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Uzumaki Natori - Présentation

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MessageSujet: Uzumaki Natori - Présentation Ven 20 Juin - 21:50



« Ensemble, tout est possible ! »



Carte d'identité


× Nom(s) : Uzumaki
× Prénom(s) : Natori
× Surnom(s) : /pas encore/

× Âge : 15 ans
× Sexe : Masculin

× Situation (marié/célibataire/etc): Évolutif

× Village d'origine : Takigakure no sato (Burakumin)
× Grade : Chûnin (trop jeune pour Jûnin ?)
× Rang : Le meilleur que vous pourrez m'accorder.

× Spécialité(s) : Taïjutsu - Fuinjutsu
× Affinité(s) : /
× Nom de l'avatar - manga de provenance : Masaomi Kida - Durarara !


Description physique


Entendez-le rire. Entendez-le rire et vous comprendrez !
Rire moqueur, rire sonore, oui mais surtout un rire spontané. Rire.
Depuis le feu vibrant de ses entrailles, la joie franche de Natori s'exprime. Elle traverse une rugueuse langue large et triangulaire, dépasse son extrémité plus fine qu'une pièce de monnaie, esquive la droite dentition blanche et parfaite (attention pourtant aux caries) du requin -celle capable d'une incisive aiguisée de déchirer un corps en charpie, chatouille de larges et minces lèvres bonne à croquer et dont la salive sublime la brillance et le goût pour quitter une bouche raffinée au sourire étendu. On ne peut percevoir, inattentif qu'on est, qu'une voix aiguë d'enfant déconnante, qui ne prend rien au sérieux, à l'accent léger d'enfant de paysan. Théâtrale, elle charme en musique, chargée d'expressions. « J'ai réussi, je suis un champion ! Héhé ! J'ai des frissons de chaleur ! Allume tes yeux, sinon tu ne peux me voir ! » Attention pourtant les doutes d'adolescent et l'adulte à la voix grave tentent des percées. Il grandit, vite.

♫ Let's get physical ♪

Un mètre soixante-dix huit centimètres d'enfant chétif et squelettique. Qu'il est grand pour son âge ! Cinquante-sept kilogrammes de tissus musculaires -si fin et maigre que la graisse n'a pas de place ! Natori se défait d'une peau androgyne infantile. Des abdominaux se dessinent, un torse de bombe. Chaque jour il devient plus masculin : ses épaules calcifiées s'épaississent ; ses bras minuscules se gonflent ; la paume plate agrafée de longs, souples et droits doigts boursouflés les jours de soleil -eux pourtant si agiles, peu enclins à montrer des ongles acquière une poigne ferme ; sa douce peau, soyeuse d'un bébé se raréfie ; son duvet d'adolescent se mue de pores rêches ; ...
Les hanches sont larges, les cuisses, musclées. Cependant, ses jambes, immenses et filiformes, ne sont que deux poteaux à la base plate, longue et flexible. Natori est sujet aux entorses, si fragile sur ses pieds. Ce qui n'empêche en rien le garçon d'être souple comme une corde, pliable à volonté -il espère vraiment ne pas perdre son agilité pour de la testostérone. Il aime sa statue svelte et sa colonne vertébrale (bien courte) alignée mais si destructrice. Lorsqu'il se penche, courbe le dos, ressortent des os carnassiers tel un alignement d'ailerons.
Natori emprunte aux félins leur démarche. Se déplace avec fierté, à l'air de sautiller, une noble grande perche au pas assuré. Il ne passe pas inaperçu, exécutant des spectaculaire pirouettes d'exception.

♪ I wanna get phyical ♫

Du cou, droit et long, se dresse une bouille d'ange. Du cou, peu mobile, s'anime un visage rusé.
Un menton en V profile l'individu : tranchant. Une mâchoire saillante corrige les erreurs : destructrice. Il a tout de même le visage arrondi du môme, aux fossettes malicieuses. Rondes comme les oreilles, elles se teignent par l'émotion. Ces dernières assez grandes et sans lobes semblent construites pour l'écoute. Quel dommage qu'il ne les utilisent pas de cette façon.
En plein centre : le nez. Long, pointu, il se courbe au bout vers le ciel. Ce grand nez veille sur deux immenses yeux ronds. L'adulte approchant, ils semblent se rapetisser ... prendre du sérieux. Eux dont l'ardeur flamboie ! Eux dont la coloration inconstante expriment tant. Essentiellement bleus, Natori a remarqué les froides nuances aciers, l'inexpressif contraste vert opalin. Il désire ses yeux azur, aux taches céleste, aux reflets des mers du sud. Satané canard soutenu d’effilés sourcils en arc-en-ciel. Ha, et il a le front haut, large et légèrement bombé. Ne t'étonnes pas s'il parvient avec ses yeux de biches à t'illusionner. Natori regarde droit devant, fixement.
Son visage est en globalité gai. Il dégage ce rayonnement, cette chaleur si caractéristique du soleil. Ouvert, joueur et rieur. Quel boute-en-train, va ! Toi et ton faciès lisse. Toi et ta pâleur hivernal, ta fraîcheur printanière, ton bronzage estival et ta couleur automnal. Toi. L'enfant doux, l'adolescent au duvet, l'adulte en devenir -remarquer les quelques poils minuscules.

♫ Let's get physical ♪

Héritée de sa mère, elle abonde. Les reflets brillants de sa chevelure en bataille lui collent à la peau.
Natori et ses cheveux. Ils le caractérisent si bien -on est ses cheveux. Il a le feu au crâne. Rouge. Ils sont rouge. La forêt de framboise pousse, pousse très vite, trop vite. Il n'est pas décidé à les coupés, alors peut-être que ... Mais sa mère les coupe. Ha ! Quel cauchemar, quelle épreuve ! Ne serait-ce pas cool d'avoir une queue de cheval ? Et de samouraï ? A défaut il se déguise d'un bandeau, celui qui garde la sueur, comme les sportifs soit-disant.
Les jours de pluie ... Horreur ! Les fraises lisses et légères s'alourdissent. Tournent gras en plus.
Le rêve carmin cache à merveille les marques de son âme. Ce regard vif et perçant n'est pas tranquille. Il se repose mal et ses cheveux s'en ébouriffent. Cette bouche généreuse est anxieuse. Il se fait du mouron et des épis se dressent. Son front inquiet délimite les prochaines rides sinistres. Il n'est pas serein, se fait des cheveux.

♪ Let me hear your body talk ♫

Il se dégage de Natori un air de paix et une immense vitalité. Mais jusqu'où ira-t-il avant d'être à court de carburant ? Ce teint coloré, hâle parfois respire la confiance en soi. L'harmonie des proportions vont vous charmer. Aie confiance ! Crois en lui. Et ce n'est pas parce qu'il est sujet aux crises cardiaques qu'il n'exhale pas, aider d'une puissante capacité respiratoire, en motivation et robustesse -tu parles il supporte mal les extrêmes de température ... Chut ! Non, son regard n'est pas si dur, ou cinglant, ou encore méprisant ! Natori est généreux et sensible. Voilà !
C'est juste que ... Je dois leur dire ?
C'est juste que la moutarde lui monte au nez -pas pour la petite contrariété- quand on agît contre sa famille et sa fierté. Et lorsqu'il va pâmer, sa volonté se marque tant sur son visage qu'il perd le contrôle de son énergie. Il défaille et ça peut être dangereux.
Il le sait, c'est la raison qui le pousse à toujours manger plus. Perdre sa capacité d'agir, de maîtriser ce corps parfois condescendant ... Il ne faut laisser les tâches de la nuit, son ciel étoilé, gâcher un tel potentiel physique

♫ Let me hear your body talk , your body talk♪

Supportant déjà très mal la chaleur, son corps se démange dès qu'il porte plusieurs couches de vêtements. Soit vous le verrez quasiment nu -à oilpé ! à oilpé !- soit il ne portera qu'une à deux -grand max-. Comme il sait se laver, il sait se changer et ne propre que très rarement la même tenue.
Ô bien sûr, il y a celle du "travail". En mission, elle est obligatoire. Les extrémités sont blanches (chaussures ninja, mitaines). Faites pour les longs déplacement les grolles s'élèvent au-dessus des chevilles. Les gants n'entravent pas le mouvement et elle bloque grâce à une plaque sur le dessus les armes blanches. Il porte un marcel coloré (jaune, rouge, blanc, au gré des envies quoi !) trop large et dont le col en V vertigineux s'approche du nombril.
Quant au pantalon, un simple pantacourt retroussé en short dont la ceinture à une boucle à l'effigie de Taki : les jours plus frais sont anticipés. L'infime particularité de ce bas est qu'il est coupé au poche, laissant apparaître une série de bandage. Natori ne néglige pas les accessoires : son coude gauche fragile est bandé ; une poche ninja beige est accrochée à sa ceinture marron, un trou à l'oreille gauche pour divers boucles, un long -est-ce qu'à partir de six mètres c'est long ?- foulard orange -ça tire sur le marron- couvre sa nuque et vole dans le vent... Les mauvais jours il sort son manteau gris foncé dont la capuche protège sa coiffure (au bandeau antisueur) des intempéries. Les jours officiels il revêt la tenue de l'élite, trop sombre à son goût.

Natori est aussi à l'aise avec l'accoutrement fantaisiste que le déguisement classique. Lors de grandes occasions, il sort son pseudo-costard. Lors des entraînements, il échange des futilités pour de simples bandages. Et par exemple, pourquoi aller à la plage si on ne porte pas un maillot adéquat ! ... ... Sa tenue préférée dites-vous ? Aucune, il fera carrière dans le nudisme. Quoi que... peut-être pas nu. Il aura toujours avec lui son foulard ! Un présent.

♪ Let me hear your body talk ♫

Souvent son corps réagit de lui-même, on appelle cela des tics. Il sifflote quelques minutes quand il entend le chant d'un oiseau amusé, rougit du pollen effleurant sa peau. Instinctivement le lion se placera plus haut que son interlocuteur. Ce n'est pas pour être hautain, juste une manière propre à le rassurer. Il sécurise son esprit lors du souvenir d’événements particuliers : ses mains cajolent et serrent le cadeau. Certains actes font bouclier mais consciemment n'en ont pas le but : un sourire jusqu'aux oreilles, les doigts en "peace & love, bro !", un poirier ...
Il réagit même lorsqu'il ingurgite quelque chose de mauvais pour lui ou de détestable au goût (fraises, avocat, épinard , poison, gras de lardon ...). En miroir, Natori ne peut s'arrêter de boire un diabolo citron -cul sec !, de se lever au chant du coq et s'effondrer d'épuisement à l'apparition d'étoiles, ...
Rare, mais cela arrive, est le prochain tic. C'est un de ces gestes si naturel qu'il en dépasse l'inconscient. Réfléchir à une stratégie, chercher une réponse, toute activité cérébrale nécessitant de la concentration se verra. Il pianote de manière très précise : deux fois le petit doigt, trois fois l’index, deux fois l’annulaire, une fois le petit doigt, et à nouveau.


Description psychologique


A la porte les querelles manichéennes ! Au bûcher anges et démons ! Natori n'est pas un être divisé. Plein et entier, il est comme chacun en proie aux décisions cruciales et problèmes du quotidiens. Adolescent amoral, il se flatte d'être indifférent aux règles de conduite et de mœurs. -Surtout une révolte passagère, oui ! Une "crise d'ado"- "La morale est un moyen, non une fin." Cette conscience extensible et lucide, lui qui est pourtant si scrupuleux sur bien des domaines, l'entraîne parfois aux mensonges, à la dissimulation, au vol et autres délits tant que le but est atteint, l'objectif, accompli. Quand parle l'ombre primitive de l'être... « Oui, cher ami, il faut saisir l'opportunité quand elle se présente ! Exploiter l'insignifiante occasion, la minuscule lacune, profiter de la faille et pourquoi pas se jouer des faibles ! ... Aller s'engouffrer dans l'ouverture. Si j'étais né au temps des cavernes, j'aurais déjà du brasier confisqué le feu, du gisant gibier retiré la lame froide, de la fleur en bourgeon, trop jeune pourtant, ensemencé le gynécée. » Tout est bon, tout est moyen à verser les chances de son côté, à son avantage.
Bien loin d'assassiner un obstacle ou de violer un enfant, il commet pourtant des vols de rapaces. Indifférent aux insultes, imperturbable aux réprimandes, il est insensibles aux accusations, il en joue même : on parle de moi ! Sa défense ? On peut faire ce que la loi n'interdit pas expressément ! Quel panache.

Natori ne sup.por.te pas l'ennuie, ça l'énerve ! Ne rien faire, ne rien faire... Ha ! que ça l'agace. Le mioche ne tient et reste pas en place, ou plutôt il ne peut pas rester immobile. Il ne veut pas s'empêcher d'agir, quitte à agir -à défaut pour le bien- en mal. Il y aura toujours du mouvement quelque part dans son corps : un doigt qui tremble, une paupière qui saute... De là naît son impatience pour toute chose qui à ses yeux n'avance pas. La nuit ne lui porte pas conseil, en même temps il ne lui laisse même pas l'occasion. "Exécutons les choses, de suite !" Cela prend trop de temps, pas grave on laisse tomber -sans façon ni regret. Cette nécessité du mouvement l'emmènera parfois à foncer tête brûlée, sans stratégie, dans la gueule du loup. Sans mouvement, c'est la stagnation.
Natori vit quand les choses changent. C'est pourquoi il est l'éternel insatisfait de ses propres actions. Rien n'est abouti, tout est en perpétuel évolution. Sa nature ? Impulsive ! Agir, puis réfléchir. Il a le goût de l'aventure et le désir du risque -drogué?. Il se met en danger à la première occasion. Vous souvenez-vous de cet instant ? où la terrible fatigue guette, où bien malgré vous elle bondit.  Votre corps alors envoie une impulsion dans tout votre être ... il cherche à stimuler la Vie qui s'évanouie. La révolte et les tensions ... c'est être vivant !

Un rêve d'étoile, de voyages en terre inconnue... Des fantaisies d'enfants qui, même si elles lui passeront, grave un Homme de vision et de rêve. Bientôt mâture, l'homme aux idées étendues prendra positions, dès maintenant cela se ressent. Quelque chose s'enfante qui deviendra grand. Seulement attention. Il n'est pas déchargé de mélancolie, exempt de confusion nihiliste quand il se questionne sur le sens de tout cela. S'il ne se ressaisit pas ses grandes révoltes, son idéalisme deviendrons caduc l'âge mûr embrassé.
C'est aussi ça être un enfant ... Natori a quinze ans, rebelle, capable de fougue contre l'autorité, il se dit lutter en permanence pour s'affirmer. Or, il cherche avant tout à masquer ses propensions à l'hypersensibilité et son inclination à l'hyperémotivité. Cacher sa vulnérabilité psychique provoque régulièrement des répercutions physiques : convulsions résultantes d'une forte fièvre, saignements de nez, tics nerveux ou que sait-on... Ce corps-là, si on ne le bride pas, pourrait criser. Ce corps-là, épileptique.
Mais rassure-toi -je te vois déjà : ô le pauvre épileptruc ! Adulte, incompris et persécuté, il aura travaillé sa vulnérabilité et stabilisera les pulsions agressives, signes avant-coureur de la transformation de son être.

Le pré-adulte est un terrible confident. Il est nul, Vraiment nul à l'écoute -à moins peut-être d'un miracle, mais n'en espèrez pas. Il parle. Il parle et parle encore, allant d'un point à un autre, d'un troisième au premier ... difficile de suivre la rivière de ses pensées et leurs jonctions. Expansif, il va même jusqu'à expliquer des choses qu'on ne lui demande pas ! Le flot de parole du moulin ne s'arrête qu'à l'instant précis où la curiosité prend le pas sur le besoin de commenter chaque instant perçu. Une fois curieux, Natori est envahissant. Il se mêle d'affaires qui ne le concernent pas et il pique par quelques méchancetés afin de sonder l'autre. Ce curieux veut connaître les profondes et tumultueuses pensées rangées au tréfonds de l'esprit.
S'il parvient à écouter et s'il est en mesure de répondre -déjà deux hypothèses !- il lui faut aussi taire son humour. Peu sérieux, Natori se moque de tout, de tous, toujours de lui-même. Taire le rire facile. Lourde tâche. S'il y parvient (miracle!) il n'est pas des plus courtois. Ouep, ce n'est pas la compassion qui l'étouffe. Son esprit en gestation honnête comme un dicton -vous savez, celui entre la vérité et la bouche des enfants- se tire des situations conflictuelles par un subterfuge malin, un défilé subtil: il flatte les bas instincts.
Baisse ta garde interlocuteur, oui, vas-y ! Croit que l'on échange, il n'en est rien. Les compliments lui sont par ailleurs très utile lorsqu'il est en affaire avec des coriaces, qui s'opposent à ses idées. J'ai raison ! J'en suis persuadé. Susceptible, il n'admet toujours pas la contradiction. Ne parlons même pas de sa réaction lorsqu'il n'est pas écouté, tout bonnement ignoré ou pis encore ... surpassé. Là, en son noir intérieur germe une jalousie (étonnante) insoupçonnée qui conjuguée d'une fierté qu'il arbore sans complexe déploie une violente puissance reprimée. Car il n'est pas sain à son goût de guigner l'herbe toujours aussi verte par-delà la clôture. Après ... et dans la plupart des cas, il parvient à mal cacher sa colère et sa contrariété pique sa colère, puis suite à une infantile bouderie s'enfuit.
L'Uzumaki a beau être un peu têtu -explosez-vous le crâne, ce sera plus simple que de le faire changer d'avis, il n'en est pas rancunier. L'opiniâtre combattant n'apprécie juste pas quand on se mêle de ses affaires -qu'elles sont les siennes, qu'on lui marche sur les pieds -même le petit orteil. Un léger vengeur.

Mais vous savez pourquoi ? C'est un brave petit d'Homme qui ne baisse pas les bras. Jamais il ne se décourage. Héroïque quand il faut défendre quiconque. Un Natori avenant et protecteur, se salit les mains pour qui le mérite. Intrépide face au danger, téméraire à atteindre son but, il n'est pas dans son habitude de contourner l'obstacle. Drôle de journée s'il ne l'affronte guère.
L'esprit auquel il se dévoue chaque jour pour nourrir une ambition démesurée le pousse à monter la barre toujours plus haute. La quête infini d'exploits et de reconnaissance (parfois il semble juste l'attendre) anime une âme déterminée à obtenir ce qu'elle veut, la réalisation d'entreprises nobles, de grandes causes, de difficultés d'envergue, à la hauteur auto-déterminée qu'il s'est fixée : la première place. Ambition, merveilleuse ambition ! laisse-moi te conquérir des terres fertiles, éveiller l'autre à lui-même, diriger les troupeaux d'âmes au temple et te vénérer, sacrifier ce que j'ai jusqu'à abandonner ma chair pour concrétiser ton destin, mener les seigneurs tyranniques sous ton joug. Ambition, ambition chérie ! Laisse-moi être ton prophète !
Natori, s'il parvient à se contrôler, quand il concentrera le flux d'énergie au lit débordant, aura la puissance enrôlée dans une passion. La passion deviendra oeuvre, oeuvre qui subordonnera toute autre valeur. Il a en lui les prémices de la grandeur, tout le monde ne peut pas en dire autant. Suffit qu'il bosse, bosse dur.

En l'état, sans pouvoir décrire un chef hors-pair, Natori exploite des ressources qui le protègent. Il ne peut voir que le côté drôle de la vie. Dramatiser ? Non ! Quel drôle d'idée. Il se préserve de la morosité, des larmes de tristesses, des suicidaires dépressions, etc. Bien qu'extraverti (oui il se met en colère, il pleure et tout, et tout), le futur adulte place tout sous le ton de l'humour. Même qu'il a le rire facile, alors. Projeté entièrement sur l'extérieur, il est dynamique et sa vivacité (autant d'esprit que de réaction) réveille l'optimiste rayonnant (vous avez dit envahissant ? Peu, si peu).
Le lion à la crinière rougeoyante dispose d'un charisme naturel, dont le charme raffiné édifie le piédestal qui lui sied, socle forçant l'attention nécessaire aux ambitieux amoncelé d'admirateurs. Attention seulement, Natori, aux excès d'orgueil, au désir de puissance, à l'attrait du pouvoir. Être sûr de soi est une chose, l'immodestie en est une autre. Il ne faudrait pas que les fans te soient anthipathiques.
Le gamin, pour sûr, gravira les hautes sphères ! De là-haut, généreusement sa chaleur les irradiera, son énergie les motivera.

Le casse-cou hyperactif a ses péchés mignons. D'abord, il est affamé, toujours. Ce gourmand ne laisserait pas la cerise du gâteau. Cet appétit de vie ... Il faut manger quand on a tant une telle réserve d'énergie à sa disposition. S'il peut en plus faire la fête, que demander de plus ? Peut-être la pure jouissance de posséder un bien rare ou unique, peut-être la simple (non futile) vantardise à détenir des esthétiques ancrées dans la réalité plutôt que leur réalité propre... Bref ! Un moyen de poser sa trace sur ce qu'il touche, d'exprimer son égocentrisme pour qu'elle ne le ruine pas.
Côté bouffe -nutrition alimentaire, Natori n'est pas difficile, mais il a ses préférences. De la viande, avant quoi que ce soit d'autres, grillée. Rouge ou blanc, qu'importe le carnivore impose sa royauté sur les innocentes victimes. Des fruits ensuite, pour équilibrer. Secs, c'est plus facile à conserver. Une banane par-ci, du miel par-là... Et si on allait ensemble déranger les abeilles et prendre la gelée royale. Gare aux piqûres ! Je les prends pour toi, t'inquiètes !
Natori ne maîtrise pas encore son budget. Maman s'en occupe. Dépenser sans compter risque d'attirer les problèmes ! Mais pas de tracas, il domine. Lui qui fourmillent d'idée s'arrange toujours pour retomber sur ses deux pattes. Il est vrai, qu'il faut souvent calculer, manipuler... disons ruser ! pour vaincre tout en astuce les colles. « Je dupe, habile on ne me découvre pas. De surcroît j'ai du succès ! » Arrogant quand même.

Chez les Autres, il déclenche un naturel enthousiasme. "Qui m'aime me suive !" et ils suivent ! De bonne compagnie, son sens innée du relationnel fascine et est fascine par la vie sociale. Il crée l'entente, motive à l'action et enclenche l'admiration pour qui ne fait attention. Faut dire, il est gentil, séduit d'emblée... Un piège merveilleux. On croit, on peut lui faire confiance. Sa volonté, force invincible, invite au respect. Bizarrement loyale, il est fidèle -jusqu'à la trahison ouais !!, intègre ! Une arme digne et redoutable, s'il prend conscience de ses capacités, se montre intelligent et ne s'adonne pas à la face nocturne du soleil, tapie, bondissante.
Chez Elles... c'est autres choses. Quinze ans, est-ce jeune ? Peut-être bien. Peut-être que non. Incorrigible généreux, Natori se plaît à offrir tout ce qu'il a. Et ce qu'il a ... un appétit légendaire. Gourmandise, avarice, vaine gloire, colère, orgueil... S'ajoute la luxure. Il est amoureux d'elle. Quoi de plus libre que s'adonner aux bienfaits de la chair -fraiche ? Il a que quinze ans, ho ! Et alors, soyons précoce et invitons le Diable. « Tout le plaisir de l'amour est dans le changement » (Molière).
Natori sera chevaleresque (puissant et charmant), jouera, abusera de son charme. Comme il sera volage, il s'entichera d'aucune, serviteur de la passion. Le plaisir de donner et de recevoir. Mais pas à n'importe qui ! Exigeant, uniquement pour les belles choses, la bonne chair. Dès maintenant, son immature figure amuse et enchante (et les qu'en dira-t-on ?). Une ardeur brûlera en son sein, temple dévié au stupre, à la débauche, au vice ! Attention, par question de le diriger, de la tromper car s'il doit avoir besoin de spectaculaire, c'est à lui de le créer. Natori sera le jouet sensuel qui plait à chacune pour qui flattera son amour-propre, la partenaire élégante, belle à son image. Amour-propre, oui ! Il est d’ores et déjà, en premier lieu amoureux de Lui. Qui ne convient pas ... traître ! Mais sa plus grande amante se profile : ses obligations pour l'Ambition !
- Mais au fond qu'est-ce qu'il cherche à prouver ? A prouver ? Rien, il annihile sa timidité, tait ses doutes, bâillonne ses faiblesses. Surtout, ne laisser aucune prise pour l'affection, au risque d'être effrayé de ses sentiments. Seul la sensualité mène ! Ce qui fait de lui un fantastique beau-parleur, mais un terrible communiquant -une double solitude.
- Mais au fond du fond, il doit bien chercher quelque chose ! Typique ... le Grand Amour. Une stabilité dans un monde en changement. Une personne idéale. Une âme ardente pour qui son amour sera sans condition. L'Être de la providence qui fera naître jalousie, possession, mais qui chaque jour le surprendra, le divertira. L'Être Unique avec qui il pourra danser sous la pleine lune.

Être soi, accompli. Surtout, rester soi-même.


Histoire


« Le brasier devant nous gagnait le ciel. Il était trop tard, les cendres avaient gagné le village et ses habitants. Mon père a pris la situation en main, celle de ma soeur et la mienne. Il réussit à négocier une embarcation jusqu'au continent : « Nous aurons des amis pour nous loger, a-t-on pensé ». Il n'en fut rien. Repoussés, acculés, nous fûmes forcés de traverser les torches braquées contre nous le pays du feu. A l'Ouest, la chance devait nous sourire !
Sur la route, nous avons rencontré d'autres réfugiés, ils se sont joints à notre fuite, constituant un groupe d'une vingtaine d'individus. Passés la frontière nous avons atteint le pays de la pluie. Il ne fut pas aisé d'y entrer, mais la force de persuasion d'un leader-né aux bottes étanches nous permit d'aboutir dans un camp pour émigré. Nourriture, lit et repos. Sauf que c'était la guerre : ce chef avoua la solution comme temporaire. L'espoir s'amenuisait, pourtant mon père savait qu'une terre d'accueil verte et ruisselante deviendrait notre paradis tourbillonnant.
C'était la guerre. Le conflit atteint le camp. Chacun pour soi, que le plus malin s'en sorte !
Uzumaki Saramoto fit preuve d'une prévision qui nous sauva la vie, à nouveau. Mais la sœur de six ans mon aînée a eu le coup de foudre pour un jeune adulte, elle ne pouvait l'abandonner. Mon père n'a eu le temps ni de réfléchir, ni de la faire fléchir ; des ennemis envoyés par un certain Hanzô poursuivaient la « racaille », nous séparant. Nous sommes partis de notre côté, c'est la dernière fois que je l'ai vu : j'étais dans le bras de mon père chargé de nos affaires et quelques victuailles. Elle, fuyant dans l'autre sens, ne me donnait à voir qu'un dos recouvert de sa soyeuse chevelure rouge. Elle disparut masquée par le fer des adversaires
C'est le pays de l'herbe et ses immenses forêts qui d'après Otousan nous a offert la fuite et la survit, plus que ses compétences. En échange de ma protection, il s'engagea dans l'armée du village caché. Après quelques mois dans un appartement crasseux, j'ai re-appris ce que signifiait avec sa propre maison, ce qu'un foyer apportait : un lien autour des flammes, s'endormir sur les genoux d'un paternel dont j'étais l'unique priorité. Suffisamment jeune pourtant, Kusa refusa de m'enseigner les bases du combat de ninja. Malgré les demandes répétées de Saramoto, j'entrais dans l'école classique. De son propre chef, il prit en main mon initiation au combat.
Après l'annonce de sa mort, ... »


‒ Où est la suite ?
‒ Certaines pages ont disparu, d'autres ont brûlés. Laisse-moi vérifier un instant. Oh ! voilà un morceau.

« ... Je parvenais au bout de sept années de laborieux et secrets entraînements lorsque qu'un nouveau conflit éclata. Des ninjas de Tsuchi no kuni nous envahirent. N'étant officiellement qu'une stagiaire à la bibliothèque, modeste, du village j'ai dû regarder ton grand-père s'éloigner pour le combat. Pour la seconde fois, un membre de ma famille grava en ma mémoire un dos fuyard. La nouvelle fut si nouvelle qu'il en laissa son accessoire favori. Il décéda lors d'une escarmouche visant à tester les guerriers Sunajin pour de plus terribles adversaires, Konoha.
Après l'annonce de sa mort, je fuis avec toutes les économies un village aux mains d'exécrables hommes. Des terribles individus me rattrapèrent et je m'engageais dans mon premier véritable combat. La réalité est cruelle. Quand tu es faible, on ne t'arrache pas que le haillon ... L'acharnement ...  »


‒ Natori, entends-je, vas te coucher ! Demain, c'est ton examen Genin.
La page se referme, la lumière s'éteint. Dans l'épais manteau de la nuit, le sommeil gagne une humble maison de bois, construite par l'effort combiné des villageois. Résonne l'activité nocturne, la vie ne s'arrête jamais.

« ... Grâce à ton père qui m'a octroyé une puissance suffisante, je franchissais enfin la frontière Nord et mit fin à ma traque. Plus qu'épuisée, je m'effrondrais au milieu de nulle part.
Au réveil, j'étais alité dans une tente de soin. J'ai fait la connaissance de Shizuuzu Suzanu, l'infirmière chargée de me remettre sur pied. Malgré ses soins, je ne m'étais pas remise complètement. Une dépense d'énergie aussi importante a paralysé mon bassin et mes jambes. Une perle de sagesse : ... »


‒ Natori, m'interrompt-on, t'es brossé les dents ? Ne dois-tu pas rencontrer ton nouveau professeur aujourd'hui ?
‒ Si, étire-je infantilement, encore quelques minutes ! Les pieds bien en l'air, balançant d'excitation pour une lecture si cruciale.

« ... Une perle de sagesse : Il n'existe pas de raccourci quant au travail de rééducation. Il faut pour certains des semaines, pour d'autres des mois, je fus de ceux pour qui une année ne suffit pas. D'après Suzanu-chan, devenue proche, d'autres séquelles sont apparues conséquentes à d'antérieurs conflits... Je ne serai plus jamais une ninja. Je n'aurais jamais remercié le village caché de la cascade pour tout l'altruisme qu'ils m'ont montrée. »

‒ Mais ...
‒ Oui, elle n'a jamais compris toute l'étendue de son influence sur le village. Elle aura été l'élément perturbateur élevant Taki hors de sa torpeur. Continue, je vais faire la vaisselle. Elle sort les mains pleines. D'ailleurs si tu pouvais m'apporter le reste, chou !

« ... Ma convalescence touchait à sa fin. Je reprenais de l'activité en tant que bibliothécaire à l'école du village, me préparant pour l'éducation des plus jeunes. Ton père était le professeur titulaire chargé de ma formation. Nonobstant onze années nous séparant, maudissant les futiles sentiments de ma grande soeur, je tombai sous son charme. Des yeux aux profondeurs infinies, une taille et l'allure rassurante. Je n'ai plus jamais eu à craindre de la guerre à ses côtés.
Natori, tu es mon petit miracle. Né dans l'amour, la haîne est pourtant le départ de ton histoire. Ce présent t'appartient de plein droit, porte le fièrement, ce n'est pas qu'un simple ... »
J'ouvre sans attendre le paquet en chiffon. Sur la face, en guise d'extrémité, en tout petit ... un symbole ! Un foulard !
« ... Foulard. Il est tout ce qu'il me reste de mon père, mon grand-père, mon clan. Il est l'espoir d'un père naviguant sur un continent, il est la force d'un leader épris de justice, il est ... la vitalité et la volonté du clan uzumaki. Uzumaki Nozomi. »


‒ Mère ...
‒ Oui, fils ?
‒ Je suis Uzumaki Natori !
J'enfilai le foulard.

***

Rapport MS-15JP316P :
Au jour de la troisième journée de récolte du blé, l'Aube se levait sur le revers de la cascade. La merveilleuse enseignante recueillait des herbes aromatiques, notamment du fenouil. Son époux non loin de là s'occupait de la ciboulette. L'ombre de la Lune Rouge les captura. Par un sortilège suppliciant, ils tentèrent de lui faire livrer le secret de l'entrée dans le village. D'aucune façon ils ne leur livrèrent l'astuce. Qui ne leur obéi pas, subit leur courroux. Jamais elle n'aura ramené les plantes, la canne qui lui servait pour avancer a été retrouvé brisée. Jamais plus il partagera ses connaissances à la prochaine génération.
Le chef du village apprenant la nouvelle accourût sur place et découvrant le corps plongea dans une rage folle.
Le chef du village a retrouvé les agresseurs dans leurs uniformes nocturnes. Ils repartaient bien gentiment leur tâche accomplie. C'est là qu'il a sorti l'arme secrète du village, et l'a bu. Nous connaissons les effets de l'Eau des Héros. L'ennemi était beaucoup trop fort. Notre leader s'effondre en avant, des plaies ouvertes dispersants le liquide de vie.
La troupe de malfaiteurs nous a pris le monstre de Takigakure no sato. Les nuages sanglants ont emporté le fardeau de nos épaules, l'être abominable. Du ciel assombri glissent des larmes inhabituelles.

***

Les adultes discutèrent :
‒ Finalement cette attaque nous aura été bénéfique, dit quelqu'un
Ne venons-nous pas de perdre ... ?
‒ Oui, répond un autre, maintenant nous pouvons souffler.
‒ Nous ne pouvions respirer avec ce bijuu dans les parages, conclu un troisième.
Pourquoi haïr un ninja du village ? Qu'est-ce qu'ils ont de terribles ces bijuus ?
‒ Natori, s'exclame une voix familière, c'est l'heure ! Et remets-moi cette cravate en place, nous allons voir ton grand-père.
A la mort du chef, et de mes parents biologiques, ils m'ont adopté. Ils ont pris bien soin de moi, je leur dois tout.


***

Je suis envoyé à Konoha. Avec Aibo et Tekina, nous allons brandir fièrement la bannière du village. Je souhaite vivement rencontrer ce ninja. Depuis l'incident, je suis curieux de cette génération de ninja, qui ne chasse pas mais protège. Il a provoqué chez Shibuki-sama un changement notable. Il est devenu le chef qu'on attendait, qui n'est effrayé que pour mieux protéger son village. Cette ardeur je crois m'habite aussi. Devenir Chuunin est un pas supplémentaire. Il ne faut compter que sur sa force à présent ! Nous aurons de l'Eiyu no Mizu, ma vie sera faite.
Uzumaki Naruto. Nous portons le même nom. Pourquoi participes-tu aux méfaits de la feuille ?
Uzumaki Natori, Hirui Aibo et Ikari Tekina passent l'examen. Mais il n'est pas présent. On m'a dit qu'il était parti en entrainement. L'occasion se présentera-t-elle ?

‒ Allez les potos, m'exclamais-je, remportons les épreuves ! et rentrons Chuunin !

Epreuve écrite, c'est réglé. Pas besoin de tricher, j'avais bien révisé. Mère m'a confié ses propres notes.
Epreuve pratique, ça n'est pas facile. Il faut avancer en groupe. Certains ralentissent la cadence. D'abord le premier qui pleure à la moindre écharde au doigt, ensuite la seconde qui râle, boude une épreuve à la difficulté démesurée. « Nous ne sommes pas là pour jouer à la poupée, ai-je sorti, levez vos culs, nous avons un objectif à atteindre. » Soudain, un combat s'engage. Des ninjas d'Iwa s'interposèrent, armés pour nous disqualifier. Un coup, bim ! Un second, bam ! Mes collègues étaient à terre. S'ils n'avaient pas eu cette faiblesse au corps à corps je crois que la fin aurait sonné.
Quant aux épreuves finales, le résultat fut médiocre. Si médiocre. J'ai passé le premier tour parce que mon endurance était supérieure ! Ce shinobi était encore plus impulsif que moi ! C'est dire ! Mais malgré mes efforts tactiques au second, cette kunoichi m'a massacrée. Je n'étais pas de taille.
Les résultats n'ont pas été annoncé de suite. «  Pas besoin de réfléchir sur mon cas, je n'ai pas excellé ; je n'ai pas réussi.  »

Shibuki m'a convoqué. « Maman, maman, je suis chuunin ! Regarde ! »

***

‒ Alerte ! Alerte ! A tous les ninjas, rassemblement devant l'arbre sacré !
Je dévalais les escaliers quatre à quatre. « Maman, vite, mes affaires ! » Résonnait en boucle le message. « Il y a une urgence. »
Il ne me reste aucun souvenir des quelques années passées avec Uzumaki Nozomi. Shizuuzu Pieru et sa femme Suzanu m'ont adopté. Maintenant ils sont trop âgés pour partir au conflit. Les sexagénaires doivent redistribuer les connaissances du village.

‒ Alerte ! Alerte ! A tous les ninjas, rassemblement devant l'arbre sacré !
‒ Mes amis, commença Shibuki-sama, une guerre s'est déclarée. Les nations se sont alliées contre un ennemi commun. Toutes les forces sont demandées. Mais ceci n'est pas notre guerre ! Celle-ci ne concerne que les grandes nations. Je veux que vous vous prépariez  à défendre ce village de possibles invasions.

Curieux comme une fouine et dévoué à l'action dangereuse, je me suis éloigné du village, à la recherche de trace de la guerre. Qu'est-ce qu'une guerre ? Le ballon de football est sorti du terrain. Le ballon de football est tombé dans les remous. C'est Natori qui décide d'aller sauver la situation. Dans une clairière à l'Est, un mouvement au ralenti. On s'approche. « Bu-uuuuuuuuu-t ! Quel coup de la part du petit Uzumaki ! » Mais qu'est-ce que ... ?
Une bête humanoïde rampait, ses doigts crochus se plantait dans la terre. Elle avançait aveugle, les herbes trop hautes crissaient sur son passage. Entièrement blanches, à l'exception d'une fourrure sur le crâne grisâtre, il manquait à ce monstre les deux jambes. Je me rapprochais. « Bah mon bonhomme, tu es salement amoché. » Lorsqu'elle me vît, elle désespéra dans son entreprise de progresser et tendît ses bras vers moi. Son grognement inquiétant m'avertit. Je reculais. Mais qu'est-ce que c'est que ça ?
Il avait encore de la force en lui. L'adrénaline de tuer quelqu'un ?
Je l'ai tué un kunai dans le crâne.

Pendant cette guerre, j'ai aussi participer à l'édification de pièges, de barricades et de surveillance. Nous sommes un village qui ne s'arme que pour se protéger. Sécuriser et procurer une sérénité dans l'enceinte du village n'a pour meilleure récompense qu'une vie paisible qui s'écoule. C'était quand même un peu trop calme à mon goût. Si je n'avais pas eu mes insectes à nourrir -tout un complexe miniature-, mes plantes à arroser -et celles laissée par grand-père, pour sûr j'aurais péter une durite !

***

Je donnais une feuille à mon scarabée quand l'annonce est tombée. « Votre attention, entendait-on dans tout le village, votre attention s'il vous plait. Des nouvelles nous viennent du monde. La guerre est terminée. Je répète, la guerre est terminée. » Dans les rues, les sourires n'en étaient que plus beaux. Au bord de l'eau, une fête a été organisée et pour le concours du plus beau plongeon, j'ai fini troisième.

Une réunion a été organisée pour expliquer la situation. Tout le monde espérait une nouvelle sensationnelle.
‒ Mes collègues, faisait cérémonieusement Shibuki, un oiseau a été recueilli aux abords du village. Je vais le dire crûment, les villages vont nous rendre le démon à sept queues. Afin d'éviter toute destruction de notre beau pays, il faudra désigner lequel d'entre vous deviendra l'hôte de Nanabi. Nous ne savons pas encore comme se déroulera la sélection.
Un tournoi. Ils ont organisé un tournoi. Parce qu'il fallait éviter toute catastrophe et que Nanabi n'était pas un monstre de pacotilles, seuls les ninjas sortis de l'adolescence (ou « Takijin dont l'âge révolu dépasse vingt ans ») pouvait se présenter. Wow ! un tournoi !

Qu'ils étaient beaux, qu'ils étaient forts !
Depuis les gradins, la foule s'enflammait. Du combat épique ! Je m'enflammais ! Un duel digne de Taki ! Et puis ... « Makei Zuko, 27 ans, chuunin, est déclaré vainqueur ! Il se rendra au nid de Nanabi et prouvera sa valeur. »


En Résumé


Natori, en résumé. Au rire spontané, la bizarrerie aux cheveux de feu irradie d'un enthousiasme flamboyant. Ne vous y trompez pas, vous souriez, il a cet effet ... si vous ne souriez pas. D'accord, il peut être excessif, exaspérant. Ambitieux, ne restez pas dans ses pattes en poteau. Le foulard, héritage uzumaki et lui restaureront un clan assassiné, rallumera le feu de géniteurs enlevés dans ces yeux d'un bleu unique. Il a la folie des grandeurs, à la recherche de ses propres limites, surtout depuis qu'un Uzumaki Naruto est passé dans le coin. C'est un adolescent à demi-nu, des hormones le travaillent. Gente féminine, soit charmée par ce meneur d'homme. Gente masculine, devient jaloux de son potentiel. Il aime la Nature, prendre soin des insectes, la simplicité et la purée, les jeux de balles. Ses parents (adoptifs) lui ont enseigné les valeurs, les idéaux du village  (concrétisé d'examens réussis, d'un bandeau fièrement affiché). Pacifiste, mais tiraillé. Impulsif, pourtant capable. Lui-même (& Bijuuté).

Vous ?


× Prénom : Maxime
× Pseudo: Toru
× Comment avez-vous connu le forum ?: Une certaine Mizukage
× Comment trouvez-vous le forum ?: Son design, top. Son règlement, à tester. Son ambiance, à découvrir.
× Pourquoi t'es-tu inscrit(e) ?: Reprendre le Rp, refaire du Naruto.
× Autres :
- Pouet !
- Demande de précision pour future FT : Les jutsus de Bijuu et sa maîtrise, comment sont-ils considérés ? A part ? Chomei permet le Fuuton, mais pas Natori. Doit-il avoir la spécialité Ninjutsu quand même ?
- Comment ça va ?
- Le maximum pour un Chuunin c'est B, exact ? Ou peut-il être A ?




Dernière édition par Uzumaki Natori le Mar 24 Juin - 0:30, édité 7 fois

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Uzumaki Natori
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MessageSujet: Test Rp ; Sujet : "comment vous avez acquis cette merveille" Ven 20 Juin - 22:07

Test Rp : Chômei.
ω N'a tôt rien, qui chôme tard ω


ωωCra-sh ! Je mange une pomme. L'attente est insupportable !
ωωHaaaaaaa ! Et cette jambe qui ne s'arrête pas. Tu n'as pas bientôt fini ! on essaie d'être en planque ici. Je serre.
ωωCra-sh ! Je finis ma pomme. Et même pas une tente pour roupiller.
ωωTient ? Est-ce lui ? Nul, qu'un chat chassé par une souris.
ωωDerrière ma caisse pleine de tabac, mes yeux guettent son arrivée. Je sais qu'il va passer. Je sais qu'il va y aller. Ce matin il a eu rendez-vous avec Shibuki-sama, je le sais bien, hey ! j'étais derrière une grosse caisse de vin.
ωωLe voilà ! Vite, suivons-le.
ωω« Allez les gars, faites pas vos têtards ! On va en voir un, un vrai de vrai ! » Les autres avaient trop peur. « Ses yeux de démons ne sont que malheurs ! Cette bête est monstrueuse, elle mange les enfants, ... » Mais je sais, ce ne sont que des calomnies ! Je le sens, là, ici dans mes tripes. Je sens mon ambition s'éveiller. Et si ... ?

ωωIl passe la cascade. Je la passe aussi. En habit officiel, tenue correcte exigée, il part au Sud. Shibuki-sama n'a donné la localisation du bijuu qu'à lui. Tout ça parce qu'il a gagné. Tout ça parce qu'il avait l'âge requis.
ωωEt c'est parti pour la traque !
ωωOn passe la forêt. Il fait nuit, ça n'est pas facile. Au moins quand je marche sur une brindille l'hululement de la chouette et le bruissement des feuilles masquent mon erreur. Wow ! Il est très rapide ! Mince, je l'ai perdu. Je sors de la forêt, mais il m'a distancé.
ωωLes traces sont mineures, elles « sont » tout de même. Accroupi, je joue les pisteurs. La classe, totale ! La trace semble continuer vers les collines. Le terrain est salement escarpé là-bas. Ce ne sera pas de la tarte ! Mais il faut ce qu'il faut pour rencontrer le démon à sept queues.

ωωMotivé, ce ne sont pas les kilomètres qui m'effraient. D'arrache-pied je dois travailler, retrouver le gagnant de la tombola. Coeur, comprend pourquoi tu en es indigne ! Ne convoites plus ce qui t'es hors d'atteinte.
ωωJ'y passe des heures. Il ne prend aucun soin à dissimuler sa direction. Tant mieux ! J'y passe la nuit. Des oiseaux chantent.
‒  Come on, entend-je à ma gauche,  Nanabi !
ωωJ'ai dépassé quelques bosses, dont certaines très hautes. J'ai croisé une biche, trois ratons laveurs, deux renards et une vache. Enfin, j'atterris dans une ancienne carrière. Par le passé, des mineurs ont cherché les minéraux en creusant la planète. J'ai lu cette histoire. On dit qu'un être sylvain enragé par la destruction de son lieu de vie avait noyé les tentatives humaines. Aujourd'hui, la Nature reprend ce qui lui appartient. Un marais s'élève.
ωωUne libellule fait des cercles autour de moi et disparaît. Trop choupiiii !
ωωJe fonce sans comprendre vers cette voix, les premières lueurs du jour m'éblouissent. C'est lui, ça ne peut être que lui ! Bingo !

ωωJe m'étale au sol. Il est descendu dans une crevasse. A vue de nez ? Vingt mètres de diamètre. Les arbres ancestraux y délaissent des racines épaisses qui s'enchevêtrent dans les restes de civilisations. Le bois cherche jusqu'au moindre grain de protéine, vers la moindre parcelle d'humide carburant. L'eau marécageuse s'infiltre en cascades. Certaines se succèdent, brisée par des rochers. D'autres terminent leur course en bouillon et pellicules rafraîchissantes. Qu'il est doux ce son des larmes.
ωωIl tourne en rond au milieu du calcaire recouvert partiellement de mousses. Certains papillons y trouvent leur nourriture, s'envolent en feuilles légères à l'approche du pied monstrueux. «  Montre-toi, s'exclame-t-il vigoureusement.  Montre-toi, Nanabi ! »
ωωAucun signe.
ωωSoudain, une brise se lève. Je dresse la tête. Mais qu'est-ce que ... ? La puissance venteuse décolle mon corps ventouse et je tombe. Mes réflexes m'accordent autant le droit de me rattraper à une liane que la capacité de me faufiler derrière une racine deux fois plus épaisses que moi. D'un œil avide, de l'autre affolé, je vois ... cette chose !

ωω« Ses yeux de démons ne sont que malheurs ! »
ωωLa vibration de six ailes carottes accroît les battements de mon cœur. La souplesse d'une queue dorée, l'entrelacement colorée des écailles chartreuses, ce vert si soigné des jeunes pousses et le velours des griffes semblables au lichen ... C'est un insecte géant !
ωω« Ses griffes de loups déchiquettent vos tripes. » Il ne me faut pas plus pour être séduit par une telle création. Et sa tête ? Vous avez vu sa tête ? C'est un Kabutomuchi ! J'en élevais de ses merveilles ! « Cette bête est monstrueuse, elle mange les enfants, ... »
Nanabi descend en un cri faire front à l'impertinent.

Qui ose ainsi pénétrer dans mon terrier, demande le géant ?
‒  Ore wa Makei Zuko desu. [Je suis Makei Zuko ! I am Makei Zuko !]
« Son hurlement rend sourd celui qui l'entend »
ωωCet air. Je le connais ! Pure mélodie extatique ! Souvenir mélancolique...
Nanabi rit.
Et tu veux devenir mon hôte ? Nanabi rit et fait trembler terres et cieux. Crois-tu réellement qu'une bête de ta trempe puisse valoir une prison de chair ?
‒  J'ai été désigné comme l'hôte du démon à sept queues. Bientôt nous viendront te sceller en moi.
Impertinence, s'écrit l'hexapode ! Répugnant ver de terre. Tu ne me mérites pas. Pars ou meurs ici.

ωωUn combat s'est engagé.
ωωJe retrouve la même efficacité au combat du vainqueur. Attends... Une chose diffère, qu'est-il en train de faire ? Mes jambes tremblent, les siennes aussi. Cœur as-tu peur ? Frère es-tu craintif ? Ma main se crispe sur ma poitrine. Ce chakra ... Un tel chakra ...
ωωAu village, ils maudissent une telle créature, ils refusent qu'une telle « chose » hideuse et démoniaque puisse exister. J'en arrivais à croire qu'ils n'étaient que légende. Un tel poids ... Une telle pression ... Et les autres, la peur.
ωωPuis, une titanesque rafale bouscule faune et flore. Les « Napillons » s'enfuient, l'eau change de sens et les arbres se recroquevillent. J'en suis secoué, j'en chois.
Surprise ! Je souris de gêne.
ωωSurprise générale, le visage du brun à la longue chevelure s'étonne et fulmine : «  Que viens-tu faire là, idiot ! » Le sabre sorti, il pointe la bestiole. «  Retourne au village. Maintenant ! »
Kaze no Yaiba !
Je ...
ωωSa lame s'entoure d'un vent. Sa lame siffle. Ce jutsu a l'air si puissant.
ωωQue dire ? Que faire ? Paralysie !
ωωLe démon à sept queues s'élève. Sa queue balaie l'espace et percute le choisi. Il est propulsé vers moi. Paralysé. Il percute la paroi, la secousse décroche des morceaux de rochers. Le poids broie une des jambes.
ωωNon... arrête ...
ωωLe démon à sept queues se positionne. Sa longue extension attaque. CHOC !

Arrête Kabutomuchi-san, hurle-je !

ωωL’instinct. Il vous prend parfois des tripes, puise dans ce qui vous incarne.
ωωL'impulsion. D'où naît-elle ? Où est-elle ? Vers où vous emmènera-t-elle ?
ωωLe destin. Insoupçonné destin, je te fuis, tu me rattrapes. Peut-être que ...

ωωJ'ai du mal à respirer ... Ffou ! Ffou. Je crois que ... Ffou. J'ai craché du sang. Ffffou ... Il coule sur son adversaire. Ploc. Mes deux mains se sont interposées. Mais, comment ? ... je ne suis pas assez fort ! Mes deux mains serrent l'arme. « Kabutomuchi-san, chuchote-je, ne le tue pas, je t'en prie ! »
Tu as du cran gamin, avoue l'insecte alpestre.
‒  Pour...pourquoi faire cela, tremble l'autre.  Tu n'es qu'un môme, impuissant et ... aïe !
ωωJe regarde derrière moi. La pointe est plantée. Le mur est fissuré, toile d'araignée, les côtés brisées, éraflées par ce fouet. J'ai ... j'ai dévié ? Le poumon gauche ne va pas bien.
A Taki, confirme-je sérieusement, on protège le village et ses habitants. Ma voix s'allège, même les prétentieux irresponsables, les gamins incontinents...
ωωJe rigole, mais des brûlures aux mains le saccadent. L'être de pur chakra retire son appendice. Mes bras tombent. La tête baissée j'inspire à plein poumon.
‒  Mec, s'interloque le blessé,  tu n'as rien d'autre à faire que de rire ? Ne vois-tu pas la situation. Je suis le ...
Tu ne le mérites pas elle a dit, interrompe-je vivement en redressant les yeux vers le dit cadeau.
ωωMon regard transperce la carapace du scarabée. Mes intentions regard brûlant passent au-delà du rhinocéros.
‒  Parce que toi oui peut-... rétorque-t-il avec dédain.
Oui, coupe le tiers interlocuteur.

***

ωω« Hahaha, alors comme ça c'est là que tu vis ? C'est pas mal ici. » Le blessé s'est endormi. Le choc, sans doute. Ou peut-être un coup sur la tête par quelqu'un ... Hihi. « Au fait, c'est quoi ton p'tit nom ? Je suis Uzumaki Natori ! »
Uzu ... se stoppe-t-elle. Connais-tu ... ? Mon nom ?
Parce que franchement, soupire-je, Nanabi ça craint. Je ris.
ωωUn masque de scarabée n'est pas facile quand on veut discerner des émotions. Je suis incapable de discerner les réactions. Vais-je me faire empaler moi aussi ? ... Je suis trop jeune pour mourir !
Réveille ton collègue s'il te plait.
ωωDéçu de ne pas avoir encore de nom, je fais la moue. Si je me base sur les blessures de Makei Zuko, c'est mieux si je ne la contrarie pas trop. Bien entendu j'applique ma méthode : un immense sourire digne d'un soleil d'été. Après quoi je m'exécute. « Zuko-sempai, tapoje-je sa joue, debout. Ha, il ouvre les yeux. »
Ecoute-moi, résonne la voix de l'insecte, imprudent. Tu vas retourner dans ton village et dire ceci à tes dirigeants : Moi, le démon que vous craignez, est la seule force dépositaire du choix de mon hôte. Qu'on ne m'envoie plus de soit-disant élu. Je n'accepterais aucun autre corps que celui de Uzumaki Natori. Maintenant, va !

ωωIl s'en va, péniblement. La jambe écrasée, des côtes en morceaux. Il est parti.
Kabutom...
Mon nom est Chômei.
ωωMes yeux s'arrondissent.
Mais ... Pourquoi ?
Tu me fais rire.

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MessageSujet: Re: Uzumaki Natori - Présentation Mar 24 Juin - 1:20

Bienvenue Nattes-au-riz de poisson !

Voilà une présentation originale, et qui mérite le premier prix pour la qualité et le travail du style. Je n'ai peut-être rien lu de plus nuancé et subtile jusqu'ici : ton écriture est personnelle, propre et unique ; tout ce qui peut plaire à des amateurs de JDR et à tes futurs partenaires !

Les métaphores et images du rire que tu trouves dans le physique m'ont émerveillé. Le « feu vibrant de ses entrailles », qui montre bien ta maîtrise du langage et les jeux que tu opères avec facilité tout en nous entraînant dans la pensée de Natori. Pour poursuivre sur un autre point positif : présenter un physique de façon originale rapporte toujours des bons points à l'auteur ; mais alors là ! Décrire un personnage à partir d'un rire ; le saisir lorsque, justement, il n'est plus saisissable et est pris d'un mouvement perpétuel ; vouloir fixer le mouvant par l'écriture, j'avoue que dès les premières lignes, un mélange de bave et de semence m'a coulé jusqu'aux chevilles.

Ça représente si bien Natori en plus ! Le voir apparaître dans un rire... Tu dis tant de choses avec si peu. Même d'un point de vue purement formel, ton économie des mots et des développements inutiles donne du dynamisme à la lecture, et la rend agréable à l'oreille. Les paradoxes physiques rejoignant des points moraux, comme les dents de requin et le sourire d'enfant ; tout est si beau, si bien trouvé, si développé qu'on semble avoir rencontré ton personnage depuis longtemps, et le connaître autant que toi. En revanche, quelques passages sont étonnants ; peut-être trop personnels et pas assez remotivés par l'écriture ; je pense notamment à sa voix « d'enfant de paysan ». Qu'est-ce que c'est ? Aucune sonorité ne vient à l'esprit. Quelques unes de tes références sont trop intimes pour parler aux lecteurs. Rien de méchant, bien sûr ; mais le reste est d'une telle qualité que, ironiquement, les maladresses les plus futiles sont beaucoup plus valorisées que si tu avais écrit dans un style simple.

Les remarques naïves du narrateur, la prose puérile et pourtant si intelligente qui traverse tes textes ; tout suscite mon intérêt pour Natori – quand bien même il ne s'agit que d'un gosse sublimement décrit ! Et le refrain qui rythme la description, et qui poursuit sur le registre de l'enfance... j'adore. Je n'ai pas d'autres mots ; de telles présentations nous mettent face à notre idiotie. La deuxième personne du singulier éclaire le tout, renforce le fantasque de ton physique et la position d'observateur curieux que le lecteur adopte devant un personnage aussi original. Enfin, sur le physique, tes recherches de tournures originales, de structures neuves et ta haine des répétitions ou des phrases à la musicalité douteuse semblent évidentes et renforcent la valeur de ta fiche.

Quant au mental, je le trouve d'une qualité égale dans le souci du détail et l'attention portée sur la beauté de l'écriture ; je ne redirai donc pas les points généraux qui m'ont ravi et l'architecture si bien pensée de tout ça, et ne me dissiperai pas non plus à lister les passages innombrables qui m'ont ravis. Le début est d'une intelligence remarquable ; un refus des psychologies dualistes, des débuts clichés et des incantations sur la difficulté de parler de soi, voire l'impossibilité absurde et faussement poétique de se connaître.

Je te reprocherai peut-être d'avoir écrit là un texte trop intelligent pour ce personnage. Qu'il soit malin, oui. Mais génial, comme nous l'inspirent les troisième et quatrième paragraphes, c'est un peu plus dur à croire. Que Natori reste dans son innocence ; qu'il n'ait pas autant de qualités au point d'apparaître trop étranger à la nature humaine. Son originalité parvient à le situer parmi ses congénères, et l'arrache néanmoins à notre compréhension ; ce qui institue la base de son originalité. Mais tu mélanges parfois les pensées du personnage à un vocabulaire et des structures syntaxiques beaucoup trop subtiles et réfléchies pour le gamin décalé que tu nous présentes avant. L'un ou l'autre. Je dois dire ma préférence pour le premier ; les dissertations – non sans intérêt – sur le vieillissement et le passage à l'âge adulte ne sont pas troublantes dans une narration ; je ne serais pas choqué que tu t'exprimes ainsi, tant que cela reste en dehors du dialogue ou de la pensée de Natori.

Je remarque que même mes reproches n'en sont pas ; j'en viens à écrire des lignes sur l'excès d'intelligence. Qu'on me lapide ! Heureusement, quelques étourderies nous rassurent et te rendent un peu plus humain : « L'Uzumaki a beau être un peu têtu » sans suite, par exemple (ouh la petite perfidie inutile du correcteur).

Pour l'histoire, je tire le chapeau que j'ai déjà tiré 10 fois (et qui en souffre beaucoup). Une merveille. Un début in medias res qui plonge le lecteur dans la traque qu'ont dû subir les Uzumaki ; et la cruauté et la peur, toujours rendues du point d'une âme qui fuit et s'efface dans son exil, dans l'arrachement à sa terre. Quand on découvre ensuite qu'il s'agit de morceaux de pages lus dans le présent du monde, et avant l'examen genin de Natori, on voit des étoiles. Toujours d'aussi bonnes idées et des surprises pour nous ravir au coin d'une phrase. Quelle sublime présentation... Les morts successives des Uzumaki interviennent comme des drames pour tout amateur de Naruto. L'histoire est cohérente, et l'épisode du foulard, attendu depuis la lecture du début, donne à Natori des couleurs qui ne sont pas si éloignées de son célèbre cousin ! La multiplicité des genres, des situations et des documents de ta biographie te permettent de contourner ton jeune âge, et de donner tout de même une grande quantité d'informations malgré la somme réduite de ses années. Ainsi, le rapport où tu imagines l'enlèvement de Fû et le soulagement des populations : splendide. L'écho de la réaction du village, immédiatement mis en parallèle avec quelques échanges à table chez Natori, pour rendre encore plus ironique le destin qui l'attend : splendide. La relation avec Naruto : splendide.

Splendide, splendide, splendide.

Je pourrais poursuivre comme ça éternellement, mais j'ai déjà dépassé de loin ma moyenne de pages pour une présentation ; et en plus pour un gamin de 14 ans ! Que de richesses. Ta rencontre avec la bête, dont on devine l'identité, mais que tu ne nommes pas, est une caractéristique qui traverse ta fiche ; toujours un recul d'enfant. Quant à la fin... sans commentaire. Un régal, même dans les rebondissements.

Je trouve ton sujet sur Nanabi beaucoup plus soigné et travaillé sur les rythmes et les successions d'images que le reste (bien sûr, la narration s'y prête plus). Mais je ne redirai jamais assez le niveau de qualité et de précision de l'écriture ! Lecture fluide, toujours les mêmes ingrédients qui font l'originalité de ton personnage, suite avec l'histoire. Tout y est. De toute façon, j'aurais dit oui même s'il manquait la moitié. Tu as d'ailleurs ajouté le ¼ manquant pour correspondre aux détestables cannons du sujet d'obtention d'un Bijuu.

Tu arrives même à jouer avec la graphie elle-même ; l'italique, le gras, tout ça... vraiment ! Une petite merveille de présentation. Mention spéciale pour la phrase en japonais à l'adresse de Nanabi et les références à la mythologie d'origine. J'ai dû lire avec un sceau, tellement j'ai bavé. Enfin, lorsque Nanabi découvre ton nom, se souvient de Naruto et retrouve, malgré la nouvelle traque que lui lancent les humains, un espoir pour les prophéties de son créateur et l'épisode avec l'enfant de la prophétie, tout se noue et s'achève si bien qu'on ne pleure même pas d'être arrivé aux dernières lignes. LA FIN SUR LE RIRE, QUI REPREND LE TOUT DÉBUT DU PHYSIQUE ! Si ce n'est pas de la présentation bien pensée et construite, ça !

Bref ! J'avais déjà validé dans ma tête avant même d'arriver à la moitié de la présentation. Je n'ai jamais posté autant lors d'une correction... pour dire aussi peu de choses. Je te remercie pour l'excellence de ta fiche et le très bon moment de lecture que tu offres aux membres de NNE. Une très belle surprise ! Ton âge ne te permet pas le rang maximal, quoique tu aies largement le niveau pour ; mais il y a trop de richesses ici pour que tu sortes uniquement avec le rang B. Bon, allez ! Atteindre des niveaux de puissance supérieurs à un jeune âge fait parti des multiples avantages qu'offre le sang Uzumaki. Validé chuunin mais avec une puissance et un potentiel rang A ; Nanabi t'appartient, et tu rejoins le village caché des Cascades. Félicitations ! Néanmoins, tu devras attendre pour ton bandeau, ta couleur et ton rang ; Meï y travaille. Je déplace dans Nukenins ; mais veillez à ne pas le prendre en chasse, il reste à Taki !




Félicitations ! #8


Tu es l'un(e) de nos premiers membres validés ! Et par conséquent, l'administration de NNE va te récompenser. À Konoha, une vieille dame hideuse et recouverte de verrues tient depuis plusieurs années maintenant une loterie. Les membres peuvent y parier de l'argent, mais aussi acheter des tickets pour la tombola. Ayant validé ta présentation, tu gagnes un ticket d'or qui te permettra de jouer lors de la prochaine session, et, qui sait ? de gagner un avantage dès le début de ton parcours !



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Uzumaki Natori - Présentation

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