre les buttes arrondies. Le ruisseau s’élargissait et se mit à couler lentement. Au bout du fleuve je pensais voir une modeste colline qui se dressait abruptement. Sa partie inférieure recouverte d’arbres lui donnait l’air d’un animal hirsute. Titanesques tels étaient les nuages qui surplombaient nos têtes, mais doux tel était le vent qui caressait sensiblement notre épiderme tout en nourrissant la neige d'un froid certain. Discrète telle la lune qui, des cieux, se cacher avec la même grandiloquence.

Je respirais doucement, en sentant mon souffle remplir ma poitrine et s’échapper par mes narines. L’inspiration était vigoureuse tandis que l’expiration, faible. La première était pleine de vie tandis que la seconde semblait liée à la mort. Cela renforçait cet aspect noble qui s'imprégnait de ma personne. La forte inspiration venait toujours satisfaire le corps en proie du froid régional. Mais un jour rien ne suivra l’expiration. L’air cesserait d’entrer et de sortir mon corps. Même mes os finiront par se désagréger.

Ce genre de pensée n'aidait en rien ma respiration à reprendre un rythme chaleureux, ce pourquoi j'ai banni la mort afin de mettre mon esprit en paix. Depuis la guerre, il me restait encore des images morbides, des fragments d'évènements que je voudrais laisser derrière moi. Il était clair qu'une guerre pouvait changer un homme, le décès de mon grand frère m'a appris ô combien l'absence d'un seul être pouvait aliéner quelqu'un.

C'est alors que mon esprit se calma tout à coup, comme un jeune cheval finissant par comprendre que toutes ses ruades ne parviendront pas à désarçonner le cavalier. Au final, elle ne me donna aucune justification sur sa présence en ces lieux. Mais je ne chercherai pas à connaître le pourquoi du fait qu'elle se tienne éveillée dehors. Elle était toute aussi adulte que moi et rien ne la bridait vis-à-vis de ces questions.

« Une simple question de repos.  »

Il n'y avait aucun tabou à me prononcer sur la raison pour laquelle je n'étais pas à l'auberge. C'est alors qu'elle libéra de sages paroles sur ce que nous devions faire, bien qu'au final, c'était sa décision qui l'était. Alors j'ai acquiescé, et j'ai emboîté la marche sans rechigner. Le silence s'était estompé étant donné que nous entrions dans le centre-ville. Certains marchands continuaient de vendre, sûrement un vide financier qui les forçait à travailler de nuit. Mais avec notre venue, ils ne manqueront plus de rien.

L'argent allait être redistribué à toutes les familles pour établir une justice entre le gouvernement et le peuple. Un soupire de satisfaction s'échappa néanmoins d'entre mes lèvres, cet infime souffle souligna la fierté du travail d'équipe effectué aux côtés de la Princesse de Suna. Au final, l'auberge était à portée de vue et il nous fallut quelques secondes pour l'atteindre. La dépassant aussitôt, j'ouvris la porte pour la laisser passer en première. Après quoi j'ai fermé la porte derrière moi pour enfin parler.

« Je vais demander à ce que l'on nous prépare deux thés, je vais vous débarasser de vos affaires avant. Rejoignez le feu de l'auberge, je vous y rejoins dans quelques minutes.  »

Après ces courtes paroles prononcées sur un ton des plus serein, voilà que j'ai enlevé premièrement mon haori pour dévoiler juste mon kimono imprégné d'une teinte ébène. J'ai accroché cette longue veste cyan au porte manteau afin qu'elle gagne en chaleur quand nous repartirons demain. Néanmoins, je préférais garder mes sabres à ma taille. Simple question de principe. Une fois qu'elle retira sa tenue hivernale, je me suis contenté de m'en emparer afin de l'attacher à son tour à côté de mon long kimono d'ambassadeur.

Je gardais mon écharpe, histoire de garder ma gorge enlacée par une chaleur très agréable. Je mis son éventail à porter de main car il était certain qu'elle chercherait à le récupérer pour la nuit. Celui-ci comme mes sabres demeuraient des armes de prédilections pour les personnes que nous représentions, nous ne pouvions pas nous en passer tout simplement. Dés lors, je me suis orienté vers le propriétaire de l'auberge afin de lui demander deux thé. Les seules infusions restantes demeuraient des infusions d'Earl Grey.

Un thé noir parfumé à l'essence de bergamote. J'ai accepté, de toute façon ce thé était loin d'être une horreur. Pour avoir participé à sa commercialisation dans le pays de l'eau, j'étais bien placé pour savoir cela. Revenant donc vers l'ambassadrice de Suna, je pris position devant la table basse placée juste à côté de la cheminée.

« J'ai commandé deux thés Earl Grey, impossible de refuser ce breuvage, c'est moi qui invite.  »


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Dernière édition par Ashitaka H. Saitõ le Sam 28 Juin - 14:42, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: Spirited Away. • ft. Temari. Sam 28 Juin - 12:44



Take a Break.
ft. Ashitaka H. Saito



La nuit régnait en cette heure et la lune était si majestueuse dans les cieux. Elle était seule à éclairer toute la planète et à la regarder sur sa route, elle fit élever de lourds souvenirs dans l'esprit de Temari. Qui aurait pu croire que cette beauté cosmique aurait été l'instrument qui aurait détruit le monde pour une illusion de paix. Cette guerre contre quelques êtres malsains voulant assujettir le monde avait fait tant de victimes. Mais à ce jour le pire était passé et le cours des choses était revenu à la normal. Un espoir s'était même installé dans les coeurs et à partir de cet instant un semblant d'apaisement paraissait possible.

La kunoichi de Suna avait même repris ses activités d'Ambassadrice et, alors que sa mission était complète, elle se trouvait en compagnie de son collègue de Kirigakure no Sato. Un jeune homme élégant, quelque peu sombre, mais qui inspirait un certain respect. Tandis que les deux ninjas déambulaient dans les rues de la capitale du pays de la neige, des marchands poursuivaient encore leurs affaires et des enfants, probablement orphelins s'amusaient dans la neige ou à se courir après. Ces personnes semblaient bien maigres et pauvres, Temari en était bien plus sensible qu'elle ne le laissait paraitre. Elle qui avait vécu dans l'aisance de Suna, entourée d'une mère, d'un père et qui avait même accueilli deux petits garçons. Elle avait, toute sa vie et même malgré la mort, été des plus chéries et ce bien que dans la famille de la blonde l'expression des sentiments se faisait très rarement. Mais cette caractéristique avait forgé la belle et lui avait donné ce côté imperturbable qu'elle détient de son paternel. Oh oui, cela elle l'avait bien assimilé.

Cependant son air impassible n'allait pas durer encore très longtemps. Les pas rythmé des deux shinobis perpétuaient en direction de l'auberge, du moins jusqu'à ce que l'impact se fasse. Non il n'y eut aucun mal, seulement une petite fille qui devait avoir six ou sept ans et qui avait trébuché dans sa course. Heureusement la gamine avait pu se rattraper sur la jambe de Temari  qui s'était brusquement arrêtée. La petite, en relevant le regard, avait l'air craintive et désolée et cela attendrit même le visage de la sunajin.  La blonde s'abaissa alors jusqu'au niveau de l'enfant pour épousseter le peu de neige de ses fins cheveux avec un sourire des plus radieux sur les lèvres. La petite fille s'écarta alors après l'avoir remercier d'un signe de tête et la jeune femme pu reprendre sa route avec l'homme qui l'accompagnait.

Très peu de temps après les deux ambassadeurs arrivèrent à l'auberge que Temari avait cherché pendant plusieurs heures. D'ailleurs, au loin, la blonde pouvait apercevoir le sommet du bâtiment qui avait servi pour le conseil. Temari en lâcha un soupir de désespoir avant de rentrer en remerciant Ashitaka de sa galanterie. En pénétrant dans la demeure, Temari remarqua une décoration très conviviale et raffinée. Après une courte hésitation, elle laissa son compagnon s'emparer de son parchemin et de son manteau d'hivers tandis qu'elle se déchaussa pour avancer jusqu'au feu ardent qui brûlait des rondins de bois. Postée, fascinée devant la cheminée, la blonde éternua discrètement. Maintenant il n'y avait plus de doute, l'habituée des chaudes températures était enrhumée. Et ce ne pouvait être de la poussière puisque le lieu avait dû être soigneusement nettoyé au millimètre près.

Au retour de l'Ambassadeur du pays de la brume, Temari quitta son idylle brulante pour s'asseoir en première, suivie de peu par l'homme. Lui signalant le type de thé qu'ils allaient pouvoir déguster, la blonde le remercia d'un hochement de tête avant de lui apprendre.
➖ Je ne suis pas grande connaisseuse de thé, vous savez. Le peu que j'ai pu boire se trouve sur la route allant à Konoha.

Elle laissa entendre un soupçon de ricanement avant de détacher ses couettes. Les deux du dessus retombèrent sur son bandeau frontale tandis que celles du dessous se relâchèrent jusqu'au épaules de la jeune femme. Au même moment, une jeune serveuse s'avança, le visage souriant pour apporter les tasses ainsi que le thé qui avait infusé. Celle-ci s'empressa de les servir chacun leur tour avant de les saluer convenablement et de quitter la pièce. Temari annonça un vague "merci" accompagné d'un signe de la tête. La kunoichi posa alors ses mains fines sur le récipient chaud et, comme insensible à la haute température, elle l'empoigna doucement pour le porter à ses lèvres et y voler quelques gorgées revigorantes. Que cela faisait du bien à sa gorge qui commençait à être irritée. Le visage serein, elle ouvrit de nouveau les yeux pour observer son collègue, puis reprit la discussion.
➖ C'est vrai que c'est délicieux. Mais ça ne m'étonne pas, il parait que votre famille vient de ce pays ?

Il est vrai qu'entre les jeunes gens le professionnalisme était de rigueur, cependant la jeune femme voulait en apprendre un peu plus sur son partenaire d'ambassade depuis trois petites années. Elle avait fait quelques recherches, certes mais rien de véritablement plus personnel que son parcours de Shinobi. Temari voulait se détendre en ce soir là et quitte à se dévoiler un peu plus sur elle, autant commencer par poser quelques questions curieuses.






HRPG : Voilà ma réponse. Je n'en suis pas vraiment fière mais désolée pour l'attente.





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MessageSujet: Re: Spirited Away. • ft. Temari. Sam 28 Juin - 14:40

take a stand.
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Il n'était pas rare de remarquer mon absence dans mes appartements quand la nuit se levait. Allez savoir pourquoi, mais il semblerait que l'obscurité égaillée par la clarté d'une lune si veule, avait le don de remettre de l'ordre dans mon esprit. En mon fort intérieur, certaine nuit me semblait apaisante. C'était l'un des rares moments où je pouvais enfin réfléchir à mes décisions, sur mon avenir en tant que shinobi sans que personne ne puisse m'interrompre.

Dans ces moments je ne me laissais pas emporter par mes réminiscences plus anciennes qui avaient marqué un pan de ma vie. Mes pas m'avaient alors souvent mené jusqu'aux cours d'eaux du bassin artificiel qui sommeillait au fond du jardin de mon manoir. Quand mon regard transperçait l'eau, cela paraissait comme un ravissement. Celui de m'observer alors que dans les fines profondeurs demeuraient certains poissons à l'origine de ces mouvements discrets et élégants.

Alors que l'astre nocturne faisait luire par moment leurs écailles, me forçant à fermer les yeux et ainsi me concentrant sur la raison de ma présence en ce lieu. Tout avait été remis en cause, je ne cesserai jamais de penser à cela. Mais le simple fait que je continue à exécuter cette profession... ce n'était pas par engagement patriotique, mais par volonté personnelle. Je trouvais dans mes actions une certaine justice que je voulais étendre et bien que je n'ai pas autant d'influence qu'un Kage...

Les arcs de ma vie sont assez bien bâtis pour montrer que j'ai traversé ce que nul autre Kirijin n'aurait traversé, mis à part les sept spadassins. Peut-être que la Sunajin qui me faisait face avait autant de volonté que moi à exercer cette fonction. Un lourd devoir reposer sur nos épaules et nous véhiculions à la fois les idées de la haute hiérarchie mais à notre sauce. Nous nous arrangions personnellement pour avoir le dernier mot et représenter au mieux, à l'étranger, la nation dont nous étions issus. La demoiselle libéra des paroles bien modestes quant à sa connaissance envers le thé.

Le bout de mes lèvres capturèrent le rebord de la tasse, la chaleur imprégna presque instantanément mon épiderme sensible. Une fine douleur se plaqua contre ma lèvre supérieur, mais rien ne transparut. Le thé se déversa par la voie buccale et répandit un conglomérat de sensation divines. Un long frisson s'empara de ma bouche alors que j'ai avalé le thé lentement, gardant une démarche emplit de prestance. Le regard tout aussi évasif, je pensais réellement à ce qu'elle représentait. Derrière l'ambassadrice se cachait une jeune femme sensible, il n'y avait qu'à voir l'acte louable qu'elle réalisa à l'égard de la jeune personne il y a quelques minutes.

De nombreuses personnes se seraient contentées d'esquiver la présence infantile.. Le terme familier devait être snob, cette catégorie de personnes trop fières pour se livrer à des élucubrations plus qu'inutile face aux nécessiteux. Au final, la jeune femme me posa finalement une question. Au bout de trois années, cela devait être logique que le professionnalisme soit mis de côté pour effleurer la surface de la vie personnelle.

Mais je n'en restais pas indifférent, cela pouvait apporter plus de complicité aux alliés que nous représentions. Et puis, plus on connaissait son équipier, mieux on combattait, c'était ce que je retenais des affrontements en binôme en tout cas. Déposant la tasse sur la table passe, mes mains longèrent mes cuisses et atteignirent mes rotules. Je libérais dès lors les mots qui forgèrent ma phrase:

« On ne peut décidément rien vous cacher. En effet, mon clan tire ses origines de cette contrée.  »

Mais cette nation avait bien changée depuis le temps. Je ne pouvais pas aller jusqu'à me vanter de me trouver sur les terres de mes prédécesseur. Je repris une gorgée du thé avant que ce dernier ne refroidisse patiemment alors que nous échangions quelques paroles. Mais cela restait avant tout de la distraction et un moyen de se prouver que le travail n'était pas omniprésent dans nos vies. Quoi qu'il en soit, j'ai repris la parole sur un ton affirmatif.

« Mais comme vous l'avez remarquez, il m'a fallu donner mon identité adoptive (Hajime Saitõ). Certaines mentalités sont encore étriquées. Si le seigneur féodal de ce pays savait que j'étais le chef du clan qu'il a lui-même persécuté, les négociations auraient été plus compliquées que prévu.  »

Reprise de mon souffle, j'ai aussitôt renchéri avec un sourire fin et on ne peut plus discret.

« Et vous ? Serait-ce de la sensibilité que j'ai vu émaner de vos états d'âme ?  »


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